lundi 25 août 2008

Précisions...

En ce qui concerne le dernier album photos qui défile gentiment...
En allant voir les photos sur picassa ( le lien habituel en bas de la page ) vous constaterez que les photos sont commentées...
Afin d'avoir les commentaires en entier soit vous passez par le diaporama, soit vous laissez la souris sur la photo...
Je sais, ça peut paraître évident... mais parfois, non...

Des bécots...

Adieu Perú, on t'aimait bien tu sais...

Chiclayo c'était bien... mais il fallait bien nous en aller un jour...

Grâce aux conseils avisés de Maud et Nadège, nous ne nous sommes finalement pas dirígés vers Tumbes où semble-t-il le passage de frontière est hardu et surtout couteux... Oui oui c'est totalement illégal... mais lorsqu'il s'agit des représentants de la loi ( héhéhé... non mais c'est plus fort que moi, je trouve ça drôle... ) qui exigent que tu fasses un petit effort afin que les barrières s'ouvrent simplement et gentiment il est difficile de s'offusquer, voire de se plaindre... ( à qui de toutes façons... )
Après une intense réflexion d'au moins 10 sec il sera décidé de passer la frontière via Piura ( Perú ) et de rejoindre Loja ( Equateur ).

Salut les copines et bonne route à vous, hasta luego Chiclayo...


De Piura il n'y a rien à en dire, étant donné que nous sommes arrivés le soir pour repartir dés le lendemain matin...
En revanche de nous à Piura....
Nous voilà donc au sortir d'un bon repas, il est 21h nous sommes devant la place principale de Piura vivante et chaleureuse comme toutes les villes où le soleil fait apprécier la tombée de la nuit. Je regarde cette place en m'imaginant passer un moment avec Jérémi à discuter, tranquillement installer sur un banc et là... je perçois du coin de l'oeil un mouvement étrange... Je baisse le nez et là je vois Jiji se vautrer d'une façon assez exceptionnelle et tout à fait hillarante à mon gout ! ( J'en ricanne encore... oh oui je sais je manque de compréhension mais je ne peux résister à un bon fou rire ! ).
Ceci dit le fou rire est resté bloqué dans ma gorge quand j'ai vu la douleur sur son visage... ( je vous rassure, en tant que toute bonne hyène putride qui se respecte, je me suis rattrapée plutard ! )
Résultat de la chute... Une belle entorse ( ce qui n'étonnera pas certain-es lecteurs-trices ! ).
Me voilà à galoper pour trouver des glaçons, une crème, et des béquilles... oui mais ici les pharmaciens n'ont pas de béquilles... faut aller dans des magasins spécialisés dans les appareils de torture....


Bref... j'avoue que sur le coup le moral en a pris un coup... ( déjà oublié... )
Non mais faut reconnaitre... on a un peu la poisse...


Après tout ça hop au lit.... Je sais ça n'a aucun intéret... encore que...
Il se trouve que nous étions dans un petit hôtel conseillé par l'ami Lonely Planet... certe dans la catégorie bon marché MAIS JE NE VOIS PAS EN QUOI ÇA IMPLIQUE QUE CE SOIT UN HÔTEL DE PASSES !!!! ( Les enfants si vous ne comprenez pas cette phrase, s'adresser à Papa et Maman ce soir à table entre la poire et le roquefort... )
Voilà comment j'ai passé la nuit à tenter de faire abstraction des bruits indiscrets qui s'échappaient des chambres voisines ( mon gringo dormait évidemment... ).
Sachant que... à Chiclayo nous avions déjà passé une bonne partie d'une nuit ( en fait de 23h au lendemain matin 8 h avec quelques pauses... ce qui m'a rassuré... ), à écouter un couple de jeunes québécois ( ah l'accent... ça pardonne pas ! ) exprimé toute leur passion mutuelle... Passion... je me reprends... leur rage mutuelle ! ( Je précise que notre chambre n'était nullement voisine de la leur... )
Et comme jamais 2 sans 3... rebelote à Cuenca ( oula je sens que vous savez plus où on en est là... ), cette fois nos voisins, abrutis par la soif, avec des têtes de "je me prends pour un tueur, mais je me rends pas compte que j'ai surtout l'air con... " ont réussi à faire plus de bruit que leur poste de télé ce qui n'était pas gagné !


Maman, ça n'arrive pas souvent ce genre de situations... D'ailleurs ça n'arrive qu'à nous !
Pas d'inquiétude prématurée et inutile !


Bon je reprends, tout le monde doit être perdu, sauf moi, je gère trop bien les échappées dans le récit !
Pour ceux qui ont pris le pli depuis 8 mois, il est évident que nous en sommes encore à Piura... Nous n'avons toujours pas passé la frontière !

Ce que bien sûr nous faisons dés le lendemain.
Bon... nous on choisit un dimanche pour passer la frontière... non mais c'est mieux, y'a autamt de monde mais moins de personnel... et puis c'est le jour où l'ordi de l'unique douanier, d'une lenteur extrême au demeurant, tombe en panne, 'videmment !
La frontière se résume à un pont à traverser... à pieds ( c'est comme ça, on discute pas avec la loi ! ), ce qui peut devenir franchement pénible à cloche-pied ! Je portais déjà 45 kg ( 25 sur le dos et 20 sur le ventre... ce qui m'a permis d'améliorer ma bibliothèque d'injures... ), je ne pouvais pas faire plus pour ce pauvre Jérémi...
Passeports, tampons, 90 jours s'iouplait m'sieur.... MERCI !
Et nous voilà, enfin et légalement en Equateur.


