mardi 22 janvier 2008

Salut les franÇais!

Bon, je crois qu on vous a laissé à el Bolsón... Afin de prendre le bus pour Puerto Madryn...ok... Todo va bien chicos...Bon le bus c est... comment dire, c est le bus quoi : des heures et des heures de routes infinies que la machine avale patiemment (meme si un conducteur Argentin patient ne peut s empecher de doubler sans cesse), un sommeil intermittent entrecoupé de paysages incroyablements desertiques et de nourriture indigeste gentillement proposée par la compagnie, des films américains que tu aurais préferé ne jamais voir tellement c est pathétique, sympa quoi.

Une fois arrivés dans le petit point de la carte oú nous nous étions projetés en imagination, c est à dire très tot dans la matinée, il faut insufler le poid de nos sacs morts à notre petit dos que les couchettes n ont pas forcément ménagées et chercher un endroit oú crécher. Mais comme Puerto Madryn est très convoité, autant dire que c est un challenge ; apres une nuit de bus, tu ne sents pas forcément la rose et Ça motive à trouver une douche au plus vite...

Sur la route, nous avons rencontrés deux jeunes galèriens de la meme espèce : Leonardo (Argentin de Buenos Aires) et Marion (Picarde belle comme Manon des sources et follement amoureuse de Leo) avec qui nous avons décidé de patager le séjour dans cette ville portuaire. Ce couple très charmant de philosophes fut une compagnie très agréable, et Leo débrouillard et embrouilleur comme un Argentin, n a cessé de négocier à tout va des logements, excursions etc. etc.

Très vite nous avons trouvé logis et pu nous débarrasser de nos poids morts pour partir tous les quatre admirer la plage océanique en marrée basse. Relindo!
Après une douce ballade de quelques heures, il fallut renter prendre possession de nos quartiers puisque notre chambre n etait pas encore libérée.
À notre arrivée, alors qu un certain Mohamed sénégalais nous prechait des paraboles bibliques, notre hotesse désolée nous informe qu elle s etait trompée de jour et que l auberge est en fait complète... Mala onda! Dire que pendant les trois heures où nous avions marché nous aurions pu chercher comme des fous un autre endroit! Pendant tout ce temps, auberges et hotels s engraissaient gaiement de touristes organisés, eux...
Après avoir retourné cette ville (de moins en moins attractive) dans tous les sens, c ´ est à dire vers dix neuf heures trente, nous avons enfin pu (12h plus tard!) poser notre de petit cul de poulet certifié franÇais dans un endroit très bon marché.

Et cet endroit... Comment vous dire... je crois que c est ce qu il y a de pire ici. Malamuerte (glauquissime!). Une propriétaire antipathique au possible, aucunes portes de l entrée de l auberge à notre "chambre"ne possédaient de clef, le lieu était lugubre, notre chambre pour quatre ressemblait à un poulailler donnant sur un terrain vague peuplés de chiens hideux, des cafards jonchaient le sol, le ménage n a pas été fait depuis que Perrón fut décédé, quelques préservatifs usagés flottaient joyeusement dans le bac à douche... La totale. Et j en passe, faute de temps.
D horribles cages métalliques pour lapins étaient censées servir de placards pour les sacs, mais il fallait payer trois pesos par cadenas (ce qui est hors de question!) pour ne meme pas disposer d un minimum de sécurité. Il était bien indiqué de ne rien laisser dans la chambre, la propriétaire se déchargeant des vols réguliers qui pouvaient arriver. Jamais vu Ça, une grosse arnaque. Bien sur, tu règles la prestation avant d avoir visité les lieux, au moment oú, épuisés nous désespérions de trouver logis, maligne la gosse conne! Pardon pour mon emportement...Autant dire que Leo les a pourri auprès du service de réclamation de la ville.
Nous avons détalés très tot dans la matinée, vers une autre aberge (le jour et la nuit) où le petit déjeuné nous fut adorablement offert.

Une fois ces conneries réglées, nous avons pu découvrir le bon coté de Puerto Madryn. Un taxi nous a acheminé à dix sept kilomètres de la ville vers un miradore oú nous avons pu observer une heure durant une colonie de Lions de mer (ici c est de loups de mer...) en rut.Très émouvant, cadre magnifique, sauvage, aride, étendu a perte de vue...

Le lendemain, un petit bus nous a fraichement cueuilli dans la matinée pour aller visiter la Peninsula Valdès. Une excursion quoi. Tu fais quatre cent vingt bornes sur une route de gravier, ventre à terre! Beaucoup de route, énormément de route! Et quelques étapes où tu visites musée, lions de mer, pingouins de Magellan, élephants de mer et pour finir les quelques maisons du port éventé de Puerto Pyramidès. Tout va très vite mais c etait sympa. C est le genre d endroit qui t en met plein la vue, oú tout le monde fait les meme fotos au meme moment bref.

Je dois m arreter ici car une personne attend impatiemment la bécane que je monopolise depuis trop longtemps...
La c est un peu la course contre la montre, on doit filer vers le sud.

Voici une adresse ou vous pourrez consulter un choix de photos du voyage :

www.picasaweb.google.es/galietji

J espere que tout est clair et que les fautes se font rares car la relecture est un luxe que je ne peux m offrir pour le moment. Bises à todos.

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