Le temps passe.. ouh qu'il passe vite... surtout lorsque l'on voyage á 4 !
Et oui depuis le 12 juillet, notre duo s'est transformé en quatuor... Charline et Manon se sont jointes á nous, apportant avec elles leur énergie et leur bonne humeur.
Vu que notre temps en leur compagnie est compté, vous comprendrez que nous ayons un peu mis de coté blog et cyber-café...
Hors donc...
Retrouvailles joyeuses, et larmichettes aux coins des yeux á Cajamarca. Tellement de choses á se dire que finalement nous ne nous disons pas grand chose... Nous savourons tous silencieusement le plaisir d'etre ensemble, avec un sourire béat sur le visage.
C'est étrange de se retrouver... nous avons du mal á réaliser, cela paraissait tellement loin ce 12 juillet !
L'effet de surprise ne dure pas bien longtemps et dés le lendemain nous partons tous les 4 explorer les environs de Cajamarca, bain de l'Inca ( sympa mais sans grand intéret ) le matin et l'aprem le siege de l'Inca ( ce pauvre Inca n'a absolument plus aucune intimité... ) que nous avons atteint aprés avoir gravi quelques volées de marches qui nous ont emmenés sur une coline surplombant la ville...
Il fait beau et chaud, Cajamarca est toute blanche et nous éblouit, il reigne une sereinité sur ce dimanche ensoleillé et bien sur les langues se délient... Je vous laisse imaginer... Nous essayons de tout raconter, de ne rien oublier, en terme de production de salive, nous battons des records !
Le soir plan d'attaque pour les jours á venir...
Tout le monde veut aller á Chachapoyas, rencontrer le peuple des nuages... 2 routes possibles, mais seulement certains jours... C'est décidé nous partons demain matin et comme le hasard fait bien les choses, nous devons passer par Trujillo... rappelez-vous... Huanchaco, voisine de Trujillo qui nous accueillis quelques 10 jours au bord de l'océan...
Les copines ne connaissent pas, et Chan Chan et la Huaca de la Luna les appellent...
Qu'á cela ne tienne ! S'il le faut nous passerons 2 nuits dans notre havre de paix !
Nous arrivons donc le lendemain soir aprés une traversée busesque de paysages splendides, et nous allons vite déposer nos sacs á dos dans notre auberge tellement sympathique, dans la douce chaleur d'un magnifique coucher de soleil.
Il est 19h... l'heure de l'apéro ! Ca tombe bien ! Nous avons soif et faim... et en plus nous avons un jeu de cartes... Le tarot sans les atouts est hors jeu nous jouerons donc á la coinche en crachant sur N.S. ...
Les Proietti contre la grande et fine équipe Seinera-Deleuze, grande vainqueur de maniére générale ( et on ne remet pas en question l'objectivité de l'auteur de ce message, siouplait ! ).
Une journée donc á Huanchaco, culturelle pour Charline et Manon ( Chan Chan and co ), farniente pour les 2 autres, au soleil et en compagnie d'un suédois fort sympathique parlant en plus du suédois, espagnol, anglais et francais... en toute simplicité Msieur-dame...
Le jour se léve une nouvelle fois sur la banlieu de Trujillo... cette fois Huanchaco c'est fini, et dire que c'était la ville de notre 1er repos, Huanchaco c'est fini, nous ne croyons pas que nous y retournerons un jour...
Un bus nous emporte une fois de plus, pour une nuit ( les nuits ds les bus c'est bien, parce que c'est fiable, soit elles sont mauvaises, soit elles sont franchement horribles... comme ca pas de bonne surprise... )
5h du mat nous arrivons... ( en principe nous ne devions pas arriver avant 6h... mais disons que ici la notion de vérité n'est pas tout á fait la meme... je n'irai pas jusqu'á parler de mensonge, non tout de meme... mais plutot d'embellissement de la réalité... Question d'habitude... )
Passons sur :-les hostals sont complets
-ou bien il reste juste 2 places
-nous sommes donc séparés
-les filles ont une super chambre mais avec un prix moins sympa
-et la famille Lapoisse se retrouve dans une vilaine petite chambre sur les toits d'une auberge trés grande et en plus la jeune femme de l'accueil est franchement désagréable... non franchement con, en fait ( " tiens on va quiller les 2 gringos dans le cloaque dans haut " ), et en plus il ya des travaux tous les matins pour finir de construire les futures chambres voisines de la notre, et en plus la salle de bain est quand meme un peu crade et en plus....
Bref !
Allez on finit la nuit et on s'organise...
Retrouvailles pour un petit-déj tardif.. avec une Manon pas bien fraiche ( la petite brochette de coeur savourée la veille au soir ne passe pas... en revanche nos estomacs, eux, le vivent bien.. mais c'est peut-etre juste parce que notre faune intestinale a certainement déjá accueilli quelques petits nouveaux ! ).
Au final journée de repos, mais efficace, avec l'organisation de l'excursion á la forteresse de Kuélap pour le lendemain.
Et éviter de payer un tour opérateur, cher, en troupeau et avec trés peu de temps de visite n'est pas une chose aisée... Nous parvenons tout de meme á trouver un vieux gars louche et peu sympathique qui accepte de nous emmener, de nous attendre quelques 3h et de nous ramener ( petite distance mais que de la piste alors forcément ca prend du temps... ).
8h du mat nous voilá partis avec notre bonhomme pas locace pour 2 sous...
Le chemin de terre grimpe et tournicote au milieu des montagnes, c'est une petite route de la mort... mais en voiture ca fait moins peur !
Nous finissons pas atteindre Kuélap. Je vais vous faire le coup des photos... Pas facile á raconter mais facile á admirer...
Tout de meme un peu d'infos... un rien de culture dans ce blog ne peut pas nuire...
Donc cette fortesse...
Les guides la comparent au Machu Picchu... Mouais...
D'un point de vue de sa situation pourquoi pas... Elle est en effet perchée au sommet d'une montagne comme son arriére petite cousine et... il me semble que la comparaison s'arréte lá...
Kuélap aurait été construite entre 900 et 1100 ( vers 1400 pour Machu Picchu ) par les Chachapoyas ( " peuple des nuages " nom provenant du voile de nuages qui encercle Kuélap ), peuple qui controlait cette région entre 800 et 1470.. Pas d'Inca sur ce coup lá !
La forteresse ovale est entourrée d'un immense mur d'enceinte immense allant jusqu'á 20 m de haut. Il faut en passer par une volée de marches abrupte pour enfin pénétrer dans l'univers du peuple des nuages ( Franchement un nom pareil c'est la classe, non ? Nous manquons cruellement d'imagination de nos jours.. La France aux francais etc... enfin...)
Et lá rien á voir avec l'immaculé Machu Picchu, propre et reluisant ( ce qui n'enléve rien á sa splendeur ! )... Nous déambulons seul-e-s, au milieu d'une végétation touffue et un rien tropicale ( nous y avons meme croisé un colibri ), d'oú émergent les restes de constructions pour la plupart circulaires... Il s'agit essentiellemnt d'habitations et de temples..
Pour quelques heures nous sommes coupés du monde... une fois de plus il nous est difficile d'imaginer comment ce peuple a pu réaliser un tel édifice... comment ont-ils ammené les pierres ?
Et puis il nous faut repartir... nous n'avons pas une confiance absolue en notre chauffeur désagréable, et il ne vaudrait mieux pas qu'il parte sans nous !
Mais non il est lá, impatient de repartir... Bon au retour nous nous arrétons au moins 1/2 heure chez sa niéce pour qu'il récupére des patates et des granadillas ( ca c'est un petit fruit trés drole et trés bon, avec une coque dure et jaune et á l'intérieur comme un coeur de pépins croquants enveloppé dans une poche un peu gluante ! )...
Pour finir de profiter de Chachapoyas nous profitons de notre dernier jour pour aller voir des sortes de sarcophages découverts á flanc de montagne. Au nombre de 8 á l'origine il n'en reste que 6, 2 étant tombés... Ces tombeaux accueillent des couples de dirigeants, et regardent tristement la vallée qui s'étend devant eux....
Le temps se couvre, meme il pleut... partons donc, que dans cette région quand il commence á pleuvoir...
Prochaine étape Huaraz, et ses multiples randonnées dans la Cordillera Blanca, paradis des foufous de la montagne et de toutes les activités qui vont avec... ( mais bon ca c'est le prochain épisode avec la plus belle montagne du monde, la montagne Paramount, Atila le hongrois barge, Gali et les montés etc, etc, etc... )
Et pour aller á Huaraz comment qu'on va faire ? Heureusement notre ami le Lonely planet est lá... Et ho surprise... Et ben dis donc faut passer par Trujillo pour aller á Huaraz... et oh ben mince alors nous arrivons au petit matin pour repartir le soir... mais qu'allons nous faire de cette journée ?
Ah Huanchaco quand tu nous tiens... Une fois n'est pas coutume ( tu parles ! ), nous passerons la journée au bord de l'océan !
Je vous laisse... Huaraz est déjá derriére nous depuis 2 jours... Mais il vous faudra patienter pour la suite...
lundi 28 juillet 2008
samedi 19 juillet 2008
LIMA.
Bonjour chers amis,
Pour nous tout va bien aujourd'hui,
Charline, Manon, nous tiennent compagnie.
Avec un train d'avance,
Et quelques wagons,
Il faut d abord que je me lance,
dans le recit urbain et vagabond
de Lima.
Pour contempler cette ville depuis une hauteur, histoire de mesurer, de localiser ta place dans cette fourmillière, il est necéssaire de prendre un petit bus. Ce petit bus, tout à fait banal, jamais tu ne l'attends. C'est lui qui t'appelle. Une fois qu'il t'embarque pour les cîmes, une dame s'improvise speakerine. L'autorité de celle qui tient le micro pour s'exprimer lui laissait le plaisir de donner cours à son anthipathie pour le genre humain, et ses mômes en particulier... Une fois passé le pont qui délimite le centre ville (un point, une punaise), tu changes d'ambiance. C'est palpable dans l'air. La speakerine accariatre te somme avec insistance de fermer tes fenêtres, de mettre tes effets sous tes cuisses et de serrer les dents. L'équipe de caméramans et reporters Étasuniens qui occupent le siège en face rentrent vite leur exubérant matériel qui racole par la ventana. Ils fîrent bien, car je contemplais alors un gars aux yeux faibles et scintillants, la peau couleur bitume ou camboui, allongé sur le trottoir, attendant oisivement que le feu passe au rouge, et qu'un bus s'arrête. Ce que fît le nôtre. Les caméras, micros, ordinateurs etc. l'ont fait comme jaillir de sa torpeur, sont métabolisme s'est regénéré. Faisant glisser son corps contre la carrosserie, il semait des regards et des mains lestes vers les objets qu'il pouvait rencontrer, comme s'il faisait son marché. Si les gens avaient pu lui guillotiner la main avec la fenêtre, ils l'auraient fait sans remors. Toutes se sont mises à claquer.
Et le bus monte, monte verticalement, le petit cerro, tout droit dans le ghetto qui rampe sur ses flancs.
Vu d'en haut Lima n'a pas de limites. C'est un immense bidonville en dur. Briques, planches, ferrailles, antennes télévisées, immeubles abandonnés en construction ou détruits de vieillesse,
Tu peux voir quelques tours (miraflorès, centre historique etc), mais elles ressemblent à ces épis, ces mèches rebelles qui se distinguent de la broussaille. Tout le reste rase le sol. Et c'est immense.
C'est bien joli de prendre de la hauteur, mais ça donne un petit côté "La terre vue du ciel", une légère prétention aux ascensions transcendantes, non? Alors redescendons voir brièvement ce qui se passe dans cette capitale, non d'un chirimoya!