1ère ville Loja....
Nous n'en dirons pas grand chose non plus, parce que même avec les béquilles nouvellement achetées, la visite de la ville s'est résumé à 4 cuadras de notre auberge !
On s'est bien amusé avec les $, même si on aime pas trop... Et oui plus de sucre ici depuis septembre 2000 ( intereflippant : en 1999, 1 $ s'échangeait contre 6000 sucres, en 2000 le même petit $ s'échangeait contre... 25 000 sucres... L'euro ça a fait mal... mais là ! ).

Un peu de repos pour la cheville prise de tête, et puis nous nous décidons à abandonner la douceur et la tranquilité de Loja pour Cuenca.

Chévere ! Nous voilà à Cuenca !
Cuenca, oú nous décidons très vite de poser nos valises pour 1 mois.
Une fois que nous avons ( enfin que j'ai... ) posé nos sacs dans une auberge ( citée un peu plus haut.... ), il est déjà au moins 18h... c'est l'heure de l'apéro !
Et ce qui est bien en Equateur c'est qu'il y a des bars... va trouver un bar, un vrai, en Bolivie ou au Perú... Ben même à Lima c'est pas facile !
Donc nous pénétrons dans un petit local sombre, au fond duquel se disputent des parties de cartes effrénées... il s'avèrera que ce sont des narco-dépendants anonymes !
Après notre 2ème verre de vin, le patron décide finalement qu'on a des p'tites gueules bien sympathiques et vient s'inscruster à notre table. Chino ( c'est son surnom, rapport à son totem... le grain de riz... ou alors c'est juste qu'il a les yeux plissés... ) est vraiment chévere... ( celui qui trouve la traduction, ne gagne rien... juste il est content... ). En 2 coups de cuillère à pot, il nous propose une ballade dimanche avec lui, et en voiture ce qui arrange Jérémi.
Dimanche, c'était hier ( mais oui je sais, je fais n'importe nawak avec la chronologie... et ouais ! ), et à 11h nous montons dans la voiture de course de Chino, qui ne dépassait pas les 50 km/h... ( ce qui est bien vu qu'il taquine le goulot... )
Nous traversons Cuenca en long, en large et tout ça, et oui, maintenant c'est sûr cette ville est magnifique... mais magnifique de chez magnifique....
Et puis bon il ne faut pas oublier de se nourrir, c'est important, et comme Chino ne fait rien comme tout le monde ( il a 60 ans et plusieurs vies derrière lui, il picole plus que nous, et tous les soirs il tient son bar... ), il nous emmène manger chez le Che... Ben oui ce type là pense qu'il est le Che... Tout y est, l'habit, la casquette, et une foultitude de photos... Nous sommes dehors et il nous donc facile d'observer le mouton et les cochons entiers entrain de rotir... Disons que à part le cochon, c'est un méchoui !
Je n'essaierai même pas de vous expliquer le gout de la viande... et puis j'imagine que finalement ça ne vous interresse pas !

Voilà pour Chino...

Bon mais.... Ce que je ne vous ai pas dit c'est que Chino est venu nous chercher devant chez nous... pas devant notre auberge, non, non,non, devant notre maison !
Dès le lendemain matin de notre arrivée, nous avions filé à l'office de tourisme, passé mille coups de fil, et même visité un appart... mais les prix nous paraissaient un peu élevés.
Et puis nous avons eu l'info...
Calle Larga, une grande batisse splendide, habitée par une vieille dame au caractère bien trempé...
Nous y allons... nous rentrons dans le hall et là, nous avons du mal à en croire nos yeux... une verrière immense illumine le patio, d'où part un escalier en bois et accroché à la rambarde Cecilia... jusqu'à aujourd'hui je ne l'ai jamais vue descendre !
C'est tellement beau que nous ne savons pas où regarder...
Et coup de chance ( oh je sais une fois n'est pas coutume... mouais... ), il y a des appartements de libre. C'est une sorte de vieille madame elfe qui nous fait visiter... le rez de chaussée et en dessous ce sont des appartements ( alors comme le derrière de la maison donne sur la rivière il ya des étages en plus mais vers le bas... non mais je suis pas claire mais j'arrive pas à expliquer ces trucs là moi... vous comprendrez avec les photos... ou pas... ), plus ou moins grands.
Et nous trouvons notre bonheur... Pas d'explication, photos plus simples !
Nous sommes tout content, jamais nous n'avons habité dans un tel endroit.
En 10 min l'affaire est réglée, nous débarquons demain matin...

( vous réalisez... aucune question sur ce que nous faisons et qui nous sommes, pas de paperasse, pas de caution, pas d'état des lieux... rien ! Tout se règle dans le hall, la tête en l'air pour discuter avec Cecilia... )

Voilà, depuis vendredi matin, nous vivons calle Larga...
Le déménagement le plus rapide du monde et à pieds !
Alors notre maison... c'est super humide, et en plus comme il pleut tous les jours ici ( ce qui n'empêche absolument pas le soleil de briller... chacun son tour ), nous avons aucune chance d'avoir un air sain chez nous, il ya du grillage pour les trous parterre pour empêcher les rats de venir ( tout est en bois ), 3 chiens qui aboient lorsqu'on passe dans le hall, et le chat à moitié sauvage qui vient marquer son territoire dés qu'on laisse la porte ouverte... je vous raconte pas l'odeur. Et puis franchement c'était crade !
Et bien, malgré tout ça, qu'est-ce qu'on est bien ! SI ON EST BIEN !
( Même après la 1ère nuit que nous avons passée à écouter les voisins d'en face, peut-être bien français, beugler des chansons de karakoé, en ayant bu beaucoup beacoup beaucoup.... ce qui est terrible c'est qu'ils pensaient bien chanter ! )

Cela fait donc 6 jours que nous sommes à Cuenca, et demain...
Demain nous redevons nomades pour quelques jours... Direction Puerto Lopez ( allez voir une carte... c'est juste pas la porte à côté ! ), car nous arrivons en fin de période pour observer... les baleines... et on s'est dit que ça serait franchement pas chévere de rater ça !

Bon ben je vais aller préparer mon sac pour demain... enfin je vais prendre mon maillot de bain quoi !
Au fil du temps on vous racontera Cuenca, et il y aura plus de photos...

















mardi 19 août 2008

Chiclayo!!! La ciudad de la amistad.

Il est vrai qu'il souffle un vent de prospérité sur la ville de Chiclayo. C'est peut être le vent de la côte nord, qui vient adoucir de son souffle les moeurs de cette ville-oasis.
Autour tout est sec, une immense étendue aride et sablonneuse, où la végétation naine retient, accroche, la multitude de sacs plastiques ou autres pollueurs qui jonchent le sol et rendent visible, en premier plan, une certaine misère. Au-delà les horizons infinis que nous offrent les alentours de Chiclayo coupent la chique!

Fraîchements débarqués, mals en point, (surtout Gali, persuadée désormais de transporter d'autres petits voyageurs, confortablements nichés dans sa flore (ou Faune) intestinale...), il convenait de dénicher Maude (une amie qui fait de l'archéologie sur les sites environnants Chiclayo que nous avions rencontrée à Huanchaco...) qui niche chez Nadège (Globe trotteuse dont l'endurance et la fidélité à l'alliance Française lui ont fait parcourir le Monde).
Un coup de fil et le contact est lié ; dans les rues on se faufile, et très vite on se retrouve autour d'un café.
Maude est cadavérique, un séjour à Tarapoto (jungle amazonnienne) et une semaine de diète chamanique l'ont mise sur le carreau. Gali se tord en deux de douleur de bide dans son lit, il ne me reste plus qu'à errer au marché central non loin de chez Nadège.

Il n'est pas faux de dire que l'immanquable mercado Modelo est l'un des plus chouette du pays. On ne dit pas que c'est peut-être aussi le plus chaud... (il y a des endroits où les commerçants du marché nous interdisaient complètement l'accès. "Avec tes cheveux de gringo, tu vas ressortir à poil"...Ce qui ne nous a pas empêché d'y foutre notre nez quand même).
C'est un tel dédal que j'avais peur d'y croiser le Minautore. Poissons, viandes, ustensils en tous genres, fruits, légumes, tissages, artisanats, métiers à coudre etc. etc. s'étalent sur plusieurs blokcs. Ça n'a pas de fin. Ça grouile de bruits d'odeurs et de saveurs délicieuses.

Une petite partie, proche d'une des entrées principales, est consacrée aux Chamans (mercado de los brujos). C'est la que les guérisseurs viennent se fournir. Tu trouves de tout. On te propose de tout : Maca, gigembre, fortifiants sexuels, San pedro, fertilisants, anti-arthritiques, parfums de seduction, sabres et épées chamaniques, pierres, cannabis, amulettes, graines, potions en tout genre et plantes pour celles-ci, Ayahuaska etc. etc. ad libitum.
La dernière plante citée, très répandue au Pérou, l' Ayahuaska, est une liane qui délie les esprits. On l'appelle d'ailleur la "liane des esprits". Absorbée sous forme de potion dégeulasse (à ce qu'on en dit), les Chamans l'utilisaient autrefois comme rituel initiatique, dont les effets psychotropes sont accompagnés de chants et danses insomniaques. Bon celui qui l'a absorbé ne risque ni de chanter ni de danser, dans la mesure ou son corps est inerte, tout juste bon à dégueuler, en plein délire allucinogène. Ce sont les guides du voyage initiatiques, les encadreurs du délire qui exécutent le rituel ( Je me dis que le chaman, tout de même humain, doit vite se lasser de chanter-danser huit à dix heures durant, et que s'il n'est pas con, aurait tout intérêt à leur passer un C.D. gravé en boucle... De toute façon ils sont tellement perchés qu'ils ne doivent pas sentir de différence entre la voix du Chaman live et celle de la bande magnétophonique...).
Aujourd'hui, bon nombre de gens viennent dans les parages (mais surtout à Tarapoto) pour consommer ce genre de plantes et enfin! se découvrir. Car tout ce que la plante te montre fait office de vérité presque divine! Il est de bon goût chez les jeunes touristes occidentaux d'aller balancer 50 dollars dans un Chaman de confiance pour se taper huit heures de grand huit et une semaine de remontées et de boufées délirantes. Je ne vous dis pas le nombre de paumés qui vivent en communauté et font commerce autour de la défonce sous couvert de Chamanisme. Je vous dis encore moins combien de crédules vont se jeter dans leurs rets et trouvent que ça, la vie en communauté, l'artisanat, "l'art", la nature, la spiritualité, parler aux chats, aux arbres, aux pierres, c'est la vraie vie! Après ça ils te disent que les européens sont trop étroits d'esprits pour pouvoir entendre de pareilles choses, que tu passes auprès d'eux pour un fou, en déversant ces vérités divines dans leur petites oreilles etc. etc. Le fou est toujours celui qui s'ignore. Mais ne sont ils pas fous ces européens qui s'exilent sur d'autres terres desquelles ils s'exilent à nouveau pour un univers qu'eux seuls peuvent envier, de leur profond intérieur. Parce que de l'extérieur, le résultat est assez minable. Consumériste. Nous sommes loin de l'état de purification et de purge, de propreté du corps spirituel, emotionnel et mental que prodiguaient les anciens. Loin de s'ouvrir pour accéder aux facultés psychiques, leur âme sent plutôt le renfermé sur ses propres déchets et névroses. Nous sommes plus près du "Chimpanzanisme" que du Chamanisme. Au fait, en deux mille douze, c'est prouvé Chamaniquement , la Terre inverse ses pôles (cycle hémisphérique parital en sommes...). Alors occidentaux, tremblez! et préparez vous à vivre des cataclysmes asiatiques, à souffrir de moustiques tropicaux et de chaleurs africaines!
Et le Mercado Modelo propose avec insistance ce genre de voyages aux touristes maladroitements curieux, et indélébilement tatoués de fausses croyances.

Bref, sortons du marché et de ses univers Chimériques. Direction Lambayeque, à quinze minutes au nord de Chiclayo. Cette ville a pour fierté de receuillir le musée des tombes royales de Sipán, de renommée mondiale, en forme de pyramide rouge-bordeaux. Maude ayant travaillé un an comme Guide du musée et que cet univers la passionne, nous nous sommes laissés guider par ses soins deux heures durant parmis les merveilles déterrées à Sipán (céramiques, objets fins, boucles d'oreilles en or, boucles nasales cachant la bouche aussi, colliers en spondilus, en or, en bronze, etc. etc.) et conservées intactes par les petites billes de sable qui les tenaient secrètement enfouies.
Toute l'histoire pré-colombienne, les techniques artisanales, les rites religieux trouvent beaucoup de réponses au musée de Lambayeque. Et notre guide n'ommet rien. Encore moins, les supercheries, les petits secrets, les faux exposés etc. etc. etc.
Nous vous aurions bien montré quelque photos, mais comme c'était scrupuleusement interdit et contrôlé il faudra venir le visiter ou faire des recherches pour en connaître les perles.

Un autre musée, Bruning, présente la collection privée de l'archéologue allemand du même nom. Moins conséquente et passionnante que précedemment, la collection reste toutefois impressionnante ; et demeure une bonne source d'information sur les cultures Chimú, Chavìn et Vicus. Tout cela au travers de poteries, métaux travaillés, maquettes etc. etc.

Le site archéologique de Sipán n'est pas dépourvu de sensations et d'émotions. Les fouilles sont toujours en cours, des trésors inestimables restent à trouver. Et bien qu'ayant découvert bon nombre de tombes mochicas princières (celle du seigneur de Sipán), religieuses, et secondaires, il y a encore du pain sur la planche. Quand tu vois l'avancée des travaux en dix ans, tu te dis que l'archéologie est une science aussi rapide que l'érosion qui ravine la Huaca de Sipán.
De nombreux Huaqueros (pilleurs de tombes) viennent rajouter du piquant aux nombreuses superstitions qui vont bon cours sur le site. Ces creuseurs-voleurs, bien plus rapides et brutaux que les archéologues ont instauré un véritable marché "sous le manteau", d'objets archéologiques uniques au monde. Beaucoup sont eparpillés aux quatre coins du globe après avoir été pillés. Ce marché illégal et immoral (il faut bien manger me direz-vous!) est connus des archéologues. Lesquels vont d'ailleurs personnellement s'insérer dans ce circuit pour racheter les objets et ainsi les conserver de leur sort mercantile (soit en les remettant au musée, soit en les gardant chez eux...). Ce sont d'ailleurs ces huaqueros qui ont découvert le site de Sipàn, qui pourrait très bien passer pour une simple bute de terre (alors qu'il s'agissait d'immenses pyramides bâties avec des millions de briques d'adobe), lesquels avaient déjà vidés une tombe majeure avant la mise en sécurité et en fouille du site. Tout cela ne s'est pas passé sans escarmouche.Un huaquero s'est d'ailleurs fait descendre par les forces de l'ordre.

D'autre Huacas splendides ont reçu notre visite pour notre plus grande joie. Notamment dans la ville peu connue de Tucume, à un peu plus d'une heure de Chiclayo. Cette dernière capitale de Sicán abritait non moins de 26 pyramides réparties sur 200 ha, le tout dans un paysage absolument incroyable. Le phénomène climatique el niño a tout dévasté. D'autres civilisations ont rebâti par dessus (dont les Chimú). Les photos depuis le miradore du cerro purgatorio vous donneront un aperçu de l'ampleur du site et de ce qu'il en reste.

Proches de l'océan, nous n'avons pu résister à l'envie de visiter les villes côtières. Passant du bus au taxi et du taxi au moto-taxi pour revenir au bus. Le tout sous une chaleur écrasante. Très éprouvante, autant que distrayante, cette visite de Pimentel (où vous apercevrer ses immenses plages défoncées, grises et polluées où d'immenses raffiots rouillés et délabrés sont en villiégiature parmis ceux qui ont encorela chance de voguer. Son pont-jetée immense où tu risques de te faire dépouiller tout le temps etc.), de Santa Rosa (encore plus triste,encore plus glauque, plus délabrée. Les habitants de cette ville te regardent comme le mouton qu'ils s'apprêtent à égorger. Nous voulions y déguster un ceviche, mais avons dû tracer sur la ville suivante en faisant étape à Monsefu pour une correspondance...) et de Puerto Etén (Petit havre de paix déserté aux plages immensément vierges. Nous avons pu y goûter notre ceviche après qu'un moto-taxi, ayant bravé une rivière et des sables mouvants nous ait déposé sur la côte), aura bien occupée et pimentée une de nos journées dans la région.


