Il y a comme une énergie speciale à Huaraz. Et ce ne sont pas les rues de sa ville (rien ne s'y passe les jours de fêtes nationales...). Plutôt qu'une energie, une ambiance. La sensation d'être tout près de quelque chose de grand. Ce quelque chose c'est sûrement la Cordillère des Andes! Haute ,repliée sur elle même, se vallonnant à l'infini.
Huaraz est surtout connue des marcheurs, guides, aventuriers de la montagne, ecaladeurs etc. Toutes sortes d'expéditions sont possibles dans cette région. Entre les Cordilleras blanca y negra beaucoup d'étrangers viennent respirer son oxygène raréfié. Surtout de Franchutes (on en a croisé des bien sympas, ils se reconnaîtront, et des moins sympas, et ceux là n'ont pas l'adresse du blog...). Beaucoup de tourisme donc, et bien que la ville garde certains charmes péruviens, l'ambiance est aussi celle des villes-stations sportives.
Si on prend la peine de crapahuter sur les vallons qui l'entoure, au pied desquels s'accrochent les maisons des plus déshérités, on peu admirer la mutlitude de toits en brique de Huaraz, mais aussi les vallées qui partent de la ville, dont les vallons sont découpés en cultures comme un habit de partout rapiècé, dans les tons rouge, jaunes, ocres, orangers...
Notre fine équipe, notre quatuor, résidait en contrebas de la ville, près d'un triste rio duquel des gens ramassent quotidiennement les cailloux (main ou tracto-pelle, selon les moyens), non loin de la zone plus pauvre de la ville qui longe la "mine" de cailloux fluviale. Tout est couleur brique-ciment dans cette zone où se trouvait notre hospedaje.
Tenu par des péruviens convertis en mormons tres spéciaux. Mettant un point d'orgue à afficher une ambiance familliale (bien que ce soit l'usine). Te serrant dans les bras comme si on se connaissait depuis l'anfance et qu'on ne s'était pas revus depuis belle lurette. Crachant sur la radinerie des israëliens mais décorant leur murs de phrases hébraïques et de photos de jeunes Sïonistes en repos idéologique à la montagne.Bref.
Lieu bien sympathique toutefois. Sans lequel nous n'aurions pas croisé Sylvain qui comme son prénom l'indique, est un homme des bois, de la nature, un régal ce garçon.
En dehors des Israéliens, beaucoup de français. Je crois que je n'en ai jamais autant vu qu'au pérou. (à part en France bien sûr).
Et nous sommes donc tous les quatre patis en randonée pédestre dans les montagnes andines. Bon nous avons pris la ballade la plus simple, mais pas la moins belle. Tu peux partir huit, dix, seize, vingt jours si tu veux. Nous en avons pris quatre. Des mûles portant tentes et comida, deux guides un peu à l'ouest pour boussole (ignorants et immaturs. Elle, rigolant aux moindre conneries les plus stupides et ne gérant pas un cachou, et lui, comme décervelé qui répète ton prénom en boucle avec le regard vide et te pose cent fois les même questions quand il ne parle pas de choses inutiles), un groupe cosmopolitain et en avant. Les photographies, comme d'habitude, vous donnerons une notion des paysages. Des pics, à plus de six mille mètres d'altitude, d'autres à cinq mille. De L'alpa mayo censée être la plus belle montagne au monde ( à vous de juger), de la montagne qui est utilisé comme emblème de La Paramount, de nos campements successifs (dont un au millieu des taureaux en liberté du parc, impressionnants mais innoffensifs...), de comment Gali en a bavé pour grimper à 4750 m. et surmonter son record de crises d'apnées (belle performance) ; de l'équipe avec laquelle nous nous sommes embarqués (Un couple de Londonniennes pulpeuses dont l'une répliquait Angelina Jolie ou Lara croft, un jeune new Yorkais débile qui travaillait sur les bio-carburants et l'exploitation à cet effet de champs d'OGM dans les endroits où les gens n'ont rien à bouffer, un frère une soeur du Quebec tabernacle, et le meilleur du pire, le vieux Hongrois Attila, toujours avec deux ou trois heures de retard sur les derniers, râleur, associable et intenable qui foutait la merde dès qu'il le pouvait. Seuls Aude et Antoine auront été sympas, simples et sains d'esprit, un plaisir.)
Voilà, pendant quatre jours nous avons marché, éprouvé des montées bien essoufflantes, profité de vues imprennables sur de multiples lagunes, cîmes enneigées innateignables etc. Les vallées très larges entre les sommets, accueillent même une immense Pampa colorée! Les glaciers les plus étonnants accompagnent comme des nuages tes quatre jours de caminata. La végétation est à chaque pallier plus étonnante, à chaque replis changeante (tu peux trouver le cactus San Pedro comme des eucalyptus géants à des hauteurs!). Bref toute une faune et flore bien différente de celle que l'on connaît. Des hauteurs de roches vertigineuses qui imposent le respect.
Merveilleuse promenade de quatre jours, je n'en dirais plus. Hormis qu'à la fin nous étions morts de fatigue (marche + abscence de sommeil dûs à moult paramètres inconfortables), que nous sentions fort le roquefort et qu'après avoir passé trois nuits serrés contre nos compagnons, il allait falloir attendre de rouler deux heures sans amortisseurs sur les routes défoncées qui ramènent à Huaraz. Et donc à la douche. À quinze dans un minivan trop petit pour le format des jambes européennes, entassés, nous subissons nos derniers moments d'intimité, avant de nous quitter, ne plus nous revoir, et ne garder que des souvenirs.
Gali, Manon, Charline et ji ont d'autres routes qui les appellent.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire