lundi 31 mars 2008

Vogue la galère en mer de Poisse.

Salut à vous.

Je vous avais expliqué dans le dernier message, combien nous rencontrons de difficultés pour remonter vers le nord de l'Argentine, en l'occurence pour rejoindre Salta la linda. Et bien accrochez vous car nous ne soupçonnions pas alors combien nous étions loin des difficultés qui allaient nous entraver!

Après un levé matinal, une cigarette pour petit déj', 20 min. de marche, une heure d'attente au guichet de bus, une bataille verbale avec les deux espèces de saucisses pas peu fières d'avoir l'emblème de la compagnie gravé sur leurs seins et dans leur cerveau, je dégotte à l'arrachée deux magnifiques tickets reluisants pour Salta la Linda, le soir même. Parfait, inespéré même.

Nous nous pointons sur le quai du terminal de bus, une demi-heure avant l'heure dite, pour mettre toutes les chances de notre côté. Â ce moment là nous nous disions que les seuls problèmes que nous pourrions eventuellement rencontrer seraient de l'ordre d'une annulation de bus momentanée, ou un barrage des routes agrémenté de jeté de pierre (ce qui aurait pu nous divertir, lapider le bus d'une compagnie privée peut soulager, parfois...).

Non, non et non! Il revient aux poisseux d'avoir la poisse. J'ai quitté Magali quelques secondes, aux aguets du collectivo que nous attendions plus que le messie, juste le temps pour que deux chicos malintentionnés se ruent sur elle (telle une brebie dans une orgie de loups crevants la dalle) et lui dérobent mon putain de sac rouge! Le pire, c'est que j'avais aperçu leur mascarade et croyais que c'étaient des flics en civils qui cherchaient un motif pour coincer du gringo, non, c'était bien pour notre gueule, mais ces méchants là n'étaient pas agrémentés par la loi., On avait une chance sur deux...

Le point positif c'est que je voyage léger à présent.

Le point négatif, c'est que le putain de sac à dos rouge, contenait beaucoup de choses diverses, il était même plein à craquer de choses diverses. Et parmi ces choses diverses figuraient nos deux puta madre de la concha de Lénine de passeports! Et ça!Ça! C'est la pire galère qui pouvait nous arriver avant une gangraine du gros orteil gauche (c'est important le gros orteil gauche).
Et comme l'incident est survenu dix minutes avant le départ du bus il a fallu embarquer malgré tout pour Salta moins Linda.
Au final nous sommes arrivés , bien que le moteur du bus ait cassé en route...

Voili, voilou. Nous sommes donc prisonniers en Argentine, sans savoir à quelle sauce on va être dégustés...Donc la Bolivie que nous vous avions promise devra attendre un petit peu. Le temps que cela peut prendre est tout à fait relatif, car le consulat de Salta, c'est un poème : il ne figure pas à la bonne adresse, ses horaires sont selon une version 17h/19h selon une autre 17h/20h; selon une version le Lundi/jeudi, selon une autre le vendredi...
Et un français à Salta, c'est comment dire?... Lent, très très lent. Pas méchant, mais lent! à un point!

Voilà. Difficile d'en dire plus.
Si, on a bien croisé un dénommé Luc, retraité avec des connexions partout et qui connaissait bien l'ambassadeur... Il l'a appelé pour nous, pour accélérer les choses, mais en vain...

P.S. : Acte Léopoldinien : "Je sortais du marché artisanal de Cordoba, quand, alors que je rêvassais dans le caniveau, un bus déboule ventre à terre sur ma personne et ne cherche même pas à m'éviter! Au moment ou j 'allais passivement me faire écraser (le bus était à moins d'un mètre, je l'ai senti même que...) TurboJi et une charmante inconnue, dont j'ai oublié le visage, m'ont arrachée du sol et pour ainsi dire évitée la chirurgie plastique, la chirurgie orthopédique, cardiaque, cérébrale, dentaire etc. voire la mort, l'éternité, la sainteté! Non, Léopoldine ne sera pas une sacrifiée du bitume argentin! Il s'en est fallu d'un poil de cul, parcequ'une couille c'est beaucoup trop gros!"

vendredi 28 mars 2008

Olà les jeunes!
Alors alors, nous vous avons quittes à la "valle fertil", je crois. Vous pouvez des aujourd hui acceder aux photos sur picasa (de Mendoza à Cordoba, en passant par la "Valle de la luna")
Le Nord de l'Argentine... Assez incroyable... Ce pays est contrasté à la mesure de son immensité! Nous laisserons vos yeux apprecier les details que nous avons pu photographier.

Huit heures de tempête, un film d'horreur, une traversee de manifestants ou de fêtards, une traversee de desert, une insomnie, bref, une nuit de bus plus tard nous voici à Cordoba, plus au sud.

Tres peu d'illustrations, car Cordoba raillonne davantage par son ambiance que par sa beauté. Et une ambiance, ma fois, c'est difficile à Photographier...

Ses rues pietonnes regorgent de librairies. Ville la plus estudiantine d Argentine il faut dire... La ville tourne 24h. Les gens sont pressses comme dans une ville et sympas comme dans la pampa.
Bref un lieu agreable ou nous sommes restés un temps, explorant les plis et circonvolutions de l'espace urbain.
Beaucoup de rencontres sympathiques, de ces rencontres qui refont le monde jusqu'à très tard dans la matinée suivante.
Ce fut comme une calme douceur de notre voyage, ou nous nous sommes laissés vivres, evitants les excursions attrape-touristes qui pouvaient nous pendre au nez ; un moment reposant, oú il faisait bon de ne pas courir.
Nous avons evidemment recroisé Martin et Flo, que nous n avions pas revu depuis Mendoza, pour quelques soirées cullinaires arrosées de vin du coin et de fous rires.
Ils ont pu tater l'ambiance "pop art hostellin corporation" de notre lieu de repos : (bonne)musique à longueur de journée, des babos dans tous les recoins de mur que l'endroit peut receler, une peinture differente sur le moindre espace libre que l on peut trouver, de la bonne humeur, des gens en quasi-collectivité, des chambres sans portes et des portes sans chambres, des terrasses sur des terrasses sous des toits d'ou on voit d'autres toits, des gars qui décuvent au sol sous les brumes tyabagiques de l'enfer précédent et une règle au règlement intérieur : "ici tu fais comme bon te semble, mon chou". Buena onda.

Voili, voilou. Maintenant on aimerait bien se casser d'ici, mais les longues et rudes grèves nous retiennent depuis 2 jours (laquelle paralyse le pays et vide les supermarchés). Impossible d'aller au nord. Routes barrées ou jetés de cailloux : pas de choix. Au moins c'est pour la bonne cause.

Je ne sais pas si vous avez entrevu l'intervention de Cristrina hier soir, au sujet de cette longue grève contre le coût surrelevé de certaines denrées? Bluffant de démagogie, mais aussi de sens dramatique, de persuasion et de sincerité de cette presidente! Si Sarkosy doit trouver une solution post-municipale pour faire croire au Français qu'il est chef du pays et pas chef pour lui, qu'il est president et pas mafieux, qu'il sert et non qu'il asservit, qu'il est un peu moins minable que ce qu'il parait (ce dont je doute), il ferait bien de prendre des cours en Argentine. Rien que pour voir ce que c'est qu'une foule dechaînee ( Ça change des costards cravates et têtes de sionistes de L ump...).
Pour ça, il faudrait dejà qu'il sache où se touve L'Argentine, déjà qu'il a du mal avec l'Europe...Ah non, Nico, c'est pas en Indonésie...Regarde plus à gauche de la France,voilà! non, tu peux pas? Alors tu peux aussi passer par la droite si c'est trop dur pour toi.

Tout ça pour dire qu'on est sensé atterrir à Salta d'ici demain matin, beaucoup beaucoup plus au nord! Beaucoup beaucoup de choses à voir aussi.
Nous derivons franchement vers notre troisième pays : la Bolivie!
Impatience, impatience.
Au-delà de cette frontière, commencera un depaysement bien plus radical, brutal et excitant!

On vous en dira plus sur Salta et le nord, salut à vous!

PS : Rappel : Photos sur picasa.

samedi 22 mars 2008

De Mendoza à San Agustín del valle Fértil

Mendoza, donc....
Mendoza est une ville où il fait bon vivre... vraiment bon vivre !
Nous voilà de l'autre côté de la cordillère et le climat a déjà changé. Un soleil de plomb, une température de 30 degrés et un vague courant d'air... Mais non ça n'est pas l'enfer ! Tout simplement parce que dans cette ville pas une rue ne possède sa double rangée d'arbres ( immenses ... ) qui nous protège de la chaleur... et quand le soir tombe il est impensable de ne pas s'installer en terrasse pour boire une petite bière fraiche...
Ah...
Mais c'est aussi très joli Mendoza, des places un peu partout et un parc immense, des rues pietonnes... enfin bon voilà quoi, un endroit fort agréable pour se détendre un peu...
Voilà, voilà, voilà...
Ah... j'ai failli oublier...
Oui parce que nous n'avons pas fait que nous reposer ( même si moi, je n'aurais pas été contre... non mais c'est les filles ça... faut pas faire attention... )...
La région de Mendoza produit 70% du vin argentin...
...
et il est très bon le vin argentin, même s' ils envoient les meilleures bouteilles à l'étranger...
...
Ca aurait été dommage de ne pas exploiter les ressources de cette région, non ?!
...
Donc un beau matin ( enfin pas si beau que ça je vais vous raconter, mais ça fait mieux pour le récit ), un beau matin donc, accompagnés de Martin et Flo ( nos amis rencontrés à Valparaiso ) nous montons dans un bus en direction de Maipu, qui est en fait une ville tout moche avec une rue dans laquelle nous louons chacun un vélo ( heu... pour moi c'est tout à fait exceptionnel, je tiens à le souligner, parce que le vélo et moi ça fait beaucoup trop... désolée de te décevoir Papa... s'il y avait eu des mobylettes à louer, j'en aurais louer une ! ). Et nous nous engageons sur LA rue, qui devient une petite route à la sortie du village... petite route tout à fait désagréable, car pas large et visiblement un axe important pour les camions... Tout ça réuni ça donne beaucoup de klaxons et de fumée de pots d'échappement... Sympa la ballade champêtre !
Mais, nous avions un but !
Cette petite route toute pourrie dessert régulièrement les bodegas !
Un coup à gauche, un coup à droite et c'est parti pour la dégustation !
Ah ça c'était une chouette après-midi ! Surtout lorsque nous nous retrouvions à côté des vignes, assis en rond parterre, avec notre bouteille fraichement achetée...
En résumé, après 4 bodegas, le vin argentin est définitivement bon et c'est pas si difficile le vélo ! Oui parce que le retour m'a paru beaucoup plus facile que l'aller !