Pour finir, notre dernière visite fût au bosquet le plus vieux (paraît-il) et le plus sec du Pays : El bosque de Pomac. Encore une fois, vous disposez d'images sur le blog. Dans une Pampa immense, plane et verdoyante au millieu de la sécheresse, ce bosquet protège une forêt de algarrobos (Prosopis). Après une heure et demi de marche rapide, depuis le sommet de la petite montagne, la vue est absolument imprenable. Quelques Huacas ont encore élu refuge en ces lieux par le passé, et n'ont l'air, depuis le miradore, que d'un tas de sable tout à fait naturel. Alors qu'il s'agit en réalité de tonnes et de tonnes de briques d'adobes fondues par les heures et les eaux.

La traversée de la forêt est aussi flippante que stimulante pout l'imagination. Tu la traverses seul, sans personne et sans bruit (hormis quelques oiseaux multicolores). À la merci de tout, tu es seul dans le bosque de Pomac, aux allures fantastiques. Nous avons apprécié l'absence quasi totale de structure touristique. Hormis un type qui tente vainement de se faire ton guide, un mototaxi qui te propose de faire tout le tour pour une petite somme, et un panneau indicant un arbre millénaire et le miradore, rien. Encore une fois, je vous laisse vous en remettre aux photos.

Comme vous l'aurez compris, Chiclayo et ses alentours ne se visitent que par les curieux de cultures et de civilisations ancestrales. Les autres vont faire du ski à Huaraz, se défoncer le cactus à Tarapoto, faire des clichés au Macchu Picchu, surfer à Huanchaco, bronzer vers Titicaca et se débaucher à Lima...

Bises à vous.

P:S. : Merci àMaude et Nadège tout spécialement et pour tout.




mercredi 6 août 2008

Huaraz à... Lima en passant par La Union, Huánuco, Junin et Huancayo...

Après la douche tant attendue, et 2 bonnes nuits de sommeil, après avoir dit aurevoir à Aude et Tonio et à Sylvain, il nous a bien fallu reprendre la route.
Direction Junin !
Mais pour rejoindre Junin il faut passer par Huánuco, et pour atteindre Huánuco il nous en faudra passer par La Union...
C'est joli les hauts plateaux... mais c'est mal desservi !
Nous embarquons donc pour La Union par une belle et chaude journée...le bus traverse des paysages magnifiques qui nous font oublier l'état de la piste cahoteuse et poussiéreuse...
En fin de journée nous atteignons La Union... Le bus se fraye un chemin au milieu de la foule compacte.. En ce moment il ya des fêtes un peu partout... Nous nous disons que ça peut-être sympa pour passer cette étape obligée.
A la sortie du bus une jeune femme est là, elle nous entraine derrière elle, jusqu'à la cie de bus qui nous emmènera demain à Huánuco dès 6h30 et qui en plus possède quelques logements rudimentaires...
...
2 chambres avec lit double et salle de bain...
Les 2 salles de bain fuient... imaginez un robinet ouvert... voilà.
Et notre lit à la taille d'un bon lit 1 place mais sinon ça sera le double du prix... La jeune femme fait les lits devant nous... c'est marrant, elle ne change pas les draps... non elle refait juste les lits...
Bon pas grave, de toute façon il fait nuit, nous allons manger et chercher les lieux de fète... Nous errons quelques peu, pour enfin trouver une sorte de cours d'école dans laquelle titube et/ou danse la population locale en écoutant un groupe macho et vulgaire...
Dis comme ça, ça ne fait pas envie... et effectivement ça ne fait pas envie !
Nous rentrons donc, passer la fin de la soirée tous les 4 en jouant... à la coinche, evidemment !
Et puis bon il est temps d'aller tenir cie aux petites bestioles de nos matelas...
Il est tard nous nous écroulons... jusqu'à 4h30 du matin, heure à laquelle, l'humidité du bas de la couverture m'enlève des bras de Morphée... Nous alumons la lumière et là...
2cm d'eau dans toute la pièce...
Oh P.... de B... de P... à M..... !!!! Les sacs !!! Nous essayons de mettre tout en l'air... ( à l'heure à laquelle je vous écris mon livre est encore humide ), mais l'eau a déjà bien bossée...
A 6h Jérémi descend un tant soi peu énervé, arrive à dénicher la proprio ( une affreuse sale et méchante tout ce qu'il y a de mieux... ) qui finit par venir constater les dégats en déplaçant péniblement ses 130 kg ( n'oubliez pas que je suis généralement plus grande que la plupart des gens, et que Charline et Manon sont de véritables géantes ! )....
Cette immense S... ( y'a des enfants, qui lisent le blog, non ? ), monte sur ses grands chevaux et nous accuse d'avoir bouché l'évacuation de la salle de bain avec un tapis que je n'aurais jamais osé touché même avec des gants mappa !
Ca crie, ça s'insulte, et surtout ça donne envie de tuer quelqu'une !
A part un remboursement de la chambre nous n'aurons rien..
Il est 6h30, le bus ( que des gars tout bourrés ont passé la nuit à réparer... ) nous emporte loin de cette ville flippante !
Nous sommes fatigués, il fait froid, et la fenêtre ne veut pas rester fermée ( le bus vibre trop... ) et un sale mioche passe les 7h de trajet à me tripoter les cheveux dés que je m'endors... j'ai beau lui expliquer que ok j'ai des cheveux tout bizarres pour lui, MAIS MAINTENANT CA SUFFIT, et que moi-même je ne me permets pas de triffouiller son couvre chef capillaire, rien n'y fait... Lui aussi je le boufferais bien
Enfin nous arrivons à Huánuco...
Le temps d'une douche, d'une nuit de repos, et nous revoilà dans l'ultime bus qui doit nous déposer à Junin !
5 h de routes magnifiques plutard, Junin !
Nous sommes à 4000m d'altitude, il n'y a plus d'arbres depuis un moment, Junin est là, posée au milieu d'un plateau au bord de la route principale, écrasée de soleil et balayée par le vent.
Nous rentrons dans le 1er hotel, et nous sommes accueillis par une jeune femme qui nous explique que : " faut pas s'inquiéter y'a au moins 5 couvertures de 2kg chacune par lit ( ??? moi déjà ça m'inquiète... ) plus une house de matelas en polaire ( ça je crois que c'est un peu la classe, vu qu'elle est fière comme si elle avait un locutorio-internet tout neuf ! et que l'eau... bon si y'en a, on peut éventuellement avoir de l'eau chaude... "