Ce serait trop simple de résumer hâtivement une ville à son remue ménage, sa pollution, ses bruits etc. La plupart des touristes rejettent Lima ("rien à voir", "rien à faire" etc.), il faut bien admettre qu'ils ne trouveront pas de "tours opérateurs" qui les aiguilleront loin des misères et laideurs péruviennes. Bien que Lima soit loin d'être une ville rebutante! Le quartier du marché est un infernal flux de vies, de gens, d'odeurs, de bruits et de couleurs. Les rues sont tellement denses en population que tu peux te sentir solitaire tout en jouant sempiternellement des épaules pour te frayer un chemin. Et oui, oui bien sûr il y a comme une délinquence palpable, des dangers citadins pour les gringos ; mais très franchement "l'insécurité"(comme aime à le dire le nain de jardin qui se torche et se mouche avec le drapeau de la France) n'est jamais arrivée jusqu'à nous. Au contraire, les gens étaient totalement disposés à nous renseigner, nous aiguiller, nous conseiller. Je crois que les gens mal intentionnés ne portent leur couroux que sur les gens effrayés et disposés à recevoir. Un peu comme lorsque l'on croise une "tête à claques" et qu'il est difficile de resister à la tentation de déclencher une avalanche de coups sur sa face. Bref.
En parlant de "têtes à claques", il y en a un qui a très bien compris qu'il faisait parti de cette cathégorie bien prisée des nerveux à la gachette facile. Et ce quelqu'un crèche tout justement au palais présidentiel. Il a même été réélu après avoir ruiné le pays. Le pays entier le déteste et rêve de voir sa tête joncher le sol. Il faut dire que ce fripon a complètement vendu le Pérou aux pays étrangers qui ont le monopole du monde. Lesquels revendent aux péruviens leur propres ressources. Et ces derniers, bien évidemment, ne peuvent suivrent le cours de l'économie qu'on leur inflige. Il y avait d'ailleurs, durant notre séjour à Lima toute une série de manifestations contre la privatisation et la vente des terres indigènes que ce bon président songeait offrir en pâture aux investissements étrangers. Pour éviter que les rumeurs du peuple en colère ne viennent heurter ses oreilles présidentielles, il a bien pris soin de bloquer tout le périmètre de sa demeure et de la plaza de armas par d'immenses grilles infranchissables ; lesquelles sont loyalement surveillées par tout un armada de "casseurs de crânes qui pensent" et de camions dotés de lances à eau. Le palais est d'ailleurs entièremnet sous surveillance millitaire (portes, fenêtres, serrures, courants d'air, fissures murales etc.) et hautement gardé par deux chars d'assault amphibiens sur lesquels trônent deux soldats, l'oeil dans le viseur de la mitraillette,tous disposés à arroser la foule en cas d'excitation. Vaudrait mieux pas que le nain dont je parlais plus haut voit ça, il aurait des orgasmes à répétition.
Les gens en ont tellement rien à carrer de leur représentant que sous ses fenêtres certains bars sont de véritables coffe chop dont les acteurs viennent librement racoler dans les rues qui longent le palais. La police ferme volontairement les yeux en échange d'un bon paquet de soles. La mafia règne sans pudeur en ces lieux et maintien volontairement le peuple dans l'illetrisme, l'analphabétisation et la peur. La politique est ailleurs...
Peut-être se trouve t'elle à Miraflorès, le quartier des montres Quartier, des gringos investisseurs, des caniches de luxe, des voitures tape à l'oeil, des buildings phalliques, de la plage etc. Certes, le parc aux amoureux a son charme, le vol en parapente hors de prix peut avoir du charme également, mais ces boutiques, espaces verts, flics-chiens-chiens-pour-richissimes et cette ambiance "Berverly hills" nous ont quelque peu débecté.... Faut dire qu'on a pas traîné dans ces quartiers, c'est pas sûr pour tout le monde. Ça donne l'impression dêtre dans une autre ville, un autre pays...
Nous avons d'autant plus apprécié la triste visite du musée Taurin, donc l'accès est hautement peligroso pour les gringitos que nous sommes. Les habitants ne cessaient de nous faire faire des tours et détours interminables pour éviter de rentrer en caleçon-chaussettes, ou prenaient soin (et le risque...) de nous accompagner pour éviter la casse. Il faut reconnaître qu'une fois passé la frontière de cette banlieue, Lima prend une autre saveur, celle de la trouille et du sang (et pas celui du taurau, le tiens).
Même si ce musée est franchement ennuyeux et qu'il est difficile de le visiter ( le guichetier est tellement content de voir enfin deux personnes en cinq ans qu'il ne te lache pas lagrappe est te sort constament du sujet.), au millieu de ces ruines, du danger et de la pauvreté, nous avons pu tout de même apprécier quelques uns des célèbres picassos sur la Corrida.
La sortie du musée fut chose stressante, car le guichetier en personne refusait de nous laisser rentrer à pied et nous tanait pour prendre un taxi. Alors que de la porte nous pouvions apercevoir le pont qui donne sur le côté sécurisé de la ville. Nous avons insisté, insisté, jusqu'à ce qu'il nous balance " Bon, très bien, il n'y a apparemment personne pour le moment, mais marchez très vite et ne vous retournez pas!" Il manquerait plus qu'on se mette à courrir de peur! Non mais des fois! Faut dire que le bougre a dû avoir des ennuis par le passé, car dans le genre "tete à claques" il se tient là.
Je finirais abruptement par le musée duquel nous avons tiré les images sexuelles qui défilent devant votre écran, votre pudeur et votre morale. Il s'agit d'oeuvres Moche (mochicas) vieilles de deux milles ans environs. Quasiment toutes les fouilles aboutissent sur cette civilisation aux oeuvres intactes. Ce que vous voyez appartient à une collection très privée d'un musée tout aussi privé excessivement luxueux et cher à l'entrée. Comme nous avions traversé la moitié de Lima pour venir mais qu'il fallait payer le prix fort et non négociable d'une autre visite pour voir cette dernière, nous avons mit toute notre innocence à passer les barrages gratuitement pour vous ramener quelques inédits.
Ne vous trompez pas, c'est de l'art Moche et religieux, non de la pornographie! Loin de vous rincer l'oeil je laisse votre curiosité se lancer à la pêche aux significations et déceler les liens entre sexe, pouvoir et religion dans ces sociétés pré-incas.
Âmes prudes, s'abstenir.
Pour nous tout va bien aujourd'hui,
Charline, Manon, nous tiennent compagnie.
Avec un train d'avance,
Et quelques wagons,
Il faut d abord que je me lance,
dans le recit urbain et vagabond
de Lima.