Après Mendoza ça a été aussi un peu galère... Le fameux beau matin (...), nous avons appris qu'il n'y avait plus de place pour nous dans l'auberge Hostelling international...
C'est à dire que déjà il faut fuir ce genre d'endroit ( là on n'avait pas vraiment eu le choix )... Il y a des gens qui ne dorment que dans ces auberges de jeunesse car c'est une chaine intrenationnale et que si tu veux, tu peux avoir ta carte de membre ! Non ! Ca va aller...
En général c'est assez sale, super bruyant, et si tu es un peu fatigué on te regarde bizarre... Ah... et il faut faire la fête... c'est une sorte de commandement... c'est comme ça... " Quoi tu veux pas participer au super asado à 25 pesos avec viande à volonté qui à lieu ce soir ??? Mais ça va être trop cool, on sera sur la terrasse, et y'aura de la musique super sympa et... " Chut...
Bref nous nous sommes retrouvés là... mais c'est pas grave ça fait partie du voyage, Nous devions y rester 3 nuits et très vite je leur ai dit qu'en fait ça serait 5. Pas de problème il y avait juste un changement de chambre à faire. 2 fois je leur ai dit ( en 3 jours...)... Et le matin du changement, la jeune de l'accueil me dit en machouillant son chewing-gum : " Ah non en fait c'est complet, tout est réservé.. faut partir "
???
J'ai bien essayé de lui expliquer QUE J'AVAIS FAIT UNE RESERVATION, MOI AUSSI !!!! "Y'a plus de place, y'a plus de place faut que vous partiez... "
Et évidemment de responsable pas l'ombre..
Du coup nous sommes allés au même endroit que Flo et Martin, oú c'était drole aussi mais plus différemment : nous étions dans un dortoir de 8 avec ... 1 fille ! Moi.. Et 6 jeunes montagnards, qui avaient quitté leurs sommets chéris pour passer le concours de guide ! Et pour étudier ils commençaient à se lever vers les 5 heures du mat !
Heureusement ils étaient gentils...

Enfin bref, je me laisse aller... je vide un peu mon sac... c'est rien !

Le mieux c'est maintenant...
Nous avions repéré un parc national à visiter : El Parque Provincial Ischigualasto ou Valle de la Luna...
Forcément ça intrigue... en tout cas moi, ça m'intrigue !
Pour le visiter il nous fallait passer 2 nuits à San Agustín del Valle Fértil ( à 6h de route au Nord-est de Mendoza ).
Et 1er choc dés le trajet en bus... Dés la sortie de San Juan ( ville entre Mendoza et San Agustín ),
nous pénétrons dans un désert... du sable, du soleil et un vent chaud qui balaye ces immenses étendues. Au loin on apercevait une chaine de montagnes fantastique, vallonée à l'infini, et dont les couleurs passaient du vert au rose...
Le plus étrange c'était que dans ce désert nous ne cessions de croiser, des vignes, des arbres et arbustes... et au milieu de tout ça une maison en pierres, seule, écrasée par le soleil, avec quelques anes en liberté...
Puis nous attaquons la montée dans les montagnes... et là plus de désert ! La même chaleur, le même vent, mais du vert et encore du vert, et bien sûr de l'eau... C'était incroyable. D'un côté nous voyions la vallée désertique sans fin et de l'autre les montagnes qui semblaient sans limite...
Nous finissons par arriver à San Agustín... descente du bus éprouvante, d'abord ce vent chaud qui nous étouffait et ensuite tous les organisteurs d'excursions qui nous agressaient...
Passons... l'auberge vite pour prendre une douche, fait trop chaud !
Et là 2ème choc, mais d'une autre catégorie celui-là...
La maison en elle-même possédait les traces d'un cadre génial : une cours intérieure et toutes les pièces donnant sur la cours, avec quelques endroits abrités ( type préau ) pour la chaleur. Nous étions vraiment dans une région au climat trés trés chaud, et sec...
Après c'était bonjour les fous ! La propiétaire, une femme énorme, de 75 ans, nous installe dans une chambre de 5 lits, alors que nous devions avoir une chambre double... ben ça fait quand même trop 5 lits pour 2... On ne comprend pas et elle nous embrouille vite fait, en nous invitant dans son lieu de résidence 18h sur 24 : la cuisine, oú nous recontrons un type de 50 ans complètement barge et une nana de 40 ans complètement folle, ( vous avez eu comment je gère les répétitions !! ) qui était un peu l'esclave de la maison... On s'assoit et la proprio commence à parler à parler, avec les 2 autres qui nous regardent, et tout d'un coup ils se mettaient tous à rire... Ca fait peur un peu...
Bref on lui dit que nous voulons faire quelques courses et acheter des billets pour la vallée de la Lune ( il est impossible d'y aller autrement qu'en excursion ou en voiture perso. ). Et rebolote tout le monde se marre... " Ah mais rien n'est ouvert, il faut attendre encore ! "
..." Oui mais heu... Madame, il est 19h là...Ça ouvre quand les magasins ici ? "
Et là elle m'explique, que dans cette petite ville c'est un peu différent du reste de l'Argentine ( du monde oui ! ) et que les gens vivent autrement ( ah ben tiens, on s'en était pas aperçu, dis donc ! ), l'après-midi ils dorment et les supermarchés et autres n'ouvrent pas avant 20h ou 20h30 et ce jusqu'à plus ou moins minuit... ( Ca y est on est tombée dans Vampire city ! On va se faire croquer ! ).
...
Nous sommes allés nous poser 1h, histoire de se calmer... je vous passe la salle de bain et la propreté, ça va être long sinon....et puis à 20h30 nous sommes ressortis faire les courses et tout ça.
Bon c'était vrai... il faut dire qu'à 22h il faisait nuit noire ( je vous passe le ciel magnifique aussi ) la température devait avoisiner les 25... Donc en pleine après-midi c'est la fournaise.
Au retour, la proprio nous attendait pour nous faire payer la chambre assise à son bureau, avec la folle à côté qui nous regardait par en dessous, quasi muette (en fait elle est gentille mais un peu lente dirons-nous )... Et là paf l'arnaque, on paye pour les 5 lits... Jérémi a tout essayé y'a pas eu moyen...
...
Bon allons dormir que demain c'est El Parque Provincial Ischigualasto !
A 7h30 nous étions prets ( presque ) et nous attendions le mini bus.. et la voiture est arrivée.. pas de mini bus pour nous parce qu'il était complet donc nous serons 4 dans la voiture. Pas de problème !
( On s'assoit, le chauffeur met un CD, et devinez ce que nous attendons... Non mais vous trouverez jamais ! Desirless qui chante " Voyage, voyage " ! C'était juste énorme ! )
Il faut 1h pour atteindre l'entrée du parc et derrière la vitre encore ces montagnes étranges et surtout des cactus, des cactus, des cactus.. le monde entier est un cactus !
Les mêmes que dans Lucky Lucke ! C'était la 1ère fois que nous en voyons ! Avec les petites maisons et les ânes, moi j'attendais le pauvre cow-boy solitaire...
Et tout d'un coup ça y est : El valle de la Luna...
Le mieux c'est de patienter et de voir les photos...
Je ne sais même pas comment le raconter...
C'est une immense vallée au milieu des montagnes, un désert. Température max de cette année :63 degrés !! Et min -20...
Il fait donc très chaud, il y a du vent et parfois il pleut. Ce qui crée des paysages féeriques version lunaires, des roches découpées, une palette de couleurs qui va du vert au rouge en passant par le gris, le jaune, le marron, le rose ( ça c'est une histoire de sédimentation, mais c'était un peu chaud à comprendre en espagnol.. ) et en plus, c'est un site de fouilles où ils ont découvert des fossiles qui ont entre 200 à 250 millions d'années ! Ca rend fou ça !
Bon enfin vraiment vous aurez un aperçu sur les photos...
Nous étions tout bizarre après, un peu comme si nous avions passé 4h il y a 200 millions d'années.
Incroyablement émouvant....
Bon ben aprés, forcément nous sommes retournés chez les fadas...
Moi j'ai fait la sieste direct, dans ces cas là, faut se mettre aux coutumes locales sans réfléchir.. je veux pas avoir d'ennui !
Et le soir on s'est installé sur la terrasse et je demande à la la nana de 40 ans un cendrier, "cenicero", là elle me regarde limite méchant puis elle me fait un grand sourire et part en chantonnant " cenicero, cenicero "...
Voilà, voilà, voilà... Nous demain on y vas !
Bon le lendemain nous avons repris un bus pour la prochaine étape : Córdoba, où nous sommes arrivés ce matin, après 1 nuit dans le bus sous un orage de malade !
Maintenant il est pleut... et notre auberge de jeunesse à tout à fait des airs d'Hostelling international ! La poisse !

Pour la suite faut juste attendre qu'on la vive !

samedi 15 mars 2008

15 mars 2008

Bon Anniversaire Papa !!!

vendredi 14 mars 2008

Et en plus....

Y'a des photos !!!!
Toujours à la même adresse...

Attention tentative de réelle mise à jour du blog... à classer dans les missions impossibles svp ( au cas où j'y arrive ! ) !

Que je me rappelle... A oui, Chiloé c'est fini.. n'en parlons plus.
Aprés nous avons passé 1 semaine au Lago Rupanco, après 5 jours à Santiago et enfin 4 jours à Valparaiso. C'était trop bien !
Voilà mission accomplie ! Hahaha c'est pas la classe ça ??
Du coup on aimerait bien avoir... je sais pas moi... 1 tout petit commentaire, 1 fois de temps en temps... Allez... je me mets à genoux devant l'ordi !

Bon ça va je déconne... je vais raconter, évidemment ! ( Pour les commentaires c'était un peu sérieux quand même... parce que nous on est triste d'avoir 0 commentaire à chaque fois... )

Alors donc, après l'atroce nuit passée dans la sordide pension, nous avons sauté dans un bus en direction de Al Pancho, qui est... comment dire un embarcadère sur le Lago Rupanco. ( Nous devions rejoindre Thierry, un pote de Charline qui passait quelques jours dans la maison de son père )
80 km... 2h30...
Et oui parce que très vite nous avons quitté le bitume pour un bon vieux chemin poussiéreux... et que le bus en question devait faire un arrét tous les 2 km ! Chose marrante, de temps en temps aux arréts, une personne, qui attendait sur le bord de la route, remettait au chauffeur un colis et 2 confitures afin qu'il les donne au voisin, 3 km plus loin qui, lui aussi, attendait sur le bord de la route ! Forcément ça rallonge !
On arrive à notre embarcadère et là 2 bateaux... dilemne... bon nous en prennons un totalement au hasard. De toute façon il n'y a qu'un bateau tous les 2 jours alors il ne faut pas le louper, sinon c'est 1h30 de marche.. avec les sacs à dos, faut pas oublier !
Et là nous avons eu de la chance, parce que l'autre ne nous aurait pas du tout emmené au bon endroit !
Le bateau nous laisse donc sur un plage au pied de la montagne où nous attendaient Thierry, son papa Freddy, la femme de Freddy, Kelly, et leur fille de 4 ans, Sophie.
Chaleur, bus et bateau, nous étions bien contents d'arriver et de commencer par une baignade dans le Lago rupanco, immense avec une eau limpide et entouré de forêts et de montagnes....
Ensuite nous avons rejoint la maison de Freddy... par un sentier abrupt et fort épuisant ! Mais quelle merveille une fois en haut : Une maison toute en bois à flanc de montagne avec une terrasse face au lac et une vue magnifique...
Nous étions totalement coupés du monde ( y'avait le téléphone quand même ! ), au milieu du paradis ! La nuit tombée pas un bruit et un plafond d'étoiles impressionnant, du calme, du calme et encore du calme... Excepté peut-être le voisin alcoolique qui passe en titubant en permanence... franchement vu le cadre, relativement accidenté tout de même, je ne comprends pas qu'il ne lui soit rien arrivé...
Il faut savoir que les rares personnes que tu croises sont un peu flippantes... Ce sont des gens qui vivent là depuis toujours et avec un bon siècle de retard... beaucoup d'alcool et pas grand chose d'autre... la ville c'est loin, trop loin... il faut bien un coté négatif au paradis...
Bon mais enfin pour nous c'était parfait !
Ballades, baignades, repos,pêche, cueillette de mures... ah les mures c'est quelque chose ! C'est limite un fléau dans cette région ! Jamais je n'avais vu ça dans ma vie ! Des mures, des mures et encore des mures ! Nous nous en sommes gavés ! Sans parler de la confiture !
Oui parce que nous avons aussi très bien mangé, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup...
Oups je m'égare !
Donc après une semaine chez Freddy, Kelly et Sophie, et leur superbe accueil il a bien fallu repartir...
Rebateau, rebus ( oui alors nous avons choisi la veille de la rentrée des classes... c'est pas malin... à l'arrivée à Osorno je pense qu'il y avait autant de personnes debout qu'assises dans le bus... ) et... Re-Osorno ! Et oui parce que nous devions ensuite aller à Santiago mais il n'y avait pas de place avant le lendemain soir...
Bon et puis Osorno nous n'y avons définitivement pas de bons souvenirs donc on oublie...

