Holà amis!
Desolé, je vois que nous vous avons oubliés à Arequipa où pour répondre, nous n avons pas eu la chance de croiser arequipa2003 http://www.arequipa2003.org/, asso montée il y a 5 ans qui prend en charge les enfants handicapés mentaux grace à l'équithérapie.
À présent le recit vous emmène à Nasca, bien que nous ayons dessiné dautres arabesques plus au nord déjà, ou nous n avons pas croisé un seul arabe d ailleurs, pas un cheveux Chebli. Nous sommes partis de Lima cette nuit pour Cajamarca. Ou nous retrouverons Charline et Manon qui fusent vers le sud.
Nasca donc. Vous avez certainement ouie-dire que dans la croute terrestre aride et desertique, à quelques minutes de la ville, sont tracés sur le sol d'antiques et d'immenses géoglyphes, souvent figuratifs, parfois longs de plusieurs kilometres. Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l' oxyde de fer a colorés de gris. En les enlevant, les Nascas devoilèrent une croûte dure plus claire qui delimitent ces dessins.(Les Nascas, se situent entre 300 av. J.C. et 800. Culture pré-inca).
La ville n'a absolument aucun interet, Tout est laid, touristique, poussiereux. Les touristes n'y passent qu'une nuit, apres avoir survolé les lignes. Notre auberge délabrée était un repaire glauque pour vendeur de marijuana (tous les membres du personnel te proposaient d'en vendre, jusqu'à celui qui te fais payer la note en partant...). Les chasseurs de clients, qui jettent des prospectus aux touristes comme des cacahuètes et les harcèlent derrière les grilles des bus où on les tient à l écart, se défoncent la caisse entre les arrivées et départs des bus.
Bon en ce qui concerne les lignes de Nasca, nous ne pouvions pas nous permettre de claquer 70 dollars americains pour les survoler 20 minutes. Ils abusent là. Pas moyen de négocier, allez vous faire voir ches les Huaris. Dommage, heureusement, y a les images.
Nous avons pu en voir quelques unes, depuis le mirador, petite structure metallique en plein desert. Tu montes pour un Sol et tu redescends aussi vite si tu n'achetes pas la petite carte postale à la dame antipathique du sommet.
Le moment caucasse, fut que tout un bus de sales petits gamins en uniforme, bruyants et indiciplinés, attendait avec nous au pied de la structure. Etonnées de nos tetes, les filles, accompagnées de leur mères, nous priaient de nous prendre en foto à leur cotés! Louche non?
Et jaloux, les garçons nous réclamaient des dollars américains.
Pour rentrer, nous avons sifflé un bus sans voir que c'était le bus scolaire en question. Et le conducteur à fait un écart en nous embarcant et avec nous deux soles pour sa poche. Dès notre entrée, les garçons, toujours agacés de notre présence ont commencé à clamer dollares!Dollares! Dollares! Que tout le bus a bien repris en coeur. Gênant plus que vexant, il a fallu les calmer par l'humour.
Tout le trajet nous fument l'objet de curiosités et expertises, de comparaisons à des gringos célèbres ou pas etc. Très drôle! Chacun tenait aussi à offrir fruits et biscuits aux gringos qui viennent voir, comme eux, les lignes depuis le mirador, plutôt que du ciel que tout le monde ne peut pas atteindre.
En dehors de ses lignes, Nasca détenait un secret. Bien gardé. Comment une ville peut elle survivre et être fournie en verdure chatoyante en plein désert?! Tout est sec, sec, sec, comme un biscuit!
Les Nascas, civilisation hautement avancée, avaient crée tout un systeme d'irrigation souterrain. Tellement ingénieux qu'aujourd'hui encore on en ignore le chemin, les nappes, les sources, les moyens de confection... Pour l'avoir bu, l'eau est entièrement pure. Sacrée disent d'autres.
Nous avons visité, accompagné par un culivateur-narcotique-suisse-et-mystique en exile qui s'est improvisé guide pour quelques Soles, une succession de puits, de fabrication Nasca, larges de 13 à 25 mètres en forme de caracoles, de coeur, de creu d'oreille etc. ; véritables chemins conduisants à l'eau d'une part, mais faisant aussi office de lieu de culte d'autre part. Incroyable. Notre ami mystique, les synapses un peu lâches, inaugurait au milieu de ses explications des especes de figures pour capter l energie du soleil couchant, de la Pachamama (mère-terre), se baptisant jusqu'au nombril des eaux pures, certain ensuite d'en sortir changé, assaini.
C'est le genre de gonze qui te dit un truc des trucs du genre : "si je devais te conseiller un livre (normal, c 'est le seul qu il a lu...), ce serait celui-ci (j'ai pas imprimé le titre allemand)"; et qui te sort une encyclopédie sur les symboles, formes et explications extraterrestres. (beaucoup pensent d'ailleurs de maniere sûrement scientifique et exhaustive, pas du tout hâtivementent ou obscurément, que les lignes de Nascas, sont des symboles extraterrestres, ou pour communiquer avec eux, et que le désert est un repère pour leur future venue. Comme on dit ici : A ver!)
Prochaine étape, Pisco.
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