Pour contempler cette ville depuis une hauteur, histoire de mesurer, de localiser ta place dans cette fourmillière, il est necéssaire de prendre un petit bus. Ce petit bus, tout à fait banal, jamais tu ne l'attends. C'est lui qui t'appelle. Une fois qu'il t'embarque pour les cîmes, une dame s'improvise speakerine. L'autorité de celle qui tient le micro pour s'exprimer lui laissait le plaisir de donner cours à son anthipathie pour le genre humain, et ses mômes en particulier... Une fois passé le pont qui délimite le centre ville (un point, une punaise), tu changes d'ambiance. C'est palpable dans l'air. La speakerine accariatre te somme avec insistance de fermer tes fenêtres, de mettre tes effets sous tes cuisses et de serrer les dents. L'équipe de caméramans et reporters Étasuniens qui occupent le siège en face rentrent vite leur exubérant matériel qui racole par la ventana. Ils fîrent bien, car je contemplais alors un gars aux yeux faibles et scintillants, la peau couleur bitume ou camboui, allongé sur le trottoir, attendant oisivement que le feu passe au rouge, et qu'un bus s'arrête. Ce que fît le nôtre. Les caméras, micros, ordinateurs etc. l'ont fait comme jaillir de sa torpeur, sont métabolisme s'est regénéré. Faisant glisser son corps contre la carrosserie, il semait des regards et des mains lestes vers les objets qu'il pouvait rencontrer, comme s'il faisait son marché. Si les gens avaient pu lui guillotiner la main avec la fenêtre, ils l'auraient fait sans remors. Toutes se sont mises à claquer.
Et le bus monte, monte verticalement, le petit cerro, tout droit dans le ghetto qui rampe sur ses flancs.
Vu d'en haut Lima n'a pas de limites. C'est un immense bidonville en dur. Briques, planches, ferrailles, antennes télévisées, immeubles abandonnés en construction ou détruits de vieillesse,
Tu peux voir quelques tours (miraflorès, centre historique etc), mais elles ressemblent à ces épis, ces mèches rebelles qui se distinguent de la broussaille. Tout le reste rase le sol. Et c'est immense.
C'est bien joli de prendre de la hauteur, mais ça donne un petit côté "La terre vue du ciel", une légère prétention aux ascensions transcendantes, non? Alors redescendons voir brièvement ce qui se passe dans cette capitale, non d'un chirimoya!
Ce serait trop simple de résumer hâtivement une ville à son remue ménage, sa pollution, ses bruits etc. La plupart des touristes rejettent Lima ("rien à voir", "rien à faire" etc.), il faut bien admettre qu'ils ne trouveront pas de "tours opérateurs" qui les aiguilleront loin des misères et laideurs péruviennes. Bien que Lima soit loin d'être une ville rebutante! Le quartier du marché est un infernal flux de vies, de gens, d'odeurs, de bruits et de couleurs. Les rues sont tellement denses en population que tu peux te sentir solitaire tout en jouant sempiternellement des épaules pour te frayer un chemin. Et oui, oui bien sûr il y a comme une délinquence palpable, des dangers citadins pour les gringos ; mais très franchement "l'insécurité"(comme aime à le dire le nain de jardin qui se torche et se mouche avec le drapeau de la France) n'est jamais arrivée jusqu'à nous. Au contraire, les gens étaient totalement disposés à nous renseigner, nous aiguiller, nous conseiller. Je crois que les gens mal intentionnés ne portent leur couroux que sur les gens effrayés et disposés à recevoir. Un peu comme lorsque l'on croise une "tête à claques" et qu'il est difficile de resister à la tentation de déclencher une avalanche de coups sur sa face. Bref.
En parlant de "têtes à claques", il y en a un qui a très bien compris qu'il faisait parti de cette cathégorie bien prisée des nerveux à la gachette facile. Et ce quelqu'un crèche tout justement au palais présidentiel. Il a même été réélu après avoir ruiné le pays. Le pays entier le déteste et rêve de voir sa tête joncher le sol. Il faut dire que ce fripon a complètement vendu le Pérou aux pays étrangers qui ont le monopole du monde. Lesquels revendent aux péruviens leur propres ressources. Et ces derniers, bien évidemment, ne peuvent suivrent le cours de l'économie qu'on leur inflige. Il y avait d'ailleurs, durant notre séjour à Lima toute une série de manifestations contre la privatisation et la vente des terres indigènes que ce bon président songeait offrir en pâture aux investissements étrangers. Pour éviter que les rumeurs du peuple en colère ne viennent heurter ses oreilles présidentielles, il a bien pris soin de bloquer tout le périmètre de sa demeure et de la plaza de armas par d'immenses grilles infranchissables ; lesquelles sont loyalement surveillées par tout un armada de "casseurs de crânes qui pensent" et de camions dotés de lances à eau. Le palais est d'ailleurs entièremnet sous surveillance millitaire (portes, fenêtres, serrures, courants d'air, fissures murales etc.) et hautement gardé par deux chars d'assault amphibiens sur lesquels trônent deux soldats, l'oeil dans le viseur de la mitraillette,tous disposés à arroser la foule en cas d'excitation. Vaudrait mieux pas que le nain dont je parlais plus haut voit ça, il aurait des orgasmes à répétition.
Les gens en ont tellement rien à carrer de leur représentant que sous ses fenêtres certains bars sont de véritables coffe chop dont les acteurs viennent librement racoler dans les rues qui longent le palais. La police ferme volontairement les yeux en échange d'un bon paquet de soles. La mafia règne sans pudeur en ces lieux et maintien volontairement le peuple dans l'illetrisme, l'analphabétisation et la peur. La politique est ailleurs...
Peut-être se trouve t'elle à Miraflorès, le quartier des montres Quartier, des gringos investisseurs, des caniches de luxe, des voitures tape à l'oeil, des buildings phalliques, de la plage etc. Certes, le parc aux amoureux a son charme, le vol en parapente hors de prix peut avoir du charme également, mais ces boutiques, espaces verts, flics-chiens-chiens-pour-richissimes et cette ambiance "Berverly hills" nous ont quelque peu débecté.... Faut dire qu'on a pas traîné dans ces quartiers, c'est pas sûr pour tout le monde. Ça donne l'impression dêtre dans une autre ville, un autre pays...
