Alors y'a un truc avec les horaires de bus en Bolivie... et franchement je comprends pas...
A partir du moment où le trajet dépasse les 7 ou 8h de bus ( ce qui finalement est fréquent vu l'état des routes... et des bus ! ) les départs se font entre 18 et 19h30 en gros, et jamais plus tard...
Ce qui fait qu'en général nous arrivons entre 2h et 5h du matin... C'est super ! Moi j'adore débarquer dans un endroit inconnu, en pleine nuit, dans le froid ( ben oui c'est l'automne alors même dans les endroits oú il fait chaud, la nuit ça caille, un peu.. ), où tout est fermé ( normal à ces heures là... ) et où les seules âmes qui vivent sont les chauffeurs de taxi qui se déplacent en horde et te harcèlent pour t'emmener... OUI D'ACCORD MAIS OU ???? JE DEMANDE QUE CA MOI D'ALLER QUELQUE PART !!!
Bref...
Nous arrivons donc à Cochabamba au petit matin ( 5h... comme de coutume... ), et gràce à un couple de danemarkois fort organisé mais fort bête nous nous retouvons bien vite au creux d'un lit douillet ( la notion de " douillet" est finalement très relative... ) après avoir frolé l'incident diplomatique à cause de la stupide danemarkoise qui ne trouve rien de mieux que de péter une crise de nerfs au chauffeur de taxi pour qu'il s'arrète vérifier si nous n'avions pas perdu un sac en route ( bon 4 énormes sacs à dos dans le coffre font que le coffre est juste fermé avec une ficelle d'accord, mais les taxis ce sont des pros du "je fais rentrer 1 semi-remorque dans mon coffre minus.."), pour ensuite constater très fort en castillan ( ben, avec Ji nous ne parlons pas le danemarkois... ) " la Bolivie c'est pas cher... en fait c'est le pays le moins cher d'Amérique du Sud ! C'est super pour nous... "
Passons... je digresse, je digresse et y'en a que ça rend fou... mais je fais ce que je veux sur notre blog.. et ouais !!
Nous avions donc traversé les rues désertes de Cochabamba et nous ne savions pas...
Au réveil, nous avons eu une sorte de choc...
Cochabamba est une grosse ville bruyante, polluée et un aux dires des uns et des autres trrrrèèèès dangereuse... ( ben un peu plus que Tupiza et ses 3000 habitants... forcément ! ).
Fini nos déambulations le nez en l'air dans les rues de Sucre... Ici c'est plutôt apprentissage accéléré du slalom-je-traverse-la-rue ( les mecs ils s'en foutent de te tuer, ils te foncent dessus, t'as qu'à pas être piéton ! ), du slalom-je-vais-me-perdre-dans-le-marché, du slalom-je-marche-juste-sur-le-trottoir, ou du slalom-oh-c'est-mon-tour-d'acheter-du-pain-même-si-je-parle-pas-quechua-merde !
Bref, petit coup de bambou, nous avions un peu oublié les grandes villes ( et avec quel plaisir... ).
Du coup nous ne nous sommes pas vraiment éternisés... juste le temps de monter au sommet de la colline admirer le plus grand Jésus du monde ( si si, plus grand que celui de Rio de Janeiro, et ouais... ), lui aussi aux ailes déployés pour protéger les pauvres âmes cochabambines, de bien sur fouiner dans le marché, de visiter un musée et surtout d'aller visiter des ruines incas d'Inkarakaï à l'extérieur de la ville ce qui nous à fait le plus grand bien !
Nous avons réussi à attraper au vol ( y'a une technique ! ) un de ces mini bus, qui circulent du matin au soir à travers toute la ville et dans ces alentours, dans lesquels on peut expérimenter une vraie notion de promiscuité ( héhéhé ! ) et nous avons fini par attérir à Sipe Sipe... oú nos têtes de petits blancs ne passaient pas du tout inaperçus ( bon... on étaient les seuls...)... et n'étaient pas, de façon évidente, les bienvenues...
Bref, un taxi nous a anarqués pour nous grimper jusqu'aux ruines, et nous avons du nous énerver un peu pour qu'il nous abandonne là-bas afin que nous puissons redescendre à pattes !
Une fois seul, nous étions seuls !
Les ruines de l'ancienne forteresse incas se trouvent en haut d'une montagne déserte. Bon les ruines étaient là, mais j'avoue que nous n'aurions pas pu deviné leurs origines !
Qu'importe, nous avons découvert un lieu magnifique, que nous avons arpenté jusqu'à entamer la redescente par un chemin de pierre/escalier. Je vous passe la description des paysages, y'a déjà les photos !
Et en arrivant à l'entrée du village, un gars a commencé à nous parler ( Vous venez d'où ? pourquoi vous êtes là ? Comment vous trouvez la Bolivie ? Etc.. ) et nous nous sommes retrouvés dans la cour miteuse, et accessoirement débit de boissons, d'une maison en adobe à boire du guarapo ( alcool qui rend aussi célèbre Sipe Sipe, vu que c'est là qu'il est fabriqué... dans les cours miteuses ! ), avec notre compagnon... et le guarapo c'est très bon !
Et puis retour à Cochabamba... fatigués mais contents !
Demain on s'en va... à villa Tunari ( en pleine forêt tropicale ! )... mais ça c'est encore une autre histoire...
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire