C'est excitant de passer la frontière ecuatoriano-columbiana. Ça fout un peu les chocotes aussi. D'une part car notre passeport n'est pas vraiment en règle bien qu'il le soit quand même. D'autre part parcequ'on nous bourre la cervelle occidentale avec les guerrilleros. Et si ce n'est pas avec eux, c'est avec la mafia, qui enlève les visages pâles en vue d'une rançon dodue ; ou bien encore avec les colombiens qui, c'est bien connu, sont ou terroristes, ou délinquants, ou narcotrafficants, ou junkies, ou voleurs etc.
Un ammas de présuposés erronés qui nuisent violemment au pays et à son rayonnement. Et bien sûr, oui, une bonne partie de la drogue s'en va aux États-unis d'Amérique sous forme de cocaïne, ce qui leur pose un problème aux gringos. Lesquels acculent ce pays pour une addiction qui sévit dans le leur. Toujours plus facile d'accuser le voisin, non? D'autant que les problèmes de drogue-addiction ne concernent ici que 2.5% de la population. Le sous-dévellopé est forcément coupable, source du mal, tandis que les acheteurs nord américains, eux, ne sont que de pauvres victimes, agneaux dans un monde tentateur où les vices affluent de l'extérieur. Si les bourges de Miami s'en foutent plein les narines de cette poudre immaculée, si hollywood est cocaïnomane s'est uniquement sous la pression d'une offre sans demande. Mon oeil...
Bref revenons à nos moutons car ce qui devait être une introduction s'est transformé en digression.
Vamonos d'Equateur, le visa expire. Pincement au coeur et excitation s'entremêlent. Quito : repos, boulot, bistrot, dodo. À présent, passage de frontière qui peut devenir l'enfer. Ça passe ou ça passe pas?! Comment savoir... Ça passe. C'est même plus difficile de sortir d'Équateur que de rentrer en Colombie. La queue est interminable et sort du bâtiment. Un seul bureau est ouvert, occupé par un seul douanier ralenti (c'est à dire un quart des capacités humaines normalement requises...) . Le tout saupoudré d'un prêcheur péruviens autoritaire vêtu comme un illuminé qui me donne un cours de religion avec comme appui les articles de la bible qu'il garde précieusement dans sa poche pour donner un peu d'autorité sacrée à ses balivernes. Jugement dernier, retour du christ (actuellement au Pérou, le seul pays au monde, dit-il bien que je lui garantisse le contraire, où il y a quatres saisons), méfaits de l'alcool, de la pensée etc. etc. etc. J'en passe et des meilleurs. Bref, on rentre en Colombie comme dans du beurre. Parfait parfait. Un bus attend plus loin pour nous diriger vers Popayàn notre première étape.
POPAYÀN.
La nuit avance plus vite que le bus, et nous faisons une petite pause nocturne pour souper dans un de ces petits endroits glauques de bord de route que nous affectionnons tant. Et qu'apprend-on? Depuis hier Popayàn est à feu et à sang, les vitrines éclatent sous le passage énervé des manifestants qui se sont fait "enculer" (pardon mémé) bien propre par l'affaire des pyramides (sorte de banques qui te garantissent jusqu'à 300% d'intérêts. Le peuple s'est rué vers eux comme vers le messie (comme toujours quand on te promet le paradis) et y à investi toute sa vie de travail. Mais un beau matin ces banquiers (race honnête et philantropique de l'humanité), alors que les gens attendaient l'ouverture de la caverne d'Ali Baba, avaient désertés les locaux pour le Panama avec plusieurs millions de dollars ; laissant parfois derrière eux un petit écritau : "merci, bande de cons, de nous avoir fait confiance". Ça a de quoi énerver, non? D'autant que beaucoup de Colombiens n'ont plus un rond et parfois même plus de maison aux suites de cette entourloupe.).
Du coup, l'État Uribétin a décrété un couvre feu suite aux violences qui embrasent le pays. Interdiction de sortir dans la rue au-delà de dix-huit heures. Comment va t-on faire pour trouver un endroit ou dormir en arrivant à minuit et demi? On tapera aux portes et puis on verra bien. Au pire, les millitaires nous embarqueront et nous pourrons dormir au chaud. Noooooon... On trouve quand même un gonze endormi et à moitié aveugle pour nous ouvrir sa collection de cadenas. Tout va bien.
Le lendemain, le soleil se lève sur une ville entièrement blanche (type Sucre, Bolivie), aux rues défoncées, surchargées de véhicules et de bruits citadins. Des gens dans la rue un peu paumés, sonnés par l'histoire des pyramides. Tous neufs dans ce pays, nous ne savons pas très bien comment se comporter, l'accent sud-colombien c'est du petit chinois aux heures matinales, et nous devons changer d'hôtel (cher et pérave...). Au final, on se la taille au terminal de bus, direction San Agustin.
La route pour se rendre jusque là traverse autant le paradis (paysages montagneux tropicaux infinis et infiniments variés) qu'elle te fait vivre un enfer (pas de photos... impossible). La route, de terre, est littéralement défoncée et littéralement sinueuse. Cinq heures d'émerveillement, donc, mais aussi de tassement de rein, de sauts collectifs, de coups de tête contre la plafond et les vitres, d'envie de dégobiller etc. Bref. Partie difficile à suporter qui te rebute à l'idée de la refaire dans l'autre sens. Ce que nous éviterons d'ailleurs. Toute cette zone, aujourd'hui sécurisée, fût un haut lieu de la guérilla (le paysage s'y prête faut dire) et il est toujours déconseillé de l'emprunter. Mais bon, c'est la route... Et si le nombre de FARCS a fortement diminué dans le secteur, il est hautement compensé par la présence incessante des militaires (toujours tapis dans des fourrés ceux-là). Cette espèce de l'humanité (philantropique, toujours) a la particularité d'être camouflée, ce qui fait que tu les aperçois toujours trop tard ; cachée sous un tissu également camouflé qui leur sert de canadienne, plutôt composée de petits jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans équipés d'armes anti-terroristes longues comme des bites de monarques (encore pardon mémé...). Quand tu les vois, comme ça, dans les moindres recoins, tu ne doutes pas une seconde que le pays vit une guerre interne. Et moi, je suis désolé, mais je n'arrive pas à faire pipi avec des tueurs boutonneux qui te reluquent, ni avec l'idée de confondre un buisson avec un maquis!
SAN AGUSTIN.(avec les testicules au niveau des amidales, le coeur et le foi inversés, les poumons dans les chaussettes etc.)
Bon ben c'est un haut lieu touristique! Ça signifie qu'il y a deux pelés et un tondu qui passe par là de temps à autre. La majorité sont colombiens, ce qui évite le risque de croiser des boulets comme on a pu en subir . Du moins les nouveaux boulets sont locaux... (on a croisé une bouffeuse de fromage quand même. Une babos. Elle avait plus l'air très nette celle-là. Complétement parano : "méfiez-vous! Méfiez-vous et faites attention quand même!").
Le bus nous propose, pour économiser l'essence de nous laisser à cinq kilomètres du point de chute. Le relai est pris par une voiture (sept dans le mini 4X4...), manoeuvrée par le chef de l'office du tourisme du village : George (prononcez "Rolré"). Lequel (surveillé de près par une autorité rattachée à la police touristique... police tout court en fait) n'est autre qu'un filou qui détourne les visiteurs vers ses propres intérêts et ses seuls copains le tout à des prix à géométrie variable selon la gueule, la nationalité et le feeling du client. Par chance il nous a apprécié... C'est ainsi que nous avons pu profiter pour une bouchée de pain de trois jours avec au programme découverte des environs (avec cultures du café, de la canne à sucre, du bambou, des granadillas ; le tout dans les payages métaphysiques des massifs andins ruisselants de cascades qui se jettent dans le rio Magdalena pour prendre la route de la côte caraïbe) à cheval, à pied et en Jeep. Visite de la campagne, certe, mais ausi d'une histoire pré-inca mystérieuse et inexpliquée, au travers des sculptures monolithiques (anthropomorphes, zoomorphes et anthropozoomorphes) parsemées ci et là. Cf. las fotografias.
San Agustin, en soi, n'est guère intérressante, hormis qu'une bonne partie de la population circule toujours à cheval ; ce qui donne une vague impression d'avoir effectué un retour dans le temps quand tu ouvres ta porte sur la rue le matin. Sinon, c'est l'ambiance village, glauque quoi. Les mecs entament une collection de bière depuis l'ouverture du bar pour le petit déj. Beaucoup de pichous (bon ils font plus peur que ceux de Montpellier, faut dire...) défoncés à ce qui traîne par-là (surtout à la chicha et à l'opium produis artisanalement par les paysans du coin). La nuit, les alarmes de voitures concurrencent les sons rythmés de la discothèque locale et des piaillements des pichasses en ruth (sous notre fenêtre évidemment...). Souvent des éclats de voix et de bouteilles de bière viennent saupoudrer cette symphonie nocturne, annonçant des combats de coqs, sûrement au sujet d'une des poules qui jacassent stupidement. La vie quoi. La nuit, San Agustin ressemble aux films de zombies de Carpenter et aux retour des morts-vivants...
Vamos!
Comme toujours, la fine équipe se lève aux aurores pour se bousiller les reins et compenser le manque d'amortisseur du bus. Même si le trajet paraît court, il vaut mieux prévoir large, car il est impossible d'imaginer la prochaine cause qui va te retarder...
Hop, en un tour de main et deux de vilebrequin, nous voici à la terminale terrestre de la Plata, où, paraît il nous pouvons rejoindre une correspondance pour San Andrès de Pisimbala et les mystères de Tierradentro.
"- Bonyour signor, y aurait il un bus pour San Andrès de Pisimbala dans les prochaines heures qui suivent?
- Mais oui mais oui! Dans une petite heure, d'ici même, même."
Une heure plus tard.
"-Rebonyour, peut on acheter le ticket pour le bus de 13 heure?
- Ah non, il faut le prendre à l'intérieur du bus. Attendez sur le quai."
Sur le quai...
"- Rerebonyour signor... comment dire, il arrive quand ce satané bus?!
-Lequel?
-Celui de 13 heures! Pour San Andrès de Pisimbala!
- Il n'y a pas de bus... Un éboulement de la montagne empêche toute circulation.
- Comment qu'on fait (ducon) (encore pardon mémé, mais des fois tu n'as pas d'autre issue que la vulgarité...)?
- Dans exactement 5 min. une voiturettte décolle du centre ville (1km vous pouvez y aller à pied ou prendre un taxi, mais vu qu'il décolle dans seulement 5 min. mieux vaut le taxi...) pour vous amener à une autre voiturette qui part de l'autre côté de l'éboulement.
-Merci. Salut."
5 Km plus loin, le centre ville...
"- Bonyour, kuf,kuf,kuf, elle est, kuf, déjà, kuf ,partie, kuf, la camionnette, kuf, pour , kuf, San Andrès de Pisimbala?
- (super mépris) Non, elle arrive d'un instant à l'autre, d'ici, une minute nada màs!
- Merci grosse "bip"."
Une heure et demi plus tard (et non une minute trente...) Arrive enfin cette foutue bagnole. Malgré tout, le moral des troupes reste bon. Pas d'insultes, pas de prise de bec, tous les cheveux restent sur la tête, Zen.
Hop, cinq minutes a l'arrière du pick-up et nous voici devant une sacrée chute de rocasses! Même en vélo il ne doit pas être évident de traverser ce bordel. Les pelles mécaniquent tentent de déblayer, pendant que de petits rochers trouvent encore amusant de dégringoler... Nous, on traverse religieusement les gravas, certains que la correspondance n'attend plus que nos miches...
Non, non, non, il faut attendre que le pick-up soit plein à craquer pour partir. Bien, patientons... Les gens devraient arriver vite! Non et non, il a fallu pas moins de deux heures! avant que la voiture ne soit pleine. Et deux heures nous attendent jusqu'à la San Andrès de Pisimbala...
Malgré tout, le moral des troupes reste bon. Pas d'insultes, pas de prises de bec, tous les cheveux restent sur la tête, Zen. Une journée pour normalement faire trois heures et demi de route... Normal. Routine.
SAN ANDRES DE PISIMBALA.
Nous voivi, enfin, à San Andrès de Pisimbala, au coeur de Tierradentro.
Ho ben dis donc... C'est plein de militaires ici! Qu'est ce qu'il se passe t-il donc? Y'a du FARC dans l'air ou quoi? Non non, contrôle du périmètre et sécurisation, pas de danger à l'horizon, R.A.S.
Ho ben dis donc... Les pré-pubères surarmés campent exactement juste devant la fenêtre de la cage à lapin que l'on vient de trouver. Oh, ils me parlent en plus, ils inspectent notre pièce par la fenêtre (simple mesure de curiosité), TU VEUX QUOI? Que je te prête MA guitare!?!?!? Mais heu, oui, bien sûr... Comment refuser à une si grande arme...heu si grande et... belle... âme... Tiens, vas-y, fout tes doigts sanguinaires sur le manche de ma gratte, il n'y a aucun problème. On peut faire un échange d'instrument de musique tant qu'on y est. Tu me prêtes la tienne et... Non? Non, d'accord. Tu n'as pas trop le sens de l'humour toi. Plus trop le sens de quoi que ce soit d'ailleurs.
(il faut savoir que l'ejercito colombien quadrille le périmètre comme je l'ai mentionné plus haut pour combattre d'éventuels FARCS. Mais ce n'est pas pour vérifier si l'épicier fait parti des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (qui n'ont au demeurant plus rien de révolutionnaires, s'étant retranchées sur le Sarko heu... narcotrafique...), s'il s'en cache un sous les jupes ou dans les greniers des vieilles mamies, et encore moins pour protéger le peuple. Uribe à dû prendre cette mesure afin que les sites pétroliers et les mines d'or, aux mains des États-Unis d'Amérique au négroïde président (celui là, Sarko ne peut pas le renvoyer dans son pays!), pour fournir leur matières précieuses aux entreprises colonisatrices. Mais officiellement, ils combattent pour les colombiens... Alors chut, ne le répettez pas, cela pourrait se savoir...)
De toute manière, nous avons d'autres chats à fouetter. Tierradentro et ses énigmes nous attendent.
Durant toutes la journée nous avons foulé du pied les territoires Paeces (c'est le petit groupe ethnique qui possède les terres), vous constaterez leur toute "bôôté" sur les images. Nous avons marché, marché, marché, en haut, en bas, puis re en haut, toute la sainte journée. Les montées et descentes sont foutument raides non d'un crotin de bique.
Si nous avons ainsi galopé et gambaaaadé c'est pour pouvoir aprécier les Hypogées pré-incas, uniques au monde (tombes funéraires où étaient déposées les urnes des morts. Ces sortes de caveaux, subtériens, étaient creusés à la main, à même la roche volcanique. Certaines conservent encore leurs peintures rouges et noires dont les motifs ornent les cavités).
Alto de Ségovia (30 hypogées), el Duende (je sais plus), el Aguacate (6 hypogées), el Alto de San Andrès (8 hypogées), el Tablón (ah, pas une seule cette fois, mais 8 statues du type de celles de San Agustin) etc. Un fascinant gruyère. Civilisation énigmatique. Des taupes funestes.
Bref, brif, brouf. Hop, on est fracassés de la journée et demain, un bus doit nous attendre à six heures du mat sur la petite place principale.
Six heures du mat, le lendemain...
"-Olà. Il fout quoi le bus pour Cali?
- Y'aura pas de bus aujourd'hui.
-Ah, c'est embêtant cela. Et pourquoi?
- Parcequ'un volcan vient d'entrer en érection heu oups (encore pardon...) éruption, le pont qui traverse le fleuve à été emporté et dix autres risquent le même sort.
-C'est une bonne excuse, ma foi."
Et rebelote. Pour sortir, c'est comme pour entrer. On te parachute à un endroit (où une antenne télévisée est venue couvrir l'heureux évènement médiatique), tu poirautes deux heures pour reprendre la même voiture, et ensuite tu fais du 25 km/h pendant deux autres heures pour qu'on te largue au bord de la panaméricaine, où, très certainement mais tu commences à devenir dubitatif, un autre bus t'achemineras (à fond la caisse cette fois-ci) au bout de deux heures et demi à Cali. Troisième ville afro d'Amérique du sud, capitale de la salsa et de la fête, et des plus jolies femmes.
Malgré tout, le moral des troupes reste bon. Pas d'insultes, pas de prises de bec, tous les cheveux restent sur la tête, Zeeeeen.
samedi 22 novembre 2008
lundi 10 novembre 2008
Chantal, Domi et Bernard en Equateur... Toute une histoire !
Ingrédients de cette aventure :
Incidents :
- Episodes divers et variés du mal des montagnes
-Turista
-Mal au coeur récurrent dans les bus.. surtout la nuit...
-Vomissements
-Trop froid... trop chaud... trop de pluie...
-Manque de sommeil
Accidents :
- Superbe entorse de la cheville après une chute spectaculaire dans le terminal de bus de Quito
-Magnifique écorchage de la jambe après une pauvre chute minable mais, à la Lagune de Quilotoa !
Rencontres :
-Un couple de hollandais tout à fait coincé, pincé et limite con
-Un guide voleur de couteau
-Une tarentule
-Chino et sa bande
-Galvan
-Un couple de hollandais (y'a eu un truc avec les hollandais !) super gentil, trop cool.. p'têt parce que c'était des jeunes... Rho, ça va je rigoooooooooooooole !
Tribulations :
-Ascension d'un volcan ( oui... heu... juste la fin ! )
-Ballade à cheval ( courte mais éprouvante pour certain...e ! )
-4 jours dans la jungle
-Passages réguliers de 0 à 4700m d'altitude ( le plus haut ) avec une moyenne de stagnation à 2500m
-Descente en vélo de Baños à Puyo ( presque.. la faute à la pluie.. ah... trop de pluie ! )
-Petit bain mouvementé dans l'océan pacifique qui ne porte pas bien son nom comme chacun sait
Hors donc, commençons par le commencement ça sera beaucoup plus simple pour tout le monde...
Lundi 20 octobre, 19h30 arrivée des parents à l'aéroport de Quito... Faut être honnête, nous étions un peu énervés-exités de les voir...
19h30, nous sommes en place derrière une poubelle surmontée d'un pot de fleurs... tactique tout voir sans être vu ! Bon, on a tout vu, tous les passagers de au moins 2 avions... mais de parents.. point...
Oh déception !
Rattage d'avion à Miami...
22h... même poubelle, même pot de fleurs... Mais cette fois les voilà ! 1ère impression : ce qu'ils sont blancs, les parents !!
Bisous bisous, embrassages, osculation de la tête aux pieds des mères, un taxi et nous voilà à l'hôtel... Fin de la 1ère journée, tout le monde au lit, mort de fatigue.