Nous avons d'autant plus apprécié la triste visite du musée Taurin, donc l'accès est hautement peligroso pour les gringitos que nous sommes. Les habitants ne cessaient de nous faire faire des tours et détours interminables pour éviter de rentrer en caleçon-chaussettes, ou prenaient soin (et le risque...) de nous accompagner pour éviter la casse. Il faut reconnaître qu'une fois passé la frontière de cette banlieue, Lima prend une autre saveur, celle de la trouille et du sang (et pas celui du taurau, le tiens).
Même si ce musée est franchement ennuyeux et qu'il est difficile de le visiter ( le guichetier est tellement content de voir enfin deux personnes en cinq ans qu'il ne te lache pas lagrappe est te sort constament du sujet.), au millieu de ces ruines, du danger et de la pauvreté, nous avons pu tout de même apprécier quelques uns des célèbres picassos sur la Corrida.
La sortie du musée fut chose stressante, car le guichetier en personne refusait de nous laisser rentrer à pied et nous tanait pour prendre un taxi. Alors que de la porte nous pouvions apercevoir le pont qui donne sur le côté sécurisé de la ville. Nous avons insisté, insisté, jusqu'à ce qu'il nous balance " Bon, très bien, il n'y a apparemment personne pour le moment, mais marchez très vite et ne vous retournez pas!" Il manquerait plus qu'on se mette à courrir de peur! Non mais des fois! Faut dire que le bougre a dû avoir des ennuis par le passé, car dans le genre "tete à claques" il se tient là.
Je finirais abruptement par le musée duquel nous avons tiré les images sexuelles qui défilent devant votre écran, votre pudeur et votre morale. Il s'agit d'oeuvres Moche (mochicas) vieilles de deux milles ans environs. Quasiment toutes les fouilles aboutissent sur cette civilisation aux oeuvres intactes. Ce que vous voyez appartient à une collection très privée d'un musée tout aussi privé excessivement luxueux et cher à l'entrée. Comme nous avions traversé la moitié de Lima pour venir mais qu'il fallait payer le prix fort et non négociable d'une autre visite pour voir cette dernière, nous avons mit toute notre innocence à passer les barrages gratuitement pour vous ramener quelques inédits.
Ne vous trompez pas, c'est de l'art Moche et religieux, non de la pornographie! Loin de vous rincer l'oeil je laisse votre curiosité se lancer à la pêche aux significations et déceler les liens entre sexe, pouvoir et religion dans ces sociétés pré-incas.
Âmes prudes, s'abstenir.
samedi 12 juillet 2008
Info blog.
Bon, nous avons fait des petites mises à jour. Faites glisser la page jusqu'au paragraphe intitulé : Toutes les lignes mènent à Nasca". désolé pour le retard.
Huanchaco!
Après une halte à Lima, nous avons tracé près de la ville de Trujillo : à Huanchaco donc.
Autant dire qu'on a pris une bonne semaine de repos au bord de l'océan Pacifique. Même pas honte, et ça fait du bien. Logés dans un havre de paix, deux tortues sociables fourbes et acrobatespour collocataires de chambre, nous ne faisions que suivre nos caprices quotidiens. Pour pas changer! me direz-vous.
Nous marchions de long en large sur des plages interminables de cette ville de pêcheur. Etant donné que c'est l'hiver il n'y a pas un rat, hormis d'irrésistibles surfeurs en mal de Holas!
Les pêcheurs utilisent une sorte de radeau incurvé, en roseau, sur lequel ils se mettent à cheval et rament (c'est pour ça qu'on les appelle los caballitos de Totora (les cheveaux en roseaux)). Ces embarcations figurent sur les poteries mochicas âgées de 2 000 ans! On les voit sécher le soir, posées à la verticale en rang d'oignons. Car leur durée est éphémère (quelques mois) , l'humidité les détruit lentement, il faut toujours confectionner le suivant d'avance.
Nous n'avons pas non plus fait que flâner,
il y avait non loin de là, coupé par la route qui y conduit, le site de Chan Chan! Construit en 1300 et couvrant 28 kms! Dont la moitié est visitable et faussement entretenue, fouillée ; l'autre moitíé est une véritable poubelle, décharge à l'abandon. Chan Chan est la plus vaste cité en Adobe de la planète. Les Chimûs y vivaient, environ soixante mille personnes estimées. Mais cette cité dévastée par El niño et des pluies torrentielles n'offre qu'un aperçu de sa splendeur, car les murs sont comme fondus par l'usure. Encore une fois, reportez-vous aux photos...
Non loin de là, perdu dans les rues pauvres de Trujillo, on peut trouver les restes imposants mais biens détruits de La Huaca Esmeralda. Temple de culte sans grand intérêt. Nous y avons rencontré le viringo, petit chien immonde et végétarien, tout noir et sans poils! Bête 100% péruvienne très étrange, dont le corps à quarante degré et la peau pelante, possède des vertues thérapeutiques. Son contact soigne entre autres arthrites, rhumatismes, problèmes pulmonaires et j'en passe...
Autre grand grand interêt, toujours en fouilles et à moitié découverte : la Huaca de la Luna, qui fait face à la Huaca del Sol (140 millions de briques d'adobe! Entièrement fonduest en bloc et couvertes de sable). Plus vieux de sept siècles que Chan Chan. Soit plus de deux milles ans! La Huaca dela Luna est un gigantesque édifice dont seulement la moitié est découverte (l'autre est encore sous le sol), en plein désert, cette fois habité par les Moches, qui offre moults vases, céramiques, métaux précieux et des frises polychromes incroyablement conservées. Cette Huaca en pure adobe, s'est construite de manière pyramidale par superposition d'étages. Et là encore, les photos parlent d'elles même.
Bon, je ne crois pas utile de vous raconter le fond de nos flâneries et oisivetés durant notre séjour tranquilisant de Huanchaco, ça pourrait réveiller des ressentiments. Et Sarkosy (fidèle lecteur du blog) excédé serait capable de venir nous chercher pour nous dire de nous remettre au turbin! Mais y a pas de balances qui lisent ce blog. Hein? Je crois pas que la délation fasse déjà partie des obligations civiques...