( désolée je coupe ce récit passionant, mais nous sommes en direct... je viens de me retourner, attirée par un bruit étrange et derrière moi, un homme tout ce qu'il y a de plus correct, était entrain de faire glisser mon sac à dos vers lui ! Alors il me le tend en me disant que je dois être prudente et mettre mon sac dans mes pieds !!!! Ils doutent de rien ces gens là ! )

Donc !
Notre idée c'est d'aller visiter le lac du coin, qui a l'air d'être une vraie merveille, dés le lendemain.
Nous ressortons afin de trouver le moyen d'aller voir ce lac ainsi que de faire un tour dans le village.
Jérémi est déjà en bas, et nous le retrouvons encerclé de toutes les vendeuses du coin, déjà amoureuses... 2 sont enceintes et veulent des idées de prénoms français... la 1ère a 17 ans et la 2ème... 15 ans.. youhou ! J'adore ça, moi... Et je préfère pas savoir qui est le père... peut-être un oncle, un frangin ou coup de bol juste le voisin... au moins si c'est ça le gosse sera pas débile...
Et malgré ça elles sont géniales, elles crient, insultent et bottent les fesses du pochtron du coin qui ose venir nous parler, y'en a une qui tombe de sa chaise, morte de rire, quand Jérémi retire son bonnet ( déjà moi ça me fait rire... alors imaginez l'effet qu'une touffe rousse et hirsute, les cheveux tous azimuts, peut faire à quelqu'un qui n'a vu ça que à la télé... et encore les cheveux étaient peignés à la télé !! ), elles offrent des trucs ( voyez avec les filles pour une explication de ces machins... ) à grignoter à Charline et ce sont elles qui nous aideront à repartir de Junin sans nous faire arnaquer... Sans oublier les 15 photos qu'il faut prendre de la petite soeur...
Nous finissont par parvenir à nous en séparer, et enfin nous entamons notre petit tour du centre ville... et là, paf, un ado nous repère... Il est vraiment très gentil, et n'a qu'une envie c'est de parler avec nous, de son pays, de son peuple etc... Mais c'est un tube format géant 15% gratuit de super glu... Des heures il se pègue à nous...
La nuit finit par se casser la figure.... et là mon inquiètude commence à être justifiée... il est à peine 18h30 et nous n'avons déjà entassé pulls, bonnets et écharpes... Le gars qui devait nous emmener demain pour le lac a fermé boutique, les chambres de l'hotel sont glaciales, Uhu stick a déguerpi, il ne nous reste plus que le petit resto éclairé, là-bas...
Dedans on dirait qu'il fait chaud ( faut pas se leurrer, c'est pas chauffé, mais c'est coupé du vent, et y'a de l'electricité ! ), nous ne sommes pas assis que 4 assiettes de soupe fumante attérissent sur la table ( je vous ai parlé des soupes ? Jamais 2 fois la même et toujours divines ! ), suivi de... bon d'un plat d'un légume en sauce avec du riz... le légume en question j'en suis folle, je ne suis pas foutue de me rappeler son nom mais il est en photo à Cajamarca je crois... et il ressemble un peu à une chaussure d'Alladin mais en vert !
Bref ça fait du bien...
Et puis il y a cette petite fille tellement jolie, qui n'est autre que la fille de Benjamin ( à ne pas prononer à la française ! ), le proprio du resto...
En l'espace de 5 min il est attablé avec nous et nous sert de la licoeur de Maca...
Après une enquète poussée, il s'avère que la maca est une sorte de petit tubercule, genre mini patate blanc-rose, avec laquelle ils fabriquent de la licoeur mais aussi des confitures et de la poudre style cacao pour le lait le matin... Y'en a partout et pour cause, la maca est un aliment très riche... Et dans ces contrés on ne lésine pas sur les aliments riches et énergétiques...
Après quelques verres ( la bouteille y est passée et notre hote a refusé, que nous la payions, pour nous venger nous en achetons une neuve ! ), Benjamin nous demande si notre hotel est bien... parce que la nuit en ce moment il fait - 12 ! Ahhhh, je manque de tomber de ma chaise ! J'ai résisté au col à 4750 m ( et j'ai galéré...j'ai FRANCHEMENT GALERE ! ), j'ai survécu au camping à 4200 m, j'ai très bien vécu de ne pas prendre de douche pendant 4 jours, mais là... je me paye une dépression nerveuse flash éclair !
Il faut rentrer, vite !
Benjamin nous propose gentiment de venir petit-déjeuner le lendemain matin, ce que bien entendu nous acceptons avec joie.
La nuit... Je commence par réquisitionner de la couverture supplémentaire... les chambres doivent culminer à 2 degrés... Et ho ? Y'as pas de drap... juste des couvertures en laine qui gratte !
Conclusion... mauvaise nuit, et bien sur glacée !
Au petit matin nous débarquons chez notre pote... Et cette fois ce sont les verres de lait-Maca qui arrivent sur la table... Pour ce qui connaissent, ça rappelle un peu la Blédine...