Mais dés le lendemain, efficacité oblige, 3 semaines pour faire tout ce qu'ils ont prévu, c'est chaud... En fait c'est impossible... Mais on va faire au mieux !
En 4 jours à Quito nous avons...
-choppé des torticolis à admirer églises, cathédrales et chapelles magnifiques avec de l'or, de l'or et encore un peu d'or parce que c'est joli l'or... et puis l'argent et l'or ça se mélange pas... parait-il... Dans ces mêmes lieux de cultes nous avons eu un aperçu de l'évangélisation violente et intransigeante des espagnols sur les indigènes ( nottamment à l'aide de peintures représentant les affres de l'enfer, ou encore l'ami Saint-Pierre choisissant les gentils blancs riches pour les envoyer direct au paradis alors que les méchants noirs pauvres et païens se retrouvaient direct dans le tableau précédent... ). Il y a eu aussi l'ascension du clocher à 70m de haut avec vue sur Quito ( Encore heureux ! A cette hauteur manquerait plus qu'il y ait un vis-à-vis !)... par... bibi... Abandon des autres en cours d'escaliers ou autres échelles branlantes... Nous ne sommes pas égaux devant le vertige !
-visité la maison de M. Rafael Correa, président de l'Equateur dont nous vous avons déjà parlé... en fait de maison le palais présidentiel, avec un petit aperçu sur l'entrée... pas plus... J'aurais quand même bien aimé voir l'Homme... et lui dire que bon.. maintenant fallait pas déconner ! Mais il était pas là... peut-être il avait piscine.. je sais pas...
-déambulé de nombreuses fois et à diverses heures sur la Plaza Grande, qui est très très yolie, arpenté les rues coloniales du vieux Quito très très yolies elles aussi. A Quito que du colonial rien de plus ancien, car à l'arrivée des conquistadors espagnols, l'Inca ( veuillez pardonner ma mémoire... son nom m'échappe...) décida de raser sa ville afin de ne rien laisser aux nouveaux envahisseurs ( ben oui les Incas en étaient déjà... pas tendres non plus... ).
-pris le téléphérique, nouvelle activité de Quito, qui nous a emporté à 4100 m d'altitude, à quelques 3h du sommet du volcan... Avant de commencer la grimpette, les appareils photos ont été largement dégainés dans le but de conserver la vue incroyable de cette ville qui s'étend tout en longueur coincée entre d'immenses sommets...
Précisions : A cet instant précis cela fait plusieurs jours que Chantal tente de se débarasser de ses maux de têtes et nausées, propres au mal des montagnes... mais sans grand succés... Quito est à environ 2500m et je vous rappelle que nous venons d'atteindre les 4100...
Le temps tourne mal, de gros nuages menaçants nous envahissent et nous cachent la vue... mais la tentation du volcan est trop grande... nous entamons la marche et là... un taxi à pattes et à poils, avec une grande queue et une belle crinière... se propose de nous avancer de 1h...
C'est parti, chacun sur sa monture... Oui mais.... pauvre Chantal, qui se laisse très vite envahir par une terreur certaine ! 1 h plus tard nous laissons repartir les chevaux avec les 2 guides adorables mais très angoissées de nous voir nous enfoncer dans cette mélasse et en nous faisant promettre qu'aux 1ères goutes de pluie nous ferions demi-tour pronto !
Coup de chance pas une goutte... mais le chemin est parfois difficile. Avant la dernière partie ( la plus hardue ), Domi et Chantal s'installent dans un renfoncement, à moitié frigorifiées et les 3 autres repartent...
Jérémi grimpe comme un chamoix, Bernard comme cabri et bibi comme une palourde... Finalement nous y arrivons ! Pas de vue trop de nuages, mais fiers comme si nous venions d'acquérir un bar-tabac tout neuf !
-nous avons... visité la Mitad del Mundo...
Quoi ? C'est long ??? Ah ben oui on a fait plein de trucs à Quito !
DONC...on ne niera pas que l'Equateur passe par l'Equateur ( héhéhé... ) et qu'en plus elle passe ( la ligne ) dans le coin. Nous arrivons donc dans un endroit dédié au milieu du monde et pardonnez moi, mais en dehors d'un batiment moche ( localisation que des zéros mais j'y comprends pas grand chose ) d'où part un beau tracé rouge ( LE MILIEU DU MONDE !!!!! Ouhouhou... ), quelques pavillons explicatifs et plein de restos et boutiques de souvenirs... pas grand chose à voir... Qui plus est... la ligne d'Equateur semble ne pas être bien localisée...elle serait 200m plus loin... Résultat la photo un pied de chaque côté de la ligne n'a aucun sens... mais qui y résiste ? Pas nous !
Au sortir de ce "parc d'attraction" un jeune homme nous accroche et nous propose de venir faire un tour dans son micro musée où il nous dévoilera la véritable histoire de l'Equateur ( la ligne... Faut suivre ! ). Nous nous laissons tenter et écoutons comme des enfants une conte, les recherches archéologiques, astrologiques et historiques réalisées autour de cet endroit un tant soit peu mythique et mystérieux. Je ne vais pas vous la refaire ( beaucoup trop compliqué de se rappeler de tout ! ) mais nous avons trouvé là, enfin, des informations sensées et interressantes, comme par exemple le fait que l'Equateur est le seul des pays traversés par la ligne possédant des montagnes ( et pas des montagnes de nains ! ) ce qui a permi de réaliser les mesures grâce à des repères fixes... bien entendu il nous a montré sur une carte la localisation de sites incas et pré-incas alignés sur diverses lignes géométriques d'équinoxes, solstices et autres trucs de soleil, saisons etc... Etrange tout de même, admettons le...
La Mitad del Mundo... oui, mais bon...
-un dernier petit truc !
Bernard a achevé Chantal ( toujour sous le joug du mal des montagnes ) en nous emmenant assisté à une corrida... enfin une corrida de bébé torreros... Malgré tout il faut reconnaitre que lorsque l'on n'est pas habitué, une mise à mort c'est toujours un peu hard core ! Mais Chantal va au bout de tout !
-PS : un concert de Malher gratuit dans le théatre Bolivar (ancien 1er théâtre d'Amérique du Sud, il est maintenant derrière celui de Buenos Aires)... Jusque là rien de bien extraodinaire... oui mais ce théâtre a été détruit à 70% par un incendie du Pizza Hut voisin ( je me passerai de faire des commentaires désobligeants sur ce type d'endroits... ), dont les propriétaires sont les plus célèbres avocats de Quito... Vous imaginez, que le pauvre théâtre Bolivar n'est pas prét d'être remis à neuf... Total, nous avons assisté à ce concert dans un décor de cinéma, les murs brulés, les blacons détruits, des structures métalliques surgissant de nulle-part et encore une légère odeur de brulé... Incroyable moment...
Voilà pour Quito, j'en ai probablement oublié, mais c'est comme ça, fallait venir si vous vouliez tout savoir !!
Rhooo mais oui je rigoooooooooooooooole encore...
Avant de vraiment quitter Quito, un petit aller-retour à Otavalo la ville de l'artisanat !
Otavalo possède un très grand marché allant de l'alimentation ( attention les yeux et les papilles dés que l'on s'approche des fruits !! ), à l'artisanat donc, en passant par tout ce que vous pouvez imaginer, si si, tout ! Le samedi c'est LE jour, donc nous y allons un samedi, pas con...
Chantal a du mal à profiter... toujours le soroche qui lui prend la tête, c'est le cas de le dire...
Les autres en revanche errent entre les stands de bijoux, habits, tissus, sacs, écharpes, tapis, attrape-rêves etc etc etc... Des couleurs plein les yeux, et le dollar en bandoulière...
Ici il est difficile de sortir de notre rôle de gringos plein de fric...
C'est aussi la loi...
Dernière nuit à Quito, avant de partir pour Lago Agrio.
Après quelques 4 jours à fouiner dans la capitale, nous prennons la route, direction la jungle.
Lever matinal, car 7h de bus nous attendent et nous devons arriver à tant pour trouver un guide ( pas le droit à l'erreur, aucune perte de temps sera tolérée... ).
Sacs à dos arnachés nous voilà tous les 5 à l'entrée du terminal de bus, moi en tête...
Et là, j'entends un " Domi ! " qui me glace le sang, je réalise le 1/2 tour le plus rapide du monde, juste à temps pour voir ma mère s'étaler de tout son long face contre terre, la tête heurtant le sol avec un sale bruit... genre poc...
Alors ça j'ai pas aimé, j'ai vraiment pas aimé ! Je veux dire, là j'ai au moins perdu 2 ans d'espérance de vie !
En un bond nous étions tous là, moi lui soulevant la tête... Et oui je sais FAUT SURTOUT PAS FAIRE ÇA... ben ouais mais j'ai même pas eu le temps d'y penser... Sont marrants eux... j'aurais bien aimé vous voir à ma place !
Bref... Soulevage de tête donc.. et ho surprise générale, rien... pas une goute de sang, pas une bosse, même pas un micro bleu ! Tour de controle intacte... ce qui n'est pas le cas des fondations. Dans la seconde maman nous dit que tout va bien sauf la magnifique entorse qu'elle vient de se faire à la cheville....
Oh B..... de P.... à M.... Comment on va faire !?!?!?!?
Nous n'en avons aucune idée mais c'est pas grave, nous ne louperons pas notre bus !
Et c'est claudiquante que Domi s'installe dans son fauteuil...