Bises.
Prochaine étape : Lima.
Autant dire qu'on a pris une bonne semaine de repos au bord de l'océan Pacifique. Même pas honte, et ça fait du bien. Logés dans un havre de paix, deux tortues sociables fourbes et acrobatespour collocataires de chambre, nous ne faisions que suivre nos caprices quotidiens. Pour pas changer! me direz-vous.
Nous marchions de long en large sur des plages interminables de cette ville de pêcheur. Etant donné que c'est l'hiver il n'y a pas un rat, hormis d'irrésistibles surfeurs en mal de Holas!
Les pêcheurs utilisent une sorte de radeau incurvé, en roseau, sur lequel ils se mettent à cheval et rament (c'est pour ça qu'on les appelle los caballitos de Totora (les cheveaux en roseaux)). Ces embarcations figurent sur les poteries mochicas âgées de 2 000 ans! On les voit sécher le soir, posées à la verticale en rang d'oignons. Car leur durée est éphémère (quelques mois) , l'humidité les détruit lentement, il faut toujours confectionner le suivant d'avance.
Nous n'avons pas non plus fait que flâner,
il y avait non loin de là, coupé par la route qui y conduit, le site de Chan Chan! Construit en 1300 et couvrant 28 kms! Dont la moitié est visitable et faussement entretenue, fouillée ; l'autre moitíé est une véritable poubelle, décharge à l'abandon. Chan Chan est la plus vaste cité en Adobe de la planète. Les Chimûs y vivaient, environ soixante mille personnes estimées. Mais cette cité dévastée par El niño et des pluies torrentielles n'offre qu'un aperçu de sa splendeur, car les murs sont comme fondus par l'usure. Encore une fois, reportez-vous aux photos...
Non loin de là, perdu dans les rues pauvres de Trujillo, on peut trouver les restes imposants mais biens détruits de La Huaca Esmeralda. Temple de culte sans grand intérêt. Nous y avons rencontré le viringo, petit chien immonde et végétarien, tout noir et sans poils! Bête 100% péruvienne très étrange, dont le corps à quarante degré et la peau pelante, possède des vertues thérapeutiques. Son contact soigne entre autres arthrites, rhumatismes, problèmes pulmonaires et j'en passe...
Autre grand grand interêt, toujours en fouilles et à moitié découverte : la Huaca de la Luna, qui fait face à la Huaca del Sol (140 millions de briques d'adobe! Entièrement fonduest en bloc et couvertes de sable). Plus vieux de sept siècles que Chan Chan. Soit plus de deux milles ans! La Huaca dela Luna est un gigantesque édifice dont seulement la moitié est découverte (l'autre est encore sous le sol), en plein désert, cette fois habité par les Moches, qui offre moults vases, céramiques, métaux précieux et des frises polychromes incroyablement conservées. Cette Huaca en pure adobe, s'est construite de manière pyramidale par superposition d'étages. Et là encore, les photos parlent d'elles même.
Bon, je ne crois pas utile de vous raconter le fond de nos flâneries et oisivetés durant notre séjour tranquilisant de Huanchaco, ça pourrait réveiller des ressentiments. Et Sarkosy (fidèle lecteur du blog) excédé serait capable de venir nous chercher pour nous dire de nous remettre au turbin! Mais y a pas de balances qui lisent ce blog. Hein? Je crois pas que la délation fasse déjà partie des obligations civiques...
Bises.
Prochaine étape : Lima.
PISCO SUR!
C'est cette ville qui donne son nom à l'alcool. Eau-de-vie de raisin, surtout produite dans la région.
L'arrivée en bus à Pisco suivi de la traversée en mobylette à trois roues, ployant sous nos effets, a été pour le moins surprenante. Dévastée il y a un an par un terrible tremblement de terre la ville est un immense champs de ruines habité. Tout est détruit, tout, sauf les habitants (qui ont tous perdus des proches dans cette histoire). La chapelle de l'église est soutenue par la pelle d'un bulldoser, les rues sont des tranchées, la place centrale un amas de débris. Comme si tout s'était passé hier.
Les gens sont survoltés à l'interieur, comme en panique.
Le taxi refuse de te déposer où tu lui demande, il te dépose devant un stand qui te réoriente vers Paracas, petit port épargné, à trente kilomèrtes de là. Sur tout le chemin, les murs étaient à l'horizontale.
Depuis Paracas nous avons visité las islas Ballestas, surnomées les "Galápagos du pauvre", en bateau. Les îles sont impraticables à pied car elles sont investies par de milliers de milliers d'oiseaux (comme le cormoran de bougainville, le fou varié et le pélican Thage...) vivants en colonies.
Leur guano (plusieurs mètres d'epaisseur) recouvre complètement les îlots, leur donnant des couleurs surnaturelles. Certains rochers paraissent en or massif. Des tonnes de fiantes de ces piafs rarissimes sont récoltées chaques années.
Une des îles et recouverte d'un immense candelabre à trois branches (150m par 50), dessiné à même la sécheresse dans une technique qui n'est pas sans rappeller les Nascas. Là encore, plusieurs pistes improbables, car l'origine et la signification sont inconnues : les Nascas, les pirates anglais, un repère genre croix du sud pour navigateurs, un symbole inspiré de cactus hallucinogènes du coin, ou les extras-terrestres, toujours.
Le bateau nous a bien sûr permis de vous rapporter des images (en telechargement en ce moment) de manchots, dauphins, arches rocheuses etc. A votre tour de voir.
Ensuite, nous avons traversé la péninsule de Paracas, dont une grande partie est occupée par le Parc national, vaste réserve désertique. Je ne vais pas vous décrire ses formes et ses couleurs, ce serait dénaturer le site. Reportez-vous aux photos...
Et puis, direction Trujillo ou plus exactement Huanchaco.