Charline : 2 gorgées, 3 max
Manon : 1/2 verre ( qd je dis verre ça serrait plutôt des choppes )
Gali : 1 verre moins qques gorgées
Jérémi : vainqueur avec son verre plus une bonne partie de celui de Charline !
Franchement, c'est bon, mais ça colmate l'estomac et surtout après notre nuit horrible ça réchauffe !
D'ailleurs le soleil est au rendez-vous, nous quittons Benjamin et sa petite famille définitivement, hélas...
Après quelques marchandages nous partons avec Omar Blanco ( ah ben y'en a qui ont des noms que t'ose même pas t'en servir pour leur parler ! ) et son taxi qui essaye de se noyer à chaque fois qu'il le démarre...
Une journée entière à longer les rives du Lago Junin... immense et sublime.... rempli de forêts de roseaux, traversé par un chemin inca donc invisible pour nous, bordé de villages et de champs. Et puis des vaches, des vaches et encore des vaches! Mais alors les tops models de la vache ! Nous croisons aussi beaucoup de moutons débiles ( mais si c'est stupide un mouton...), des llamas et... des alpacas.
Alors prenez un gros mouton touffu de laine et croisez le avec un llama ( si c'est possible...aujourd´hui c'est l'affaire de quelques cellules souches et d'un bon coup de seringue... ) et vous obtenez un alpaca....
Ballade reposante et magnifique ( faut avouer qu'en terme de population touristique on a du faire exploser les chiffres ! Nous sommes arrivés à 4 tout de même... et je vous garantis qu'on ne s'en plaindra pas ! ), qui se termine dans le Bosque de Piedras.
Vous aurez bientôt les photos, vous comprendrez mieux ce que peut-être c'est immense enchevêtrement de pierres aux formes étonnantes et qui necessite 3 jours pour le traverser...
Retour à Junin, il nous faut attraper un bus sur la route pour aller jusqu'à Huancayo ( je suis prète à tout plutôt que de dormir une fois de plus dans ce froid ! ).
Oui mais...
Les bus sont complets, car nous sommes vendredi soir et en plus c'est les vacances !
Mais pourquoi quand on a demandé hier PERSONNE NE NOUS A RIEN DIT !!!!!!!
Heureusement y'a des voitures qui sont en fait des collectivos... c'est moins cher que le bus mais parce qu'elles ne vont pas à Huancayo... elles s'arrètent à La Oroya où il faut trouver soit une autre voiture soit un bus... Et là tout desuite pas une carcasse de voiture pour nous...
Nous nous réchauffons avec nos copines qui nous protègent comme leurs poussins, et insultent copieusement les gars qui espèrent se faire des sous sur nos dos de gringos...
Enfin une voiture... 7 dedans, 8 avec le chauffeur... ( facile : 3 devant, 3 derrière et 2 ds le coffre du break ! ) et nos sacs à dos énormes... sur le toit, ficelés avec une pauvre cordounette...
La Oroya... des voitures y'en a mais c'est trop cher... on discute rien à faire... c'est 25 soles...
Er là un bus déboule, le rabateur empêche les gens de rentrer pour laisser passer Charline et Manon afin qu'elles nous gardent des places pendant que nous chargeaons les sacs... sur ce coup là nous n'avons jamais compris pourquoi il faisait ça... enfin moi j'ai une idée... suffisait de voir commenet il regardait les 2 copines !!! Prix du bus : 8 soles !
Enfin après 2h de route nous arrivons à Huancayo !!!
Nous avons passé 2 jours là-bas, à passer du marché aux bestiaux ( y'a quelques photos vraiment... sympas ! ), au bled où ils fabriquent des petites boites sculptées dans des calebasses ( la précion du travail est stupéfiante ) pour finir au marché du dimanche... Au passage nous avons fêté notre séparation, autour de bons petits plats, de sangria et de pinard !
Dimanche soir...( décidément le dimanche, t'as beau y faire ça reste un jour maussade et déprimant )... les 2 filles dans un bus, et nous dans le suivant, retour à Lima...
Notre dernière journée, nous la passons à essayer de l'oublier... mais la fatigue nous aura. Le climat gris et pollué de Lima ne fait qu'accentuer les airs de tristesse de cet ultime moment partagé...
Et puis le dernier instant arrive...
Nous disons aurevoir à nos 2 compagnes de route, qui s'éloignent en direction de Cuzco...
Merci Charline et Manon d'avoir partagé ses quelques semaines avec nous...
Merci pour votre bonne humeur et votre énergie...
Bonne route à vous...
Nous décidons de passer 2 nuits à Lima... afin de remettre blog et photos à jour...
Ce soir nous laissons la capitale, pour Chiclayo... et oui nous commençons notre remontée pour l'Equateur...
Nous sommes à jour... rien à dire !
Ami-e-s, à bientôt, lorsque notre petit cerveau viendra vous compter nos derniers bouts de vie...







mardi 5 août 2008

Huaraz.