Ce sera un voyage long, quelque peu pénible, ( c'est toujours plus difficile quand il ya 2 fois plus de monde que de sièges... ), chaud, mais qu'importe les paysages sont grandioses et nous sentons déjà ce climat lourd, chaud et humide, que Jiji et moi affectionnons tant...
A peine arrivée, 2-3 questions et un coup de téléphone plus tard, et nous voilà installés face au président de la chambre de tourisme de Lago Agrio... A ce qu'il dit... aucune importance, ce que nous voulons c'est partir dés demain...
Ce qui bien entendu ne pose aucun problème... et le programme est alléchant...
9h du mat au garde à vous, on y va oui ou non ?!?
Oui mais avant il faut récupérer un couple de... je te le mets dans le mille mimile, un couple de Hollandais. Nous sautons dans le minibus... oui ma mère ne saute pas, elle grimpe comme elle peut... et nous fonçons à l'aéroport...
Débarassons nous d'rux dés maintenant : Arrivent alors Mr et Mme les hollandais ( aucun souvenir de leurs prénoms... ). 1er problème nous ne parlons pas hollandais, et eux pas espagnol... faudra se débrouiller avec un peu d'anglais et de français que Mr parle un peu.
Nous essayons de lier connaissance avec eux, après tout nous allons passer 4 jours ensemble autant que ce soit dans une bonne ambiance... Le truc c'est que pour ça il faut que tout le monde y mette du sien, ce qui n'arrivera pas.
En 4 jours nous sommes parvenus 1 seule fois à faire sourire Mme mais Mr... mission impossible, ils ont du perdre plein de kilos à force de ne pas manger les plats succulents concoctés pas Marco et Jennifer ( sauf les pates...ça les pates c'est bien, c'est sûr, on risque pas d'attraper des maladies rares et mortelles... ), leurs t-shirts blanc immaculé le sont restés ( alors ça je donnerais beaucoup pour savoir comment ils ont réussi ce coup là ), etc etc... Nous avons fini par savoir que leurs vacances de 3 semaines avaient débuté au Machu Picchu, vol direct ensuite pour les Galapagos et enfin la jungle... c'est sûr que ça a du leur faire drôle... tellement drôle qu'ils seront repartis avant la fin du 4ème jour !
Ça c'est fait n'en parlons plus...
Après 2h30 de mini-bus et 2h de pirogue nous arrivons à notre campement... pas d'électricité, pas de murs ( heureusement moustiquaire ), et l'eau de la lagune pour se doucher... Le rêve... Si si je suis très sérieuse, nous avons trouvé un coin de paradis dans lequel nous nous serions oubliés avec plaisir...
Notre guide "officiel" c'est Pato... Officiel ça veut dire que c'est lui notre meilleur ami, que nous allons tout faire avec lui, que c'est lui qui doit répondre à toutes nos questions etc... Et Pato est très gentil ( des cheveux à faire pâlir d'envie n'importe qui, vote unanime de la gente féminine ), très attentioné... mais se révèle un peu interressé par les gringos et tente d'oublier de me rendre MON couteau suisse offert par mon frangin avant le départ... Ça c'est pas beau et un peu décevant...
Mais ça n'est qu'une anecdote.
Le 1er soir nous partons de bottes chaussées faire une expédition nocturne ( à part Domi... )... Pendant 1h30 nous avançons dans la forêt, éclairée par nos frontales à la recherche d'insectes et autres bestioles... Nous croiserons araignées, vers luisants, oiseaux, cafards, papillons, feuilles phosphorescentes, chenilles...
Mais surtout chaque nuit passée se révèlera un concert extraordinaire et merveilleux que nous ne lasseront pas d'écouter...
Les jours suivants seront remplis de ballades en forêt mais de jour ( là encore faunes et flores incroyables pour nous pauvres européens, avec une belle tarentule en pochette surprise ! ), de navigations sur les lagunes et rivières labyrinthiques à la recherche d'oiseaux, anacondas dauphins, singes, caïmans et pirañas ( repérés : bébé ananconda de 1m de long... dauphins roses mais vite fait, les yeux des caïmans la nuit à fleur d'eau, une bande de singes qui nous ont observés avec la même tête d'ahuris que nous... Péchés : 2 pirañas par Domi ! ) et visite dans une communauté qui n'était autre chose qu'un apport financier pour la-dite communauté. Nous y avons fabriqué un pain de Yucca ( MIAM ! De toute façon la yucca ça rend fou... ), que nous avons payé un prix incohérent, puis nous avons du acheter des bijoux hors de prix aux enfants ( sous le regard attentif de la grand-mère ), et éviter de parler trop aux villageois qui de toute façon ne pouvaient pas articuler un mot pour cause d'états éthiliques avancés... franchement je ne vois pas trop l'intéret...
Et puis aussi... les courageux ( Domi, Jérémi et votre servitrice ou-teuse comme vous voulez ! ) ont plongés dans les eaux chaudes et marrons du rio, le soleil s'est montré le temps de darder ses rayons couchants sur la lagune... sons et lumières inoubliables et uniques, et... le meilleur pour la fin... Lors d'une sortie en pirogue, une PETITE tarentule s'est malicieusement glissée sous la main de Domi ( il faut savoir que ma mère est arachnophobe ! Sinon c'est franchement moins drôle !! ) , laquelle a oublié son entorse et s'est retouvé 3 fauteuils devant dans les bras de Chantal me laissant nez à nez avec la bête ! Wilson ( je vous en parle desuite... ) notre sauveur, s'est tranquillement levé, a fait office de support pour le monstre ( qui se promenait tranquillement sur son dos.... ) jusqu'à que nous la déposions proche de la rive... ni une ni deux elle a marché sur l'eau... SI ELLE A MARCHE SUR L'EAU et hop disparue dans un arbre !
Et maintenant un petit hommage à Wilson, qui lui n'était que l'homme des plantes et des animaux... voyez, c'était pas LE guide... Oui et ben, c'est avec lui que nous avons vu et appris le plus de choses, découvert les plantes et leurs vertus médicinales, manger des fourmis au gout de citrons, et observé beaucoup d'espèces soient repérés par ses yeux d'homme de la forêt soient attirés par ses imitations parfaites... Un soir il s'est éloigné de quelques mètres de notre campement, il a trifouillé 5 min et est revenu avec un bébé caïman que nous avons caliné même si lui il était pas trop calin !
Wilson...
La jungle nous y sommes vraiment bien, nous aimerions que le temps s'arrète un peu, mais heu... ça c'est pas possible !
Retour à Lago Agrio ( ce qui signifie lac amer... en référence à la ville du même nom aux USA et pour les mêmes raisons, à savoir un important gisement de pétrole qui fait se lécher les babines des puissances de ce beau monde, et qui bien sûr n'ont absolument rien à foutre ( pardonnez mais enfin là... ) de détruire encore et toujours le bassin amazonien qui ne l'oublions pas nous tient pas mal en vie... )... et départ le soir même pour Quito qui ne sera qu'une escale obligée dans le trajet.
Et là... bon je reconnais que les chauffeurs de bus sont fort peu délicats, j'irais même jusqu'à dire que la route c'est un jeu de voitures géants... A fond la caisse, les virages on les prend comme ils arrivent, ça passe... ça passe toujours ! Oui mais bon, il ne faut pas être trop sensible aux transports...
Ce qui n'est pas le cas de Chantal... qui passe une nuit horrible, mal au coeur et ce qui va avec ce genre de maux...
A peine arrivés à Quito, les yeux au milieu de la figure... surtout Chantal... nous repartons direction Latacunga et de Latacunga à Quilotoa...
Nous ferons ce dernier trajet à l'arrière d'une camionnette, avec quelques centaines de kilos, d'oignons, tomates, patates etc... en l'espace de 2 heures nous nous retrouvons à 4000m d'altitude en passant par des paysages une fois de plus abasourdissant de beauté...
Quilotoa, ce sont quelques maisons... enfin surtout des gites pour nous les blancos, qui flanquent la lagune de Quilotoa... qui n'est autre qu'un lac immense se reposant dans le cratère d'un volcan... Les photos parlent d'elles-mêmes...
A l'arrivée les troupes commencent à partir en débacle...Chantal épuisée par ce long trajet commence sa nuit vers 16h ( avec une vague pause 3 cuillères de soupe...) et maman résiste jusqu'après le repas, moment où elle subit une attaque en force de turista doublée... du mal des montagnes... elle sera morte jusqu'à ce que nous redescendions le lendemain après -midi...
Les autres se portent bien !
Ah j'oubliais.. en dehors de la salle à manger chauffée par un bon gros poële, les chambres sont glaciales et la douche un enfer... mais l'endroit est une merveille, qu'importe alors le froid...
Le lendemain matin nous décidons de vite aller faire un tour vers la Lagune, en espérant que maman ne trépasse pas dans son lit qu'elle n'envisage plus de quitter...
Jiji et moi abandonnons mon père et Chantal pour faire le plus possible du tour du volcan.. le tour entier est trop long... Et c'est en prenant une photo que je me vautre comme une pauvre crotte, et que je reviens la jambe en sang pour moi aussi faire mon interressante ! ;o)
Nous revenons bien vite afin de redescendre à Latacunga et filer vers Baños ce qui devrait sauver Domi... et c'est là que le côté obscur du village se révèle... Déjà, depuis le matin nous nous faisions harceler pour acheter,n'importe quoi mais acheter... ce que nous avions fait ( comment résiter aux écharpes et bonnets si yolis ! ), mais qu'importe ça n'était pas suffisant. Il était convenu que notre chauffeurde l'aller vienne nous reprendre et nous ramène... mais comme par hasard Balthazar, impossible de joindre le garçon au moment de partir... mais coup de chance, justement une autre chauffeur se présente ! Ça alors quand même, c'est vraiment du bol ! Sauf que lui nous demande 50 $ ! La montée nous en avait couté 10.... Connaissant un peu les prix pratiqués en Equateur, 50 $ c'est une somme énorme surtout pour ce trajet...
2 français se joignent à nous et nous partons pour 25 $... Hélas à l'arrivée notre chauffeur refuse l'argent et demande toujours plus... il faudra que je pique une bonne vieille colère et que Jérémi lui donne l'argent de force...
Ce sont des moments écoeurants et inévitables mais qui tachent un peu un voyage...
Passons...
Avant l'arrivée à Baños, c'était oublié et maman avait retrouvé une couleur humaine et l'espoir que oui son mal était curable !
Baños vit accrochée à un volcan ( y'a plein de volcans ici... l'Auvergne est insignifiante à côté ! ). Et ce volcan, il y a quelques années s'est un peu énervé ( coulées laves, cendres et tous les trucs de volcan )... la ville a été évacuée dans l'attente que le calme revienne... mais le temps passant , les risques de nouvelles éruptions étaient toujours présents et les habitants n'étaient pas autorisés à regagner leurs foyers... Lassés de patienter, les bañiens ( c'est un essai.. ) n'ont plus tenu compte de l'interdiction et sont rentrés chez eux... depuis le volcan crachotte et peut à tout moment se réveiller, mais les touristes équatoriens et étrangers sont revenus profiter de toutes les possibilités qu'offrent Baños.
Le doux climat de la ville a redonné des forces à tout le monde, et après s'être gavés de la spécialité, du caramel de sucre de canne que les fabriquants travaillent sous nos yeux toute la journée à la force des bras ( énormissimément délicieux... ), certains ont enfourché des VTT pourris pour faire la descente jusqu'à Puyo ( 61 km ), et certaines sont parties explorer les cascades du coin.
Tout le monde est revenu mouillé mais les cyclistes plus... la pluie les aura arrétés à quelques km de Puyo. Quelques dollars dépensés dans de jolis souvenirs et il faut déjà repartir le temps passe...
Prochaine étape... cette chère bonne vieille ville de Cuenca... soyons honnêtes, dans le bus y'en a deux qui sont surexcités... les km défilent et nous arrivons enfin... C'est un peu comme de rentrer chez nous... En peu de temps nous y avions ttrouvé nos repères, nos amis, nos habitudes...
passage express à l'hôtel, judicieusement choisi pour sa localisation... 2 cuadras de la Siembra !
Et nous filons faire la surpise à Chino...
... qui évidemment n'est pas là !
C'est Giovanni qui nous accueille, placide à son habitude, mais avec dans le fond de l'oeil une lumière qui nous émeut...
Nous nous installons et quelques minutes après Chino entre ( l'oeil vitreux pour le coup, et la barbe fatiguée, mais viennent de se dérouler les fêtes de Cuenca célèbres dans tout l'Equateur... ceci explique cela... ), et met quelques secondes à comprendre... Je crois qu'il a failli nous claquer sous le nez ! Après s'être retenu à une table, nous nous retrouvons, calins, bisous et larmes à l'oeil...
Les parents sont accueillis comme des rois et admettons-le, tout la bande craque pour Chantal !
Les jours que nous passons là-bas, sont consacrés à Cuenca tant que le soleil... heu la pluie pardon, est là et à la Siembra dés que la nuit arrive...
Comme prévu Bernard, Domi et Chantal tombent sous le charme de Cuenca ( et de Chino, et de Pablo, et de Martin et d'Esteban et... oh ça suffit là ! ).
En vrac, dans le désordre et de façon aléatoire : visite du musée du chapeau ( l'histoire du panama qui n'est pas un panama mais un Montechristi, si on ne vous l'a pas racontée, on vous la racontera à notre retour, promis juré ! ), dégustation du chancho al horno ( cochon entier au four ) et du chanco à la barbosa ( le même mais version méchoui ), visite à notre ancienne propriétaire, déambulations dans les rues de Cuenca, achats ,des tas d'achats ( ça c'est bien ! ), visite du museo del banco ( super déçus nous étions, mème si nous avons vu de vraies têtes réduites... ) et d'un vivarium, excursion à Ingapirca plus grand site inca et pré-inca d'Equateur, et apprentissage du cuarenta pour les parents en buvant plein de coups.
Et oh, j'oubliais... rencontre avec le Che, propriétaire du resto où l'on mange le délicieux chancho a la barbosa... C'est le même qui a fait travailler Jérémi toute une journée... Petit moment d'émotion quand nous l'avons quitté, surtout pour Jé.
Les soirs nous ( c'est à dire le grand roux...merde je me plante tout le temps...pardon... le grand blond vénitien et moi-même... ) les avons consacrés au maximum à notre potissime Chino...
Le dernier soir, l'ambiance était un peu lourde, et c'est la voix tremblotante que je suis retournée à l'hôtel, la mort dans l'âme... merde c'est dur de quitter les gens...
Mais c'était sans compter sur Chinito...
A 7h10 le lendemain matin nous étions sur le point de monter une fois de plus dans un bus, quand il est arrivé pour nous dire aurevoir une dernière fois...
Avant-dernier trajet : Cuenca-Guayaquil-Santa Elena-Ayampe...
Oui vous connaissez déjà... Nous y avions séjournés 2 jours, chez Galvan, lorsque nous étions aller voir les baleines...
Nous ne pouvions pas laisser partir les parents sans voir le paradis !
De nouveau l'ambiance chaude et moite ( et pluvieuse... ) de la forêt toute proche, les bruits et les odeurs, les fleurs multicolores et les colibris...
Galvan est absent.. mais heureusement un couple de... Hollandais est là pour nous accueillir, informé de notre arrivée.
Eux non plus, je ne me souviens pas de leurs prénoms, mais nous avons passé avec eux quelques moments vraiment sympathiques, et les mères sont tombées sous le charme du jeune hollandais !
Dés le retour de Galvan, c'est la fête, là encore une accueil d'une grande chaleur. Nous y passerons 1 nuit mais à chaque instant (et à chaque repas ! Indescriptible ce que nous avons mangé... ) Galvan fera en sorte que l'on soit bien..
Peu d'activités culturelles à Ayampe mais heureusement ! L'océan nous attend, tiède mais violent ! Nous prendrons presque tous un bain, malmenés par les vagues et les galets qui viennent frapper nos mollets, Jérémi fera sa 1ere tentative de surf... ( oui ben c'était la 1ère fois en même temps... A quoi vous vous attendiez !?!?! ), et tout le monde repartira avec sa petite collection de cailloux multicolores et coquillages.
Et puis l'heure fatidique arrive... Encore une fois quitter un ami. Ciao Galvan !
Il nous faut rejoindre Puerto Lopez pour le bus de nuit à Quito. Ce court trajet se fera dans une autre camionette, sous le ciel étoilée de la côte... dernier instant arrété et gravé dans nos mémoires.
Dernier trajet donc, de nuit au grand désespoir de Chantal, qui plie mais ne rompt pas (...) et pas de bol, un chauffeur super fou ! C'est bien simple, je crois qu'il a passé la nuit a essayé de renverser le bus... vous savez comme les 2-chevaux...
Dimanche , dernière journée passée ensemble... la fatigue l'emporte un peu... mais le soir venu, les sacs faits, nous nous retrouvons autour d'un bon vin et d'un bon repas.
La soirée se termine tôt, les paupières se font très lourdes et le réveil va sonner à 4h45...
Ce matin nous avons donc accompagné Chantal, Domi et Bernard à l'aéroport...
Avec la très nette impression que nous venions à peine de les accueillir...
En l'espace de quelques minutes ils ont disparus... Nous avions bien les yeux brillants de les quitter, mais bientôt il y aura de nouvelles retrouvailles.
Papa, Maman et Chantal, merci de ces 3 semaines passées avec nous, c'étaient de grands moments de joies et de bonheur. Et pour nous une nouvelle façon de voyager. Nous espérons que pour vous il n'y aura que de bons souvenirs.
Quant à nous, nous prennons quelques jours de repos à Quito, avant de partir vers la Colombie..
J'espère que ce récit n'aura pas été trop fastidieux...
A bientôt familles et ami-es...
Incidents :
- Episodes divers et variés du mal des montagnes
-Turista
-Mal au coeur récurrent dans les bus.. surtout la nuit...
-Vomissements
-Trop froid... trop chaud... trop de pluie...
-Manque de sommeil
Accidents :
- Superbe entorse de la cheville après une chute spectaculaire dans le terminal de bus de Quito
-Magnifique écorchage de la jambe après une pauvre chute minable mais, à la Lagune de Quilotoa !
Rencontres :
-Un couple de hollandais tout à fait coincé, pincé et limite con
-Un guide voleur de couteau
-Une tarentule
-Chino et sa bande
-Galvan
-Un couple de hollandais (y'a eu un truc avec les hollandais !) super gentil, trop cool.. p'têt parce que c'était des jeunes... Rho, ça va je rigoooooooooooooole !