L'arrivée en bus à Pisco suivi de la traversée en mobylette à trois roues, ployant sous nos effets, a été pour le moins surprenante. Dévastée il y a un an par un terrible tremblement de terre la ville est un immense champs de ruines habité. Tout est détruit, tout, sauf les habitants (qui ont tous perdus des proches dans cette histoire). La chapelle de l'église est soutenue par la pelle d'un bulldoser, les rues sont des tranchées, la place centrale un amas de débris. Comme si tout s'était passé hier.
Les gens sont survoltés à l'interieur, comme en panique.
Le taxi refuse de te déposer où tu lui demande, il te dépose devant un stand qui te réoriente vers Paracas, petit port épargné, à trente kilomèrtes de là. Sur tout le chemin, les murs étaient à l'horizontale.
Depuis Paracas nous avons visité las islas Ballestas, surnomées les "Galápagos du pauvre", en bateau. Les îles sont impraticables à pied car elles sont investies par de milliers de milliers d'oiseaux (comme le cormoran de bougainville, le fou varié et le pélican Thage...) vivants en colonies.
Leur guano (plusieurs mètres d'epaisseur) recouvre complètement les îlots, leur donnant des couleurs surnaturelles. Certains rochers paraissent en or massif. Des tonnes de fiantes de ces piafs rarissimes sont récoltées chaques années.
Une des îles et recouverte d'un immense candelabre à trois branches (150m par 50), dessiné à même la sécheresse dans une technique qui n'est pas sans rappeller les Nascas. Là encore, plusieurs pistes improbables, car l'origine et la signification sont inconnues : les Nascas, les pirates anglais, un repère genre croix du sud pour navigateurs, un symbole inspiré de cactus hallucinogènes du coin, ou les extras-terrestres, toujours.
Le bateau nous a bien sûr permis de vous rapporter des images (en telechargement en ce moment) de manchots, dauphins, arches rocheuses etc. A votre tour de voir.
Ensuite, nous avons traversé la péninsule de Paracas, dont une grande partie est occupée par le Parc national, vaste réserve désertique. Je ne vais pas vous décrire ses formes et ses couleurs, ce serait dénaturer le site. Reportez-vous aux photos...
Et puis, direction Trujillo ou plus exactement Huanchaco.
Toutes les lignes mènent à Nasca!
Holà amis!
Desolé, je vois que nous vous avons oubliés à Arequipa où pour répondre, nous n avons pas eu la chance de croiser arequipa2003 http://www.arequipa2003.org/, asso montée il y a 5 ans qui prend en charge les enfants handicapés mentaux grace à l'équithérapie.
À présent le recit vous emmène à Nasca, bien que nous ayons dessiné dautres arabesques plus au nord déjà, ou nous n avons pas croisé un seul arabe d ailleurs, pas un cheveux Chebli. Nous sommes partis de Lima cette nuit pour Cajamarca. Ou nous retrouverons Charline et Manon qui fusent vers le sud.
Nasca donc. Vous avez certainement ouie-dire que dans la croute terrestre aride et desertique, à quelques minutes de la ville, sont tracés sur le sol d'antiques et d'immenses géoglyphes, souvent figuratifs, parfois longs de plusieurs kilometres. Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l' oxyde de fer a colorés de gris. En les enlevant, les Nascas devoilèrent une croûte dure plus claire qui delimitent ces dessins.(Les Nascas, se situent entre 300 av. J.C. et 800. Culture pré-inca).
La ville n'a absolument aucun interet, Tout est laid, touristique, poussiereux. Les touristes n'y passent qu'une nuit, apres avoir survolé les lignes. Notre auberge délabrée était un repaire glauque pour vendeur de marijuana (tous les membres du personnel te proposaient d'en vendre, jusqu'à celui qui te fais payer la note en partant...). Les chasseurs de clients, qui jettent des prospectus aux touristes comme des cacahuètes et les harcèlent derrière les grilles des bus où on les tient à l écart, se défoncent la caisse entre les arrivées et départs des bus.
Bon en ce qui concerne les lignes de Nasca, nous ne pouvions pas nous permettre de claquer 70 dollars americains pour les survoler 20 minutes. Ils abusent là. Pas moyen de négocier, allez vous faire voir ches les Huaris. Dommage, heureusement, y a les images.
Nous avons pu en voir quelques unes, depuis le mirador, petite structure metallique en plein desert. Tu montes pour un Sol et tu redescends aussi vite si tu n'achetes pas la petite carte postale à la dame antipathique du sommet.
Le moment caucasse, fut que tout un bus de sales petits gamins en uniforme, bruyants et indiciplinés, attendait avec nous au pied de la structure. Etonnées de nos tetes, les filles, accompagnées de leur mères, nous priaient de nous prendre en foto à leur cotés! Louche non?
Et jaloux, les garçons nous réclamaient des dollars américains.
Pour rentrer, nous avons sifflé un bus sans voir que c'était le bus scolaire en question. Et le conducteur à fait un écart en nous embarcant et avec nous deux soles pour sa poche. Dès notre entrée, les garçons, toujours agacés de notre présence ont commencé à clamer dollares!Dollares! Dollares! Que tout le bus a bien repris en coeur. Gênant plus que vexant, il a fallu les calmer par l'humour.
Tout le trajet nous fument l'objet de curiosités et expertises, de comparaisons à des gringos célèbres ou pas etc. Très drôle! Chacun tenait aussi à offrir fruits et biscuits aux gringos qui viennent voir, comme eux, les lignes depuis le mirador, plutôt que du ciel que tout le monde ne peut pas atteindre.
En dehors de ses lignes, Nasca détenait un secret. Bien gardé. Comment une ville peut elle survivre et être fournie en verdure chatoyante en plein désert?! Tout est sec, sec, sec, comme un biscuit!
Les Nascas, civilisation hautement avancée, avaient crée tout un systeme d'irrigation souterrain. Tellement ingénieux qu'aujourd'hui encore on en ignore le chemin, les nappes, les sources, les moyens de confection... Pour l'avoir bu, l'eau est entièrement pure. Sacrée disent d'autres.