Passons à Santiago !
Alors là encore nous étions hébergés mais cette fois chez la Martha, la maman de Thierry et Waldo, le grand-père de Thierry ! Nous aurons vu une bonne partie de la famille !
Leur maison se trouve en fait à Cajon del Maipo, qui est à environ une 40 aines de Km de Santiago, ce qui est parfait. Nous avons atterri dans une maison magnifique, là encore, avec un immense jardin remplie d'arbres fruitiers ( dont des fruits de la passion... )... En fait c'était tout à fait semblable à un mas en provence ! Mis à part les montagnes andaises que nous pouvions admirer à loisir.
Evidemment là encore un accueil fantastique... Martha nous a reçu comme des rois... morts de faim ! Et désolée, au risque de me répéter, mais une fois encore nous avons superbement mangé... c'est peut-être un détail pour vous, mais...
Et puis Waldo, le grand-père.. un sacré personnage qui a 81 ans s'est mis à l'informatique, possède 4 ordis, répare ceux qui sont en panne, utilise msn messenger, et j'en passe...
Un petit cocon...
Mais nous avons réussi à nous en extraire pour aller, tout de même, voir ce qu'il se passait à Santiago.
Nous n'avons pas grand chose à raconter de cette ville... tout simplement parce qu'elle ne nous a pas touchés... un peu grise, un peu impersonnelle...
Notre meilleur moment aura été le musée d'art précolombien, que nous avons exploré de fond en comble... nous y sommes allés 2 jours consécutifs et les gardiens nous ont, à chaque fois, gentiment demander de partir parce que là c'est l'heure, ça ferme !
Nous y avons vu des objets magnifiques, des sculptures en passant par les masques, les vases, les bijoux, les tissus et des momies... plus anciennes que celle des égyptiens !
Une sacré promenade dans le passé avec un petit quelque chose de mystérieux...
Ca c'était trop bien !

Et puis au bout de 5 jours nous avons remis nos maisons sur le dos et c'est reparti pour le voyage ! C'était bien agréable ces 2 pauses mais nous commencions à sentir des fourmis dans nos jeunes gambettes de voyageurs, une grosse envie de continuer d'avancer, de découvrir, de rencontrer...
Ni une ni deux... direction Valapraiso....

Ah Valparaiso...
Valparaiso, c'est beau ! Qu'est-ce que c'est beau !
Bon de toutes façons nous avons pris 3000 photos, que même à la fin tu n'en peux plus de prendre des photos !
Valparaiso, c'est un port bordé de collines : los cerros.
Autour du port c'est plat : El plan.
Ensuite dés que tu t'éloignes du port les rues commencent à se tranformer en ruelles et les collines se dressent. C'est raide alors il y a mille escaliers et de vieux ascenseurs, que je ne veux absolument savoir comment ils fonctionnent encore..., qui te permettent de gravir un petit bout des Cerros... Mais après... après tu te perds dans un véritable dédale de ruelles, qui montent, qui descendent, bordées d'incroyables maisons de toutes les couleurs, vertes, bleues, rouges, jaunes, violettes, roses... et de tous les styles. Au dessus de nos têtes c'est la guerre des cables electriques... l'anarchie des cables électriques... c'est dingue ! Et puis ils pendouillent un peu partout, un peu tout le temps...
Et là au détour d'une ruelle, un mirador sur toute la ville, et bien sûr, tu en prends plein tes petits yeux fatigués d'être autant écarquillés !
Bon je sais pas moi... allez-y !
Mais nous n'avons pas fait que marcher, nous avons aussi visité 2 maisons de Pablo Neruda.
La 1ère à Valaparaiso, sur un des cerros évidemment, surplombant l'océan, remplie de tout un tas d'objets incongrus, de tableaux, de mosaiques et de fenêtres immenses...
Et la 2ème s'appelle la Isla Negra, et se trouve à 1h30 de Valparaiso. Alors ce n'est absolument pas 1 île c'est juste son nom... En revanche celle-ci se trouve dans un tout petit village et regarde l'océan...
Une pure merveille ! Remplie, bondée de collections diverses et variés comme des proues de bateau ( dans un salon une dizaine ça prend de la place ! ), des verres de couleur parce que l'eau est meilleure dans des verres colorés, des insectes, des masques, des pipes, des coquillages, et moultes encore que hélas j'oublie... et puis c'est aussi là qu'il est enterré face à l'océan accompagnée de sa dernière épouse Matilde.
Toute une maison habitée de poésie...
Et puis pour finir en beauté une super promenade sur la plage à regarder l'océan s'écraser sur les roche... et franchement j'habite là, moi aussi je deviens poète !
Ah j'oubliais...
Le 1er soir à Valparaiso, avec Jérémi nous nous promenions sur le port, tranquilles, pépères quoi. Et là sur qui on tombe, je te le donne dans le mille Emile, Jean et Jeannine ! Nos compères de Chiloé ! Bon ben ça s'est terminé autour d'une bière dans le bar le plus proche ! Nous étions trop contents ! Et quand même le Chili, je veux dire, c'est un peu grand... Fallait le faire !
Et ensuite en rentrant à notre auberge, nous avons croisé dans la cuisine, Florence et Martin, des comme nous, sacs à dos et tour de l'Amérique du Sud. Du coup on va se rejoindre à Mendoza parce qu'ils sont bien sympas tous les 2 !