Tribulations :
-Ascension d'un volcan ( oui... heu... juste la fin ! )
-Ballade à cheval ( courte mais éprouvante pour certain...e ! )
-4 jours dans la jungle
-Passages réguliers de 0 à 4700m d'altitude ( le plus haut ) avec une moyenne de stagnation à 2500m
-Descente en vélo de Baños à Puyo ( presque.. la faute à la pluie.. ah... trop de pluie ! )
-Petit bain mouvementé dans l'océan pacifique qui ne porte pas bien son nom comme chacun sait
Hors donc, commençons par le commencement ça sera beaucoup plus simple pour tout le monde...
Lundi 20 octobre, 19h30 arrivée des parents à l'aéroport de Quito... Faut être honnête, nous étions un peu énervés-exités de les voir...
19h30, nous sommes en place derrière une poubelle surmontée d'un pot de fleurs... tactique tout voir sans être vu ! Bon, on a tout vu, tous les passagers de au moins 2 avions... mais de parents.. point...
Oh déception !
Rattage d'avion à Miami...
22h... même poubelle, même pot de fleurs... Mais cette fois les voilà ! 1ère impression : ce qu'ils sont blancs, les parents !!
Bisous bisous, embrassages, osculation de la tête aux pieds des mères, un taxi et nous voilà à l'hôtel... Fin de la 1ère journée, tout le monde au lit, mort de fatigue.
Mais dés le lendemain, efficacité oblige, 3 semaines pour faire tout ce qu'ils ont prévu, c'est chaud... En fait c'est impossible... Mais on va faire au mieux !
En 4 jours à Quito nous avons...
-choppé des torticolis à admirer églises, cathédrales et chapelles magnifiques avec de l'or, de l'or et encore un peu d'or parce que c'est joli l'or... et puis l'argent et l'or ça se mélange pas... parait-il... Dans ces mêmes lieux de cultes nous avons eu un aperçu de l'évangélisation violente et intransigeante des espagnols sur les indigènes ( nottamment à l'aide de peintures représentant les affres de l'enfer, ou encore l'ami Saint-Pierre choisissant les gentils blancs riches pour les envoyer direct au paradis alors que les méchants noirs pauvres et païens se retrouvaient direct dans le tableau précédent... ). Il y a eu aussi l'ascension du clocher à 70m de haut avec vue sur Quito ( Encore heureux ! A cette hauteur manquerait plus qu'il y ait un vis-à-vis !)... par... bibi... Abandon des autres en cours d'escaliers ou autres échelles branlantes... Nous ne sommes pas égaux devant le vertige !
-visité la maison de M. Rafael Correa, président de l'Equateur dont nous vous avons déjà parlé... en fait de maison le palais présidentiel, avec un petit aperçu sur l'entrée... pas plus... J'aurais quand même bien aimé voir l'Homme... et lui dire que bon.. maintenant fallait pas déconner ! Mais il était pas là... peut-être il avait piscine.. je sais pas...
-déambulé de nombreuses fois et à diverses heures sur la Plaza Grande, qui est très très yolie, arpenté les rues coloniales du vieux Quito très très yolies elles aussi. A Quito que du colonial rien de plus ancien, car à l'arrivée des conquistadors espagnols, l'Inca ( veuillez pardonner ma mémoire... son nom m'échappe...) décida de raser sa ville afin de ne rien laisser aux nouveaux envahisseurs ( ben oui les Incas en étaient déjà... pas tendres non plus... ).
-pris le téléphérique, nouvelle activité de Quito, qui nous a emporté à 4100 m d'altitude, à quelques 3h du sommet du volcan... Avant de commencer la grimpette, les appareils photos ont été largement dégainés dans le but de conserver la vue incroyable de cette ville qui s'étend tout en longueur coincée entre d'immenses sommets...
Précisions : A cet instant précis cela fait plusieurs jours que Chantal tente de se débarasser de ses maux de têtes et nausées, propres au mal des montagnes... mais sans grand succés... Quito est à environ 2500m et je vous rappelle que nous venons d'atteindre les 4100...
Le temps tourne mal, de gros nuages menaçants nous envahissent et nous cachent la vue... mais la tentation du volcan est trop grande... nous entamons la marche et là... un taxi à pattes et à poils, avec une grande queue et une belle crinière... se propose de nous avancer de 1h...
C'est parti, chacun sur sa monture... Oui mais.... pauvre Chantal, qui se laisse très vite envahir par une terreur certaine ! 1 h plus tard nous laissons repartir les chevaux avec les 2 guides adorables mais très angoissées de nous voir nous enfoncer dans cette mélasse et en nous faisant promettre qu'aux 1ères goutes de pluie nous ferions demi-tour pronto !
Coup de chance pas une goutte... mais le chemin est parfois difficile. Avant la dernière partie ( la plus hardue ), Domi et Chantal s'installent dans un renfoncement, à moitié frigorifiées et les 3 autres repartent...
Jérémi grimpe comme un chamoix, Bernard comme cabri et bibi comme une palourde... Finalement nous y arrivons ! Pas de vue trop de nuages, mais fiers comme si nous venions d'acquérir un bar-tabac tout neuf !
-nous avons... visité la Mitad del Mundo...
Quoi ? C'est long ??? Ah ben oui on a fait plein de trucs à Quito !
DONC...on ne niera pas que l'Equateur passe par l'Equateur ( héhéhé... ) et qu'en plus elle passe ( la ligne ) dans le coin. Nous arrivons donc dans un endroit dédié au milieu du monde et pardonnez moi, mais en dehors d'un batiment moche ( localisation que des zéros mais j'y comprends pas grand chose ) d'où part un beau tracé rouge ( LE MILIEU DU MONDE !!!!! Ouhouhou... ), quelques pavillons explicatifs et plein de restos et boutiques de souvenirs... pas grand chose à voir... Qui plus est... la ligne d'Equateur semble ne pas être bien localisée...elle serait 200m plus loin... Résultat la photo un pied de chaque côté de la ligne n'a aucun sens... mais qui y résiste ? Pas nous !
Au sortir de ce "parc d'attraction" un jeune homme nous accroche et nous propose de venir faire un tour dans son micro musée où il nous dévoilera la véritable histoire de l'Equateur ( la ligne... Faut suivre ! ). Nous nous laissons tenter et écoutons comme des enfants une conte, les recherches archéologiques, astrologiques et historiques réalisées autour de cet endroit un tant soit peu mythique et mystérieux. Je ne vais pas vous la refaire ( beaucoup trop compliqué de se rappeler de tout ! ) mais nous avons trouvé là, enfin, des informations sensées et interressantes, comme par exemple le fait que l'Equateur est le seul des pays traversés par la ligne possédant des montagnes ( et pas des montagnes de nains ! ) ce qui a permi de réaliser les mesures grâce à des repères fixes... bien entendu il nous a montré sur une carte la localisation de sites incas et pré-incas alignés sur diverses lignes géométriques d'équinoxes, solstices et autres trucs de soleil, saisons etc... Etrange tout de même, admettons le...
La Mitad del Mundo... oui, mais bon...
-un dernier petit truc !
Bernard a achevé Chantal ( toujour sous le joug du mal des montagnes ) en nous emmenant assisté à une corrida... enfin une corrida de bébé torreros... Malgré tout il faut reconnaitre que lorsque l'on n'est pas habitué, une mise à mort c'est toujours un peu hard core ! Mais Chantal va au bout de tout !
-PS : un concert de Malher gratuit dans le théatre Bolivar (ancien 1er théâtre d'Amérique du Sud, il est maintenant derrière celui de Buenos Aires)... Jusque là rien de bien extraodinaire... oui mais ce théâtre a été détruit à 70% par un incendie du Pizza Hut voisin ( je me passerai de faire des commentaires désobligeants sur ce type d'endroits... ), dont les propriétaires sont les plus célèbres avocats de Quito... Vous imaginez, que le pauvre théâtre Bolivar n'est pas prét d'être remis à neuf... Total, nous avons assisté à ce concert dans un décor de cinéma, les murs brulés, les blacons détruits, des structures métalliques surgissant de nulle-part et encore une légère odeur de brulé... Incroyable moment...
Voilà pour Quito, j'en ai probablement oublié, mais c'est comme ça, fallait venir si vous vouliez tout savoir !!
Rhooo mais oui je rigoooooooooooooooole encore...
Avant de vraiment quitter Quito, un petit aller-retour à Otavalo la ville de l'artisanat !
Otavalo possède un très grand marché allant de l'alimentation ( attention les yeux et les papilles dés que l'on s'approche des fruits !! ), à l'artisanat donc, en passant par tout ce que vous pouvez imaginer, si si, tout ! Le samedi c'est LE jour, donc nous y allons un samedi, pas con...
Chantal a du mal à profiter... toujours le soroche qui lui prend la tête, c'est le cas de le dire...
Les autres en revanche errent entre les stands de bijoux, habits, tissus, sacs, écharpes, tapis, attrape-rêves etc etc etc... Des couleurs plein les yeux, et le dollar en bandoulière...
Ici il est difficile de sortir de notre rôle de gringos plein de fric...
C'est aussi la loi...
Dernière nuit à Quito, avant de partir pour Lago Agrio.
Après quelques 4 jours à fouiner dans la capitale, nous prennons la route, direction la jungle.
Lever matinal, car 7h de bus nous attendent et nous devons arriver à tant pour trouver un guide ( pas le droit à l'erreur, aucune perte de temps sera tolérée... ).
Sacs à dos arnachés nous voilà tous les 5 à l'entrée du terminal de bus, moi en tête...
Et là, j'entends un " Domi ! " qui me glace le sang, je réalise le 1/2 tour le plus rapide du monde, juste à temps pour voir ma mère s'étaler de tout son long face contre terre, la tête heurtant le sol avec un sale bruit... genre poc...