Il y a comme une énergie speciale à Huaraz. Et ce ne sont pas les rues de sa ville (rien ne s'y passe les jours de fêtes nationales...). Plutôt qu'une energie, une ambiance. La sensation d'être tout près de quelque chose de grand. Ce quelque chose c'est sûrement la Cordillère des Andes! Haute ,repliée sur elle même, se vallonnant à l'infini.


Huaraz est surtout connue des marcheurs, guides, aventuriers de la montagne, ecaladeurs etc. Toutes sortes d'expéditions sont possibles dans cette région. Entre les Cordilleras blanca y negra beaucoup d'étrangers viennent respirer son oxygène raréfié. Surtout de Franchutes (on en a croisé des bien sympas, ils se reconnaîtront, et des moins sympas, et ceux là n'ont pas l'adresse du blog...). Beaucoup de tourisme donc, et bien que la ville garde certains charmes péruviens, l'ambiance est aussi celle des villes-stations sportives.

Si on prend la peine de crapahuter sur les vallons qui l'entoure, au pied desquels s'accrochent les maisons des plus déshérités, on peu admirer la mutlitude de toits en brique de Huaraz, mais aussi les vallées qui partent de la ville, dont les vallons sont découpés en cultures comme un habit de partout rapiècé, dans les tons rouge, jaunes, ocres, orangers...

Notre fine équipe, notre quatuor, résidait en contrebas de la ville, près d'un triste rio duquel des gens ramassent quotidiennement les cailloux (main ou tracto-pelle, selon les moyens), non loin de la zone plus pauvre de la ville qui longe la "mine" de cailloux fluviale. Tout est couleur brique-ciment dans cette zone où se trouvait notre hospedaje.

Tenu par des péruviens convertis en mormons tres spéciaux. Mettant un point d'orgue à afficher une ambiance familliale (bien que ce soit l'usine). Te serrant dans les bras comme si on se connaissait depuis l'anfance et qu'on ne s'était pas revus depuis belle lurette. Crachant sur la radinerie des israëliens mais décorant leur murs de phrases hébraïques et de photos de jeunes Sïonistes en repos idéologique à la montagne.Bref.

Lieu bien sympathique toutefois. Sans lequel nous n'aurions pas croisé Sylvain qui comme son prénom l'indique, est un homme des bois, de la nature, un régal ce garçon.
En dehors des Israéliens, beaucoup de français. Je crois que je n'en ai jamais autant vu qu'au pérou. (à part en France bien sûr).

Et nous sommes donc tous les quatre patis en randonée pédestre dans les montagnes andines. Bon nous avons pris la ballade la plus simple, mais pas la moins belle. Tu peux partir huit, dix, seize, vingt jours si tu veux. Nous en avons pris quatre. Des mûles portant tentes et comida, deux guides un peu à l'ouest pour boussole (ignorants et immaturs. Elle, rigolant aux moindre conneries les plus stupides et ne gérant pas un cachou, et lui, comme décervelé qui répète ton prénom en boucle avec le regard vide et te pose cent fois les même questions quand il ne parle pas de choses inutiles), un groupe cosmopolitain et en avant. Les photographies, comme d'habitude, vous donnerons une notion des paysages. Des pics, à plus de six mille mètres d'altitude, d'autres à cinq mille. De L'alpa mayo censée être la plus belle montagne au monde ( à vous de juger), de la montagne qui est utilisé comme emblème de La Paramount, de nos campements successifs (dont un au millieu des taureaux en liberté du parc, impressionnants mais innoffensifs...), de comment Gali en a bavé pour grimper à 4750 m. et surmonter son record de crises d'apnées (belle performance) ; de l'équipe avec laquelle nous nous sommes embarqués (Un couple de Londonniennes pulpeuses dont l'une répliquait Angelina Jolie ou Lara croft, un jeune new Yorkais débile qui travaillait sur les bio-carburants et l'exploitation à cet effet de champs d'OGM dans les endroits où les gens n'ont rien à bouffer, un frère une soeur du Quebec tabernacle, et le meilleur du pire, le vieux Hongrois Attila, toujours avec deux ou trois heures de retard sur les derniers, râleur, associable et intenable qui foutait la merde dès qu'il le pouvait. Seuls Aude et Antoine auront été sympas, simples et sains d'esprit, un plaisir.)


Voilà, pendant quatre jours nous avons marché, éprouvé des montées bien essoufflantes, profité de vues imprennables sur de multiples lagunes, cîmes enneigées innateignables etc. Les vallées très larges entre les sommets, accueillent même une immense Pampa colorée! Les glaciers les plus étonnants accompagnent comme des nuages tes quatre jours de caminata. La végétation est à chaque pallier plus étonnante, à chaque replis changeante (tu peux trouver le cactus San Pedro comme des eucalyptus géants à des hauteurs!). Bref toute une faune et flore bien différente de celle que l'on connaît. Des hauteurs de roches vertigineuses qui imposent le respect.



Merveilleuse promenade de quatre jours, je n'en dirais plus. Hormis qu'à la fin nous étions morts de fatigue (marche + abscence de sommeil dûs à moult paramètres inconfortables), que nous sentions fort le roquefort et qu'après avoir passé trois nuits serrés contre nos compagnons, il allait falloir attendre de rouler deux heures sans amortisseurs sur les routes défoncées qui ramènent à Huaraz. Et donc à la douche. À quinze dans un minivan trop petit pour le format des jambes européennes, entassés, nous subissons nos derniers moments d'intimité, avant de nous quitter, ne plus nous revoir, et ne garder que des souvenirs.

Gali, Manon, Charline et ji ont d'autres routes qui les appellent.