samedi 12 juillet 2008

PISCO SUR!

C'est cette ville qui donne son nom à l'alcool. Eau-de-vie de raisin, surtout produite dans la région.
L'arrivée en bus à Pisco suivi de la traversée en mobylette à trois roues, ployant sous nos effets, a été pour le moins surprenante. Dévastée il y a un an par un terrible tremblement de terre la ville est un immense champs de ruines habité. Tout est détruit, tout, sauf les habitants (qui ont tous perdus des proches dans cette histoire). La chapelle de l'église est soutenue par la pelle d'un bulldoser, les rues sont des tranchées, la place centrale un amas de débris. Comme si tout s'était passé hier.
Les gens sont survoltés à l'interieur, comme en panique.
Le taxi refuse de te déposer où tu lui demande, il te dépose devant un stand qui te réoriente vers Paracas, petit port épargné, à trente kilomèrtes de là. Sur tout le chemin, les murs étaient à l'horizontale.

Depuis Paracas nous avons visité las islas Ballestas, surnomées les "Galápagos du pauvre", en bateau. Les îles sont impraticables à pied car elles sont investies par de milliers de milliers d'oiseaux (comme le cormoran de bougainville, le fou varié et le pélican Thage...) vivants en colonies.

Leur guano (plusieurs mètres d'epaisseur) recouvre complètement les îlots, leur donnant des couleurs surnaturelles. Certains rochers paraissent en or massif. Des tonnes de fiantes de ces piafs rarissimes sont récoltées chaques années.

Une des îles et recouverte d'un immense candelabre à trois branches (150m par 50), dessiné à même la sécheresse dans une technique qui n'est pas sans rappeller les Nascas. Là encore, plusieurs pistes improbables, car l'origine et la signification sont inconnues : les Nascas, les pirates anglais, un repère genre croix du sud pour navigateurs, un symbole inspiré de cactus hallucinogènes du coin, ou les extras-terrestres, toujours.

Le bateau nous a bien sûr permis de vous rapporter des images (en telechargement en ce moment) de manchots, dauphins, arches rocheuses etc. A votre tour de voir.

Ensuite, nous avons traversé la péninsule de Paracas, dont une grande partie est occupée par le Parc national, vaste réserve désertique. Je ne vais pas vous décrire ses formes et ses couleurs, ce serait dénaturer le site. Reportez-vous aux photos...

Et puis, direction Trujillo ou plus exactement Huanchaco.

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