Alors ça j'ai pas aimé, j'ai vraiment pas aimé ! Je veux dire, là j'ai au moins perdu 2 ans d'espérance de vie !
En un bond nous étions tous là, moi lui soulevant la tête... Et oui je sais FAUT SURTOUT PAS FAIRE ÇA... ben ouais mais j'ai même pas eu le temps d'y penser... Sont marrants eux... j'aurais bien aimé vous voir à ma place !
Bref... Soulevage de tête donc.. et ho surprise générale, rien... pas une goute de sang, pas une bosse, même pas un micro bleu ! Tour de controle intacte... ce qui n'est pas le cas des fondations. Dans la seconde maman nous dit que tout va bien sauf la magnifique entorse qu'elle vient de se faire à la cheville....
Oh B..... de P.... à M.... Comment on va faire !?!?!?!?
Nous n'en avons aucune idée mais c'est pas grave, nous ne louperons pas notre bus !
Et c'est claudiquante que Domi s'installe dans son fauteuil...
Ce sera un voyage long, quelque peu pénible, ( c'est toujours plus difficile quand il ya 2 fois plus de monde que de sièges... ), chaud, mais qu'importe les paysages sont grandioses et nous sentons déjà ce climat lourd, chaud et humide, que Jiji et moi affectionnons tant...
A peine arrivée, 2-3 questions et un coup de téléphone plus tard, et nous voilà installés face au président de la chambre de tourisme de Lago Agrio... A ce qu'il dit... aucune importance, ce que nous voulons c'est partir dés demain...
Ce qui bien entendu ne pose aucun problème... et le programme est alléchant...
9h du mat au garde à vous, on y va oui ou non ?!?
Oui mais avant il faut récupérer un couple de... je te le mets dans le mille mimile, un couple de Hollandais. Nous sautons dans le minibus... oui ma mère ne saute pas, elle grimpe comme elle peut... et nous fonçons à l'aéroport...
Débarassons nous d'rux dés maintenant : Arrivent alors Mr et Mme les hollandais ( aucun souvenir de leurs prénoms... ). 1er problème nous ne parlons pas hollandais, et eux pas espagnol... faudra se débrouiller avec un peu d'anglais et de français que Mr parle un peu.
Nous essayons de lier connaissance avec eux, après tout nous allons passer 4 jours ensemble autant que ce soit dans une bonne ambiance... Le truc c'est que pour ça il faut que tout le monde y mette du sien, ce qui n'arrivera pas.
En 4 jours nous sommes parvenus 1 seule fois à faire sourire Mme mais Mr... mission impossible, ils ont du perdre plein de kilos à force de ne pas manger les plats succulents concoctés pas Marco et Jennifer ( sauf les pates...ça les pates c'est bien, c'est sûr, on risque pas d'attraper des maladies rares et mortelles... ), leurs t-shirts blanc immaculé le sont restés ( alors ça je donnerais beaucoup pour savoir comment ils ont réussi ce coup là ), etc etc... Nous avons fini par savoir que leurs vacances de 3 semaines avaient débuté au Machu Picchu, vol direct ensuite pour les Galapagos et enfin la jungle... c'est sûr que ça a du leur faire drôle... tellement drôle qu'ils seront repartis avant la fin du 4ème jour !
Ça c'est fait n'en parlons plus...
Après 2h30 de mini-bus et 2h de pirogue nous arrivons à notre campement... pas d'électricité, pas de murs ( heureusement moustiquaire ), et l'eau de la lagune pour se doucher... Le rêve... Si si je suis très sérieuse, nous avons trouvé un coin de paradis dans lequel nous nous serions oubliés avec plaisir...
Notre guide "officiel" c'est Pato... Officiel ça veut dire que c'est lui notre meilleur ami, que nous allons tout faire avec lui, que c'est lui qui doit répondre à toutes nos questions etc... Et Pato est très gentil ( des cheveux à faire pâlir d'envie n'importe qui, vote unanime de la gente féminine ), très attentioné... mais se révèle un peu interressé par les gringos et tente d'oublier de me rendre MON couteau suisse offert par mon frangin avant le départ... Ça c'est pas beau et un peu décevant...
Mais ça n'est qu'une anecdote.
Le 1er soir nous partons de bottes chaussées faire une expédition nocturne ( à part Domi... )... Pendant 1h30 nous avançons dans la forêt, éclairée par nos frontales à la recherche d'insectes et autres bestioles... Nous croiserons araignées, vers luisants, oiseaux, cafards, papillons, feuilles phosphorescentes, chenilles...
Mais surtout chaque nuit passée se révèlera un concert extraordinaire et merveilleux que nous ne lasseront pas d'écouter...
Les jours suivants seront remplis de ballades en forêt mais de jour ( là encore faunes et flores incroyables pour nous pauvres européens, avec une belle tarentule en pochette surprise ! ), de navigations sur les lagunes et rivières labyrinthiques à la recherche d'oiseaux, anacondas dauphins, singes, caïmans et pirañas ( repérés : bébé ananconda de 1m de long... dauphins roses mais vite fait, les yeux des caïmans la nuit à fleur d'eau, une bande de singes qui nous ont observés avec la même tête d'ahuris que nous... Péchés : 2 pirañas par Domi ! ) et visite dans une communauté qui n'était autre chose qu'un apport financier pour la-dite communauté. Nous y avons fabriqué un pain de Yucca ( MIAM ! De toute façon la yucca ça rend fou... ), que nous avons payé un prix incohérent, puis nous avons du acheter des bijoux hors de prix aux enfants ( sous le regard attentif de la grand-mère ), et éviter de parler trop aux villageois qui de toute façon ne pouvaient pas articuler un mot pour cause d'états éthiliques avancés... franchement je ne vois pas trop l'intéret...
Et puis aussi... les courageux ( Domi, Jérémi et votre servitrice ou-teuse comme vous voulez ! ) ont plongés dans les eaux chaudes et marrons du rio, le soleil s'est montré le temps de darder ses rayons couchants sur la lagune... sons et lumières inoubliables et uniques, et... le meilleur pour la fin... Lors d'une sortie en pirogue, une PETITE tarentule s'est malicieusement glissée sous la main de Domi ( il faut savoir que ma mère est arachnophobe ! Sinon c'est franchement moins drôle !! ) , laquelle a oublié son entorse et s'est retouvé 3 fauteuils devant dans les bras de Chantal me laissant nez à nez avec la bête ! Wilson ( je vous en parle desuite... ) notre sauveur, s'est tranquillement levé, a fait office de support pour le monstre ( qui se promenait tranquillement sur son dos.... ) jusqu'à que nous la déposions proche de la rive... ni une ni deux elle a marché sur l'eau... SI ELLE A MARCHE SUR L'EAU et hop disparue dans un arbre !
Et maintenant un petit hommage à Wilson, qui lui n'était que l'homme des plantes et des animaux... voyez, c'était pas LE guide... Oui et ben, c'est avec lui que nous avons vu et appris le plus de choses, découvert les plantes et leurs vertus médicinales, manger des fourmis au gout de citrons, et observé beaucoup d'espèces soient repérés par ses yeux d'homme de la forêt soient attirés par ses imitations parfaites... Un soir il s'est éloigné de quelques mètres de notre campement, il a trifouillé 5 min et est revenu avec un bébé caïman que nous avons caliné même si lui il était pas trop calin !
Wilson...
La jungle nous y sommes vraiment bien, nous aimerions que le temps s'arrète un peu, mais heu... ça c'est pas possible !
Retour à Lago Agrio ( ce qui signifie lac amer... en référence à la ville du même nom aux USA et pour les mêmes raisons, à savoir un important gisement de pétrole qui fait se lécher les babines des puissances de ce beau monde, et qui bien sûr n'ont absolument rien à foutre ( pardonnez mais enfin là... ) de détruire encore et toujours le bassin amazonien qui ne l'oublions pas nous tient pas mal en vie... )... et départ le soir même pour Quito qui ne sera qu'une escale obligée dans le trajet.
Et là... bon je reconnais que les chauffeurs de bus sont fort peu délicats, j'irais même jusqu'à dire que la route c'est un jeu de voitures géants... A fond la caisse, les virages on les prend comme ils arrivent, ça passe... ça passe toujours ! Oui mais bon, il ne faut pas être trop sensible aux transports...
Ce qui n'est pas le cas de Chantal... qui passe une nuit horrible, mal au coeur et ce qui va avec ce genre de maux...
A peine arrivés à Quito, les yeux au milieu de la figure... surtout Chantal... nous repartons direction Latacunga et de Latacunga à Quilotoa...
Nous ferons ce dernier trajet à l'arrière d'une camionnette, avec quelques centaines de kilos, d'oignons, tomates, patates etc... en l'espace de 2 heures nous nous retrouvons à 4000m d'altitude en passant par des paysages une fois de plus abasourdissant de beauté...
Quilotoa, ce sont quelques maisons... enfin surtout des gites pour nous les blancos, qui flanquent la lagune de Quilotoa... qui n'est autre qu'un lac immense se reposant dans le cratère d'un volcan... Les photos parlent d'elles-mêmes...
A l'arrivée les troupes commencent à partir en débacle...Chantal épuisée par ce long trajet commence sa nuit vers 16h ( avec une vague pause 3 cuillères de soupe...) et maman résiste jusqu'après le repas, moment où elle subit une attaque en force de turista doublée... du mal des montagnes... elle sera morte jusqu'à ce que nous redescendions le lendemain après -midi...
Les autres se portent bien !