VOILA !!!
Nous sommes arrivés ce matin à Mendoza ( Argentine ) après une nuit horrible en bus... mais le bus n'a rien à voir dans tout ça... Les sales jeunes cons de français étudiants à Valpo... (Quand ça fait 15 jours que t'habites à Valparaiso tu dis plus Valparaiso c'est trop fatiguant... tu dis Valpo... ) par contre oui ! Je n'avais jamais vu des gens aussi irrespectueux et aussi crassement bêtes... terrifiante leur bêtise, et comme ils étaient entre français, ils pensaient que personne ne les comprendrait et que du coup ils pouvaient parler très fort....
Passons... je guette tous les coins de rue de Mendoza pour les retrouver et leur mettre des claques... mais passons...Non mais je suis un peu fatiguée et du coup ça m'énerve rien que d'y repenser !
Et sinon on a une fois de plus passer la frontière Chili/Argentine... bientôt nos passeports vont être pleins !
Mais là nous sommes très heureux parce que l'Argentine et le Chili c'est très différent et en fait l'Argentine nous manquait un peu, et juste en descendant du bus nous avons retrouvé cette ambiance...

Maintenant nous sommes à jour ! Et nous allons essayer de le rester mais nous ne sommes que de pauvres petits humains faillibles....







dimanche 9 mars 2008

Alors alors comment synthetiser le retard pris dans le recit de nos tribulations sans ommettre tout ce que la memoire perd en route... Gros travail!
Pueto Montt, ville à priori grise, terne, bruyante, et crade ; mais si on se donne la peine de faire trainer son regard sur cette ville en bois et beton, on s imagine tres facilement dans un western Etasunio-sudamericain. Pour ma part je n ai vu aucun indien courir apres un cow-boy...
Notre auberge en construction (denichee suite a une longue croisade de porte a porte sans resultat) n avait rien de ragoutant pour le voyageur en quete de luxe (c est pas not´cas...), mais la gentillesse du proprietaire et le petit prix qu il nous a offert ont largement compense le chantier du lieu.
Notre sejour la-bas etait avant tout pratique. Nous profitions de l escale pour laver ce qu il fallait laver, connecter ce qu il fallait connecter etc.
Et surtout, surtout preparer notre voyage vers l ile de Chiloe!
Pour cela il nous a fallut retrouver le couple adorable de Jannine et Jean, originaire de Sisteron, qui, disposés a nous supporter, ont loue une petite voiture afin flâner librement sur l île...Et comme y a deux places à l arriere, faut pas gaspiller! Et c etait un plaisir pour nous.
Quelques heures de routes, un petit bout de ferry (escorte chaleureusement par de joueuses ottaries) et une petite pause à Ancund (premiere ville en entrant a Chiloé ou, paraît il ont peu voir des colonies de manchots...pour être franc nous avions d autres mammiferes a fouetter...) nous voici arrives dans la ville principale de l île : Castro !(rien a voir avec notre cher ami,dictateur, et futur defunt Fidel... pour ceux qui se seraient poses la question.)
Cette ville, condense des attraits de Chiloe, surplombe un splendide estuaire presque hermetique a l ocean, bordé de palafitos, qui en font sa legende. (les palafitos n ont rien a ver avec des biscuits aperitifs longiformes et goutus, ce sont en fait des maisons sur pilotis). L ile conserve un caractere tres tres tres traditionnel. Vous pourrez contempler sur les photos-postales les eglises entierement en bois d alerce (ayant pour propriete d être imputrissible et impermeable, le bois d alcerce est a present conserve dans le parc naturel de Chiloé car le pillage des Gringos l a rendu extremement rare), tenant parfois sans un seul clou, simplement par le geni de l assemblage, de l agencement, et pour ceux que ça chante de l esprit saint. Bon, faut aussi être honnete, il y en avait une qui se cassait franchement la gueule, ont aurait dit qu elle etait imbibee d alcool, alors les proprietes hermetiques de l alerce.... ça ne marche pas toujours. Mais les lieux sacres de Chiloe sont sacrement chouettes... Je vous laisse le loisir d aller vous renseigner par vous meme sur la question.
Donc Castro... et ben ont a retrouve beaucoup de visage connus... mais tiens donc ou c est que je l ai aperçu celui-là dejà? Ah mais oui, sur le bateau! Non d une pipe! Ils sont tous là!
Mais c etait sympa de retrouver le couple de l ile d Oleron, speciale dedicace!Fin de la parenthese.
Le petit ospedaje, bon marche, avait cet attrait de nous offrir une petite vue pas negligeable sur l estuaire depuis le moment de se coucher, jusqu au petit dejeuner... Avec coucher du Dieu soleil et lever de m'dame la lune (qui cherchent obstinement a s eviter depuis la fin des temps, y a embrouille entre les deux je crois, mais ça ne nous regarde pas...).
Nous avions pour voisins Jean et Jannine qui nous ont suivi (et trimballes) durant beaucoup de nos peripeties sur Chiloe.
Alors, au programme: promenades, rencontres, peche (j ai pu experimenter une methode chilienne tres efficace, galere au debut, mais efficace : une boite de conserve ou bobine, un fil robuste sur lequels sont parsemes quelques ameçons, des mariscos en guise d appâts, un plomb bien lourd pour atteindre le firmament marin et les saumons amnesiques de cinq kilos n ont plus qu a trembler! Tu lances, tu racles les profondeurs et tu rembobines, jusqu a ce que la gourmandise nievre de l animal- nageur vienne le perdre dans le piege simpliste que tu lui tends...), visites, discussions, marche, stop, etc. Vous connaissez la chanson, non? Oh depuis le temps quand même! Je sais qu on aime bien entendre plusieurs fois le même refrain, mais y a des limites a la ritournelle...
L île qui n est qu une île, je veux dire du point de vue geographique, demeurait toutefois trop vaste pour le temps dont nous disposions, il a fallu etre selectif. Le parc national (que les photos-postales raconteront mieux que mon pauvre vocabulaire...), Dalcahue, Curaco de velez et Achao (sur une ile dans l ile) auront largement rempli notre "timing"
Je dis "timing" car nous devions rejoindre un pote de Charline, Thierry, petit Chilien qui vivait chez son pere, non loin de Chiloe et qui devait partir sous peu, ce qui a limite les delais... N allez pas croire que nous chronometrons notre sejour, de maniere generale, notre temps nous appartient.La... non.
Nous voici donc contraint de partir(la peine dans l âme) de la belle Chiloé, de traverser quinze kilometres de fumee liee a un enorme incendie ( Ah, oui, car sur Chiloé, il pleut normalement 366 jours sur 365, et là, à cause du rechauffement climatique connement generalise, nous avons traverse une periode de secheresse exeptionnelle qui causait par ci par-là des incendies quotidiens, mis sur le dos des soi disant touristes qui jettent negligemment leut megots de clope par la fenetre de la bagnole...), quatre accidents (dont nous avons bien failli faire partie tellement la fumme etait dense et opaque) pour prendre une correspondance de bus a Osorno qui nous amene a une autre correspondance de bateau pour le Lago Rupanco.
Et comme c etait dimanche, pas de correspondance a Osorno, la puta que lo pariò!
Nous voilà donc contraints de dormir dans quelque chose qui se nomme prétencieusement une pension et qui n est en fait qu un refuge pour cafards, habites par des êtres difformes odorants anthipathiques et venals. Dans ces tenebres meme l obscurite (et l obscurantisme) qui y regnent t´empêchent de dormir: entre l inconfort du canape-refuge-a-monstres-insectoïdes, le vacarme craquant du plancher defonce sous les pas de nos amis en sur-surcharge ponderale et de la lourdeur-laisser-aller sans commune mesure de leur personne, le sur-volume du televiseur abrutisseur de suporters de football déjà mal en point au depart, les cris, vociferations, sonnettes de portes insomniaques et continuelles, autant dire que nous avons passe la nuit les yeux ouverts a nous gratter et à souffrir de nos lombaires.
C est pas la peine non plus d essayer de prendre une douche pour te debarasser de ton odeur qui t es dejà insuportable, car vu l etat des lieux, tu as la garantie visuelle de redoubler le probleme...
Le jour se leve, nous avec, des valises sous les yeux et le sac dans les reins, vamos!
Bon, Osorno... C est moche. Voilà. La ville hein (fondee par des Allemands ,allez comprendre, ce sont les aleas de l Histoire...) pas les gens, ni le volcan. Soyons clair!
Et nous voilà disposes à rejoindre Lago Rupanco apres une journee d impatience à Osorno. Ce sera pour un peu plus tard. Les images aussi, faut attendre un peu les amis. On vous racontera le voyage, Freddy, Kelly,Thierry et Sophie (ne faites pas gaffe au noms ils sont bien Chiliens...Toujours l Histoire), le lieu etc. etc. etc. la semaine dans cet endroit completement coupe du monde, quoi.
Demain, pour etre francs, nous quittons Santiago ! c est pour dire le decalage avec le blog... Nos recits sont un peu comme le bruit qui court derriere un mirage en pleine vitesse... Mais bon pour vous ça ne change pas grand chose...Pour nous non plus d ailleurs...Bref.
Salut la virtuelle-compagnie,
au plaisir d entendre le son de votre clavier.