Nous avons visité, accompagné par un culivateur-narcotique-suisse-et-mystique en exile qui s'est improvisé guide pour quelques Soles, une succession de puits, de fabrication Nasca, larges de 13 à 25 mètres en forme de caracoles, de coeur, de creu d'oreille etc. ; véritables chemins conduisants à l'eau d'une part, mais faisant aussi office de lieu de culte d'autre part. Incroyable. Notre ami mystique, les synapses un peu lâches, inaugurait au milieu de ses explications des especes de figures pour capter l energie du soleil couchant, de la Pachamama (mère-terre), se baptisant jusqu'au nombril des eaux pures, certain ensuite d'en sortir changé, assaini.
C'est le genre de gonze qui te dit un truc des trucs du genre : "si je devais te conseiller un livre (normal, c 'est le seul qu il a lu...), ce serait celui-ci (j'ai pas imprimé le titre allemand)"; et qui te sort une encyclopédie sur les symboles, formes et explications extraterrestres. (beaucoup pensent d'ailleurs de maniere sûrement scientifique et exhaustive, pas du tout hâtivementent ou obscurément, que les lignes de Nascas, sont des symboles extraterrestres, ou pour communiquer avec eux, et que le désert est un repère pour leur future venue. Comme on dit ici : A ver!)
Prochaine étape, Pisco.
Desolé, je vois que nous vous avons oubliés à Arequipa où pour répondre, nous n avons pas eu la chance de croiser arequipa2003 http://www.arequipa2003.org/, asso montée il y a 5 ans qui prend en charge les enfants handicapés mentaux grace à l'équithérapie.
À présent le recit vous emmène à Nasca, bien que nous ayons dessiné dautres arabesques plus au nord déjà, ou nous n avons pas croisé un seul arabe d ailleurs, pas un cheveux Chebli. Nous sommes partis de Lima cette nuit pour Cajamarca. Ou nous retrouverons Charline et Manon qui fusent vers le sud.
Nasca donc. Vous avez certainement ouie-dire que dans la croute terrestre aride et desertique, à quelques minutes de la ville, sont tracés sur le sol d'antiques et d'immenses géoglyphes, souvent figuratifs, parfois longs de plusieurs kilometres. Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l' oxyde de fer a colorés de gris. En les enlevant, les Nascas devoilèrent une croûte dure plus claire qui delimitent ces dessins.(Les Nascas, se situent entre 300 av. J.C. et 800. Culture pré-inca).
La ville n'a absolument aucun interet, Tout est laid, touristique, poussiereux. Les touristes n'y passent qu'une nuit, apres avoir survolé les lignes. Notre auberge délabrée était un repaire glauque pour vendeur de marijuana (tous les membres du personnel te proposaient d'en vendre, jusqu'à celui qui te fais payer la note en partant...). Les chasseurs de clients, qui jettent des prospectus aux touristes comme des cacahuètes et les harcèlent derrière les grilles des bus où on les tient à l écart, se défoncent la caisse entre les arrivées et départs des bus.
Bon en ce qui concerne les lignes de Nasca, nous ne pouvions pas nous permettre de claquer 70 dollars americains pour les survoler 20 minutes. Ils abusent là. Pas moyen de négocier, allez vous faire voir ches les Huaris. Dommage, heureusement, y a les images.
Nous avons pu en voir quelques unes, depuis le mirador, petite structure metallique en plein desert. Tu montes pour un Sol et tu redescends aussi vite si tu n'achetes pas la petite carte postale à la dame antipathique du sommet.
Le moment caucasse, fut que tout un bus de sales petits gamins en uniforme, bruyants et indiciplinés, attendait avec nous au pied de la structure. Etonnées de nos tetes, les filles, accompagnées de leur mères, nous priaient de nous prendre en foto à leur cotés! Louche non?
Et jaloux, les garçons nous réclamaient des dollars américains.
Pour rentrer, nous avons sifflé un bus sans voir que c'était le bus scolaire en question. Et le conducteur à fait un écart en nous embarcant et avec nous deux soles pour sa poche. Dès notre entrée, les garçons, toujours agacés de notre présence ont commencé à clamer dollares!Dollares! Dollares! Que tout le bus a bien repris en coeur. Gênant plus que vexant, il a fallu les calmer par l'humour.
Tout le trajet nous fument l'objet de curiosités et expertises, de comparaisons à des gringos célèbres ou pas etc. Très drôle! Chacun tenait aussi à offrir fruits et biscuits aux gringos qui viennent voir, comme eux, les lignes depuis le mirador, plutôt que du ciel que tout le monde ne peut pas atteindre.
En dehors de ses lignes, Nasca détenait un secret. Bien gardé. Comment une ville peut elle survivre et être fournie en verdure chatoyante en plein désert?! Tout est sec, sec, sec, comme un biscuit!
Les Nascas, civilisation hautement avancée, avaient crée tout un systeme d'irrigation souterrain. Tellement ingénieux qu'aujourd'hui encore on en ignore le chemin, les nappes, les sources, les moyens de confection... Pour l'avoir bu, l'eau est entièrement pure. Sacrée disent d'autres.
Nous avons visité, accompagné par un culivateur-narcotique-suisse-et-mystique en exile qui s'est improvisé guide pour quelques Soles, une succession de puits, de fabrication Nasca, larges de 13 à 25 mètres en forme de caracoles, de coeur, de creu d'oreille etc. ; véritables chemins conduisants à l'eau d'une part, mais faisant aussi office de lieu de culte d'autre part. Incroyable. Notre ami mystique, les synapses un peu lâches, inaugurait au milieu de ses explications des especes de figures pour capter l energie du soleil couchant, de la Pachamama (mère-terre), se baptisant jusqu'au nombril des eaux pures, certain ensuite d'en sortir changé, assaini.
C'est le genre de gonze qui te dit un truc des trucs du genre : "si je devais te conseiller un livre (normal, c 'est le seul qu il a lu...), ce serait celui-ci (j'ai pas imprimé le titre allemand)"; et qui te sort une encyclopédie sur les symboles, formes et explications extraterrestres. (beaucoup pensent d'ailleurs de maniere sûrement scientifique et exhaustive, pas du tout hâtivementent ou obscurément, que les lignes de Nascas, sont des symboles extraterrestres, ou pour communiquer avec eux, et que le désert est un repère pour leur future venue. Comme on dit ici : A ver!)
Prochaine étape, Pisco.
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