Ah j'oubliais.. en dehors de la salle à manger chauffée par un bon gros poële, les chambres sont glaciales et la douche un enfer... mais l'endroit est une merveille, qu'importe alors le froid...
Le lendemain matin nous décidons de vite aller faire un tour vers la Lagune, en espérant que maman ne trépasse pas dans son lit qu'elle n'envisage plus de quitter...
Jiji et moi abandonnons mon père et Chantal pour faire le plus possible du tour du volcan.. le tour entier est trop long... Et c'est en prenant une photo que je me vautre comme une pauvre crotte, et que je reviens la jambe en sang pour moi aussi faire mon interressante ! ;o)
Nous revenons bien vite afin de redescendre à Latacunga et filer vers Baños ce qui devrait sauver Domi... et c'est là que le côté obscur du village se révèle... Déjà, depuis le matin nous nous faisions harceler pour acheter,n'importe quoi mais acheter... ce que nous avions fait ( comment résiter aux écharpes et bonnets si yolis ! ), mais qu'importe ça n'était pas suffisant. Il était convenu que notre chauffeurde l'aller vienne nous reprendre et nous ramène... mais comme par hasard Balthazar, impossible de joindre le garçon au moment de partir... mais coup de chance, justement une autre chauffeur se présente ! Ça alors quand même, c'est vraiment du bol ! Sauf que lui nous demande 50 $ ! La montée nous en avait couté 10.... Connaissant un peu les prix pratiqués en Equateur, 50 $ c'est une somme énorme surtout pour ce trajet...
2 français se joignent à nous et nous partons pour 25 $... Hélas à l'arrivée notre chauffeur refuse l'argent et demande toujours plus... il faudra que je pique une bonne vieille colère et que Jérémi lui donne l'argent de force...
Ce sont des moments écoeurants et inévitables mais qui tachent un peu un voyage...
Passons...
Avant l'arrivée à Baños, c'était oublié et maman avait retrouvé une couleur humaine et l'espoir que oui son mal était curable !
Baños vit accrochée à un volcan ( y'a plein de volcans ici... l'Auvergne est insignifiante à côté ! ). Et ce volcan, il y a quelques années s'est un peu énervé ( coulées laves, cendres et tous les trucs de volcan )... la ville a été évacuée dans l'attente que le calme revienne... mais le temps passant , les risques de nouvelles éruptions étaient toujours présents et les habitants n'étaient pas autorisés à regagner leurs foyers... Lassés de patienter, les bañiens ( c'est un essai.. ) n'ont plus tenu compte de l'interdiction et sont rentrés chez eux... depuis le volcan crachotte et peut à tout moment se réveiller, mais les touristes équatoriens et étrangers sont revenus profiter de toutes les possibilités qu'offrent Baños.
Le doux climat de la ville a redonné des forces à tout le monde, et après s'être gavés de la spécialité, du caramel de sucre de canne que les fabriquants travaillent sous nos yeux toute la journée à la force des bras ( énormissimément délicieux... ), certains ont enfourché des VTT pourris pour faire la descente jusqu'à Puyo ( 61 km ), et certaines sont parties explorer les cascades du coin.
Tout le monde est revenu mouillé mais les cyclistes plus... la pluie les aura arrétés à quelques km de Puyo. Quelques dollars dépensés dans de jolis souvenirs et il faut déjà repartir le temps passe...
Prochaine étape... cette chère bonne vieille ville de Cuenca... soyons honnêtes, dans le bus y'en a deux qui sont surexcités... les km défilent et nous arrivons enfin... C'est un peu comme de rentrer chez nous... En peu de temps nous y avions ttrouvé nos repères, nos amis, nos habitudes...
passage express à l'hôtel, judicieusement choisi pour sa localisation... 2 cuadras de la Siembra !
Et nous filons faire la surpise à Chino...
... qui évidemment n'est pas là !
C'est Giovanni qui nous accueille, placide à son habitude, mais avec dans le fond de l'oeil une lumière qui nous émeut...
Nous nous installons et quelques minutes après Chino entre ( l'oeil vitreux pour le coup, et la barbe fatiguée, mais viennent de se dérouler les fêtes de Cuenca célèbres dans tout l'Equateur... ceci explique cela... ), et met quelques secondes à comprendre... Je crois qu'il a failli nous claquer sous le nez ! Après s'être retenu à une table, nous nous retrouvons, calins, bisous et larmes à l'oeil...
Les parents sont accueillis comme des rois et admettons-le, tout la bande craque pour Chantal !
Les jours que nous passons là-bas, sont consacrés à Cuenca tant que le soleil... heu la pluie pardon, est là et à la Siembra dés que la nuit arrive...
Comme prévu Bernard, Domi et Chantal tombent sous le charme de Cuenca ( et de Chino, et de Pablo, et de Martin et d'Esteban et... oh ça suffit là ! ).
En vrac, dans le désordre et de façon aléatoire : visite du musée du chapeau ( l'histoire du panama qui n'est pas un panama mais un Montechristi, si on ne vous l'a pas racontée, on vous la racontera à notre retour, promis juré ! ), dégustation du chancho al horno ( cochon entier au four ) et du chanco à la barbosa ( le même mais version méchoui ), visite à notre ancienne propriétaire, déambulations dans les rues de Cuenca, achats ,des tas d'achats ( ça c'est bien ! ), visite du museo del banco ( super déçus nous étions, mème si nous avons vu de vraies têtes réduites... ) et d'un vivarium, excursion à Ingapirca plus grand site inca et pré-inca d'Equateur, et apprentissage du cuarenta pour les parents en buvant plein de coups.
Et oh, j'oubliais... rencontre avec le Che, propriétaire du resto où l'on mange le délicieux chancho a la barbosa... C'est le même qui a fait travailler Jérémi toute une journée... Petit moment d'émotion quand nous l'avons quitté, surtout pour Jé.
Les soirs nous ( c'est à dire le grand roux...merde je me plante tout le temps...pardon... le grand blond vénitien et moi-même... ) les avons consacrés au maximum à notre potissime Chino...
Le dernier soir, l'ambiance était un peu lourde, et c'est la voix tremblotante que je suis retournée à l'hôtel, la mort dans l'âme... merde c'est dur de quitter les gens...
Mais c'était sans compter sur Chinito...
A 7h10 le lendemain matin nous étions sur le point de monter une fois de plus dans un bus, quand il est arrivé pour nous dire aurevoir une dernière fois...
Avant-dernier trajet : Cuenca-Guayaquil-Santa Elena-Ayampe...
Oui vous connaissez déjà... Nous y avions séjournés 2 jours, chez Galvan, lorsque nous étions aller voir les baleines...
Nous ne pouvions pas laisser partir les parents sans voir le paradis !
De nouveau l'ambiance chaude et moite ( et pluvieuse... ) de la forêt toute proche, les bruits et les odeurs, les fleurs multicolores et les colibris...
Galvan est absent.. mais heureusement un couple de... Hollandais est là pour nous accueillir, informé de notre arrivée.
Eux non plus, je ne me souviens pas de leurs prénoms, mais nous avons passé avec eux quelques moments vraiment sympathiques, et les mères sont tombées sous le charme du jeune hollandais !
Dés le retour de Galvan, c'est la fête, là encore une accueil d'une grande chaleur. Nous y passerons 1 nuit mais à chaque instant (et à chaque repas ! Indescriptible ce que nous avons mangé... ) Galvan fera en sorte que l'on soit bien..
Peu d'activités culturelles à Ayampe mais heureusement ! L'océan nous attend, tiède mais violent ! Nous prendrons presque tous un bain, malmenés par les vagues et les galets qui viennent frapper nos mollets, Jérémi fera sa 1ere tentative de surf... ( oui ben c'était la 1ère fois en même temps... A quoi vous vous attendiez !?!?! ), et tout le monde repartira avec sa petite collection de cailloux multicolores et coquillages.
Et puis l'heure fatidique arrive... Encore une fois quitter un ami. Ciao Galvan !
Il nous faut rejoindre Puerto Lopez pour le bus de nuit à Quito. Ce court trajet se fera dans une autre camionette, sous le ciel étoilée de la côte... dernier instant arrété et gravé dans nos mémoires.
Dernier trajet donc, de nuit au grand désespoir de Chantal, qui plie mais ne rompt pas (...) et pas de bol, un chauffeur super fou ! C'est bien simple, je crois qu'il a passé la nuit a essayé de renverser le bus... vous savez comme les 2-chevaux...
Dimanche , dernière journée passée ensemble... la fatigue l'emporte un peu... mais le soir venu, les sacs faits, nous nous retrouvons autour d'un bon vin et d'un bon repas.
La soirée se termine tôt, les paupières se font très lourdes et le réveil va sonner à 4h45...
Ce matin nous avons donc accompagné Chantal, Domi et Bernard à l'aéroport...
Avec la très nette impression que nous venions à peine de les accueillir...
En l'espace de quelques minutes ils ont disparus... Nous avions bien les yeux brillants de les quitter, mais bientôt il y aura de nouvelles retrouvailles.
Papa, Maman et Chantal, merci de ces 3 semaines passées avec nous, c'étaient de grands moments de joies et de bonheur. Et pour nous une nouvelle façon de voyager. Nous espérons que pour vous il n'y aura que de bons souvenirs.
Quant à nous, nous prennons quelques jours de repos à Quito, avant de partir vers la Colombie..
J'espère que ce récit n'aura pas été trop fastidieux...
A bientôt familles et ami-es...
Inscription à :
Articles (Atom)