mercredi 5 mars 2008

Retour à la civilisation !

Salut ! Nous revoilà !



Alors étant donné le retard important pris dans le récit de notre voyage, je vais essayer de résumer les... oula 3 semaines qui viennent de s'écouler !
Et ça ne va pas être simple...


Alors nous étions sur le point d'embarquer sur notre cargo pour aller de Puerto Natalès à Puerto Montt.

Jeudi 14 février 21h nous étions fin préts et tout énervés à l'idée de cette traversée. C'était la 1ère fois que nous voyagions tous les 2 ainsi et surtout, surtout, comme chacun sait un bateau n'est pas un bus !

Donc nous embarquons sur ce gros bateau au milieu des vaches et des moutons... bien cachés dans la calle mais trahis par leurs effluves qui nous ont accompagnés durant tout le voyage ! Et je peux vous dire que ça ne sentait pas la rose !


Bref on s'installe dans notre petit compartiment et nous rejoignons la salle manger pour la 1ère réunion d'informations... Alors que ce soit bien clair : ambiance club-med, G.O et cantine au rendez vous sans oublier la soirée Bingo et boite de nuit pour le dernier soir...

En terme de passagers c'était : français, québécois, français, anglais, français, israéliens, français et oh 3 chiliens !
Alors 8h-9h petit-déj, 12h30-13h15 1er groupe pour le déjeuner et 13h15-14h00 pour le 2ème groupe et diner même principe de 19h30 à 20h15 et de 20h15 à 21h00.. et attention on était surveillé pour voir si on ne changeait pas de groupe...

Enfin bref... nous étions tout content de toute façon !



La 1ère nuit passe, le cargo part vers les 5h du mat tranquillement, tout va bien.
Et à 8h une sonnerie quelque peu stridente et aggressive retentit violemment. Je me fais la réflexion que comme réveil-matin c'est un peu militaire tout de même... Mais bon...
Là je me dis que tout le monde va vite aller petit-déjeuner et que je vais en profiter pour aller prendre ma douche quand il n'y a personne ! Maline la fille !
Je me pointe à la cantine , oups pardon, à la salle à manger vers les 8h30 et là il y avait comme une agitation étrange... Mais que se passe-t-il ?
Effectivement j'avais bien entendu des gens criaient vers les 7h30, et oui c'est vrai que le bateau bougeait bizarrement, mais bon moi j'y connais rien en bateau...
Et là j'apprends qu'on fait 1/2 tour pour Puerto Natalès parce qu'une femme est morte...
... Mais heu... morte, morte ?
...
En fait, un couple d'anglais d'une 40aine d'année à passer la nuit dehors ( notez qu'il pleuvait beaucoup, qu'il y avait un vent à décorner les vaches de la calle et qu'il devait bien faire 8 degrés ! ), à boire tout plein de whiskie, toute la nuit, en t-shirt et pieds nus... ce qui n'est pas très malin, faut avouer.
Et alors ils se sont disputés et elle et ben hop elle a sauté... dans l'eau... ce qui devait faire une chute de 8 à 10 m dans une eau très froide avec une alcolémie avancée...trés avancée. Automatiquement elle est morte...
Et en fait de sirène de petit-déjeuner il s'agissait de la sirène d'alarme bien sur...
( en 40 ans de navigation ça n'était jamais arrivé bien sur... et sur qui ça tombe ?? )


Bon ça comme SUPER BIEN ! Retour à Puerto Natalès pour évacuer le corps, l'enquète, les papiers et tout ça tout ça quoi...


Et puis quelques heures plus tard nous sommes repartis...
Alors après en vrac qu'est ce qu'il s'est passé ?

Par exemple lors de l'une des 354 réunions d'informations qui ont eu lieu, ils nous ont dit que bon avec cette histoire on avait pris du retard et que par respect pour les passagers qui avaient des correspondances on allait changer un peu le trajet et le glacier que l'on devait aller voir ( qui est un des arguments de vente et de prix du billet... ) et ben en fait on ne va pas y aller... Alors quand les-dits passagers ont dit que non non pas de problème ils s'arrangeraient avec leur correspondance, le glacier c'est mieux, là ils nous ont grondés pour notre manque de respect envers la personne qui était morte...
?!?!?!
?!?!?!
Ah oui... j'ai compris, il fallait traduire : A l'arrivée, à Puerto Montt il y a plein d'autres passagers qui embarquent pour le tajet inverse et si nous prenons trop de retard, ça va couter beaucoup d'argent à la cie... C'est pas beau de faire ça ! Bon on a grogné et au final on est passé vite fait devant le glacier... mais vite fait !


Quoi d'autre ? Ah oui... vous vous rappelez des français de Ushuaïa qui trouvaient que : " Ushuaïa, c'est un peu le trou du cul du monde, non ?? " ? Ah ben faut suivre...
Bon et ben au détour d'un couloir sur qui on tombe ??
Oh quelle surprise eux-mêmes... oh ben ça pour une surprise c'est...une surprise...
Avouons que tout de même on a un peu la poisse !
Et là je cite, lui : " Ah ( avec un air de dégout ) vous êtes dans les dortoirs... mais c'est terrible et en plus vous n'avez pas de douche privée ? Ahhh quelle horreur ! "
Je l'aurais volontier torturé celui-là !
Surtout qu'en fait de dortoir c'était des compartiments de 4 personnes et que les douches collectives et largement assez grandes pour tout le monde etaient lavées au moins 3 fois par jour. C'est à dire que la différence avec leur cabine ( de 4 personnes comme nous ) c'était... une porte ! Et une salle de bain pour 4 à l'extérieur de la cabine ! Ah mais suis-je bète il ya avait une autre différence... le prix... je crois que pour avoir une porte le prix était doublé !

Et puis bon y'a eu le passage sur l'Océan Pacifique, qui bouge quand même un peu, même si le temps est calme et là on se rend compte tout desuite si on a le mal de mer ou pas... Moi par exemple j'aime pas trop quand ça bouge...
Heureusement, on est arrivé sur le Pacifique vers les 22h30 ce qui est une très bonne heure pour aller se coucher en prenant leur médicament de fou pour ne pas être malade... C'est violent ce machin là, on a très vite la sensation d'être dans du coton ! Mais ça a un intérêt... A savoir que ça fait dormir mais quand je dis dormir, limite tu n'en profites pas de dormir aussi bien ! A tel point que par exemple je n'ai jamais entendu ma voisine de la couchette d'en dessous qui est allée vomir 3 fois dans la nuit !
Et puis lendemain matin c'était un peu drole de petit-déjeuner... il fallait bien tenir son plateau pendant que l'on buvait son café et surtout, surtout ne pas poser sa tasse... sinon elle se faisait la malle vite fait à l'aute bout de la table autant dire par terre !

Mais y'a aussi eu des trucs sympas, comme d'observer le jet des baleines qui sont passées pas très loin du bateau... on n'en a pas vu plus, mais rien que de les imaginer juste là et de voir leurs geysers c'était chouette.
Et puis quelques rencontres agréables. Un chilien et une chilienne de santiago ( on les a traqués !! ) avec qui on a passé une soirée et une si bonne soirée que décison a été prise de se revoir lors de notre passage à la capitale, Jean et Jeanine de Tarascon ( Si si de Tarascon ! ) un couple à la retraite, ainsi que Monique et Jean-Claude un autre couple à la retraite de l'île d'Oléron avec lesquels on a aussi passé pas mal de temps à discuter... Ben oui les jeunes étaient un peu cons rappelez-vous... alors heureusement qu'il y avait des retraités sympas et qui se prennaient pas la tête ! Ca nous a permis de bien finir la traversée.

Traversée qui s'est achevée quasi en temps et en heure car nous sommes arrivés à Puerto Montt le lundi 19 à 14h au lieu de 6h du matin... moi franchement je trouvais cet horaire beaucoup moins sauvage ! Au final le petit incident du départ... Non je n'irai pas jusqu'à manquer de respect à cette pauvre anglaise !

Bon comme je suis un peu fatiguée je vais vous laisser mais comme je suis sympa aussi ( je suis vraiment fatiguée ! ) je vous donne la suite du programme !
-Puerto Montt et Chiloé avec Jean et Jeanine...
-Osorno et le Lago Rupanco ( l'endroit où l'on oublie jusqu'à l'existence des voitures, la sigifcation du mot polution, ou même que la nuit n'est pas toujours un infini silence... )
-Santiago ( d'où je vous écris )