Pueto Montt, ville à priori grise, terne, bruyante, et crade ; mais si on se donne la peine de faire trainer son regard sur cette ville en bois et beton, on s imagine tres facilement dans un western Etasunio-sudamericain. Pour ma part je n ai vu aucun indien courir apres un cow-boy...
Notre auberge en construction (denichee suite a une longue croisade de porte a porte sans resultat) n avait rien de ragoutant pour le voyageur en quete de luxe (c est pas not´cas...), mais la gentillesse du proprietaire et le petit prix qu il nous a offert ont largement compense le chantier du lieu.
Notre sejour la-bas etait avant tout pratique. Nous profitions de l escale pour laver ce qu il fallait laver, connecter ce qu il fallait connecter etc.
Et surtout, surtout preparer notre voyage vers l ile de Chiloe!
Pour cela il nous a fallut retrouver le couple adorable de Jannine et Jean, originaire de Sisteron, qui, disposés a nous supporter, ont loue une petite voiture afin flâner librement sur l île...Et comme y a deux places à l arriere, faut pas gaspiller! Et c etait un plaisir pour nous.
Quelques heures de routes, un petit bout de ferry (escorte chaleureusement par de joueuses ottaries) et une petite pause à Ancund (premiere ville en entrant a Chiloé ou, paraît il ont peu voir des colonies de manchots...pour être franc nous avions d autres mammiferes a fouetter...) nous voici arrives dans la ville principale de l île : Castro !(rien a voir avec notre cher ami,dictateur, et futur defunt Fidel... pour ceux qui se seraient poses la question.)
Cette ville, condense des attraits de Chiloe, surplombe un splendide estuaire presque hermetique a l ocean, bordé de palafitos, qui en font sa legende. (les palafitos n ont rien a ver avec des biscuits aperitifs longiformes et goutus, ce sont en fait des maisons sur pilotis). L ile conserve un caractere tres tres tres traditionnel. Vous pourrez contempler sur les photos-postales les eglises entierement en bois d alerce (ayant pour propriete d être imputrissible et impermeable, le bois d alcerce est a present conserve dans le parc naturel de Chiloé car le pillage des Gringos l a rendu extremement rare), tenant parfois sans un seul clou, simplement par le geni de l assemblage, de l agencement, et pour ceux que ça chante de l esprit saint. Bon, faut aussi être honnete, il y en avait une qui se cassait franchement la gueule, ont aurait dit qu elle etait imbibee d alcool, alors les proprietes hermetiques de l alerce.... ça ne marche pas toujours. Mais les lieux sacres de Chiloe sont sacrement chouettes... Je vous laisse le loisir d aller vous renseigner par vous meme sur la question.
Donc Castro... et ben ont a retrouve beaucoup de visage connus... mais tiens donc ou c est que je l ai aperçu celui-là dejà? Ah mais oui, sur le bateau! Non d une pipe! Ils sont tous là!
Mais c etait sympa de retrouver le couple de l ile d Oleron, speciale dedicace!Fin de la parenthese.
Le petit ospedaje, bon marche, avait cet attrait de nous offrir une petite vue pas negligeable sur l estuaire depuis le moment de se coucher, jusqu au petit dejeuner... Avec coucher du Dieu soleil et lever de m'dame la lune (qui cherchent obstinement a s eviter depuis la fin des temps, y a embrouille entre les deux je crois, mais ça ne nous regarde pas...).
Nous avions pour voisins Jean et Jannine qui nous ont suivi (et trimballes) durant beaucoup de nos peripeties sur Chiloe.
Alors, au programme: promenades, rencontres, peche (j ai pu experimenter une methode chilienne tres efficace, galere au debut, mais efficace : une boite de conserve ou bobine, un fil robuste sur lequels sont parsemes quelques ameçons, des mariscos en guise d appâts, un plomb bien lourd pour atteindre le firmament marin et les saumons amnesiques de cinq kilos n ont plus qu a trembler! Tu lances, tu racles les profondeurs et tu rembobines, jusqu a ce que la gourmandise nievre de l animal- nageur vienne le perdre dans le piege simpliste que tu lui tends...), visites, discussions, marche, stop, etc. Vous connaissez la chanson, non? Oh depuis le temps quand même! Je sais qu on aime bien entendre plusieurs fois le même refrain, mais y a des limites a la ritournelle...
L île qui n est qu une île, je veux dire du point de vue geographique, demeurait toutefois trop vaste pour le temps dont nous disposions, il a fallu etre selectif. Le parc national (que les photos-postales raconteront mieux que mon pauvre vocabulaire...), Dalcahue, Curaco de velez et Achao (sur une ile dans l ile) auront largement rempli notre "timing"
Je dis "timing" car nous devions rejoindre un pote de Charline, Thierry, petit Chilien qui vivait chez son pere, non loin de Chiloe et qui devait partir sous peu, ce qui a limite les delais... N allez pas croire que nous chronometrons notre sejour, de maniere generale, notre temps nous appartient.La... non.
Nous voici donc contraint de partir(la peine dans l âme) de la belle Chiloé, de traverser quinze kilometres de fumee liee a un enorme incendie ( Ah, oui, car sur Chiloé, il pleut normalement 366 jours sur 365, et là, à cause du rechauffement climatique connement generalise, nous avons traverse une periode de secheresse exeptionnelle qui causait par ci par-là des incendies quotidiens, mis sur le dos des soi disant touristes qui jettent negligemment leut megots de clope par la fenetre de la bagnole...), quatre accidents (dont nous avons bien failli faire partie tellement la fumme etait dense et opaque) pour prendre une correspondance de bus a Osorno qui nous amene a une autre correspondance de bateau pour le Lago Rupanco.
Et comme c etait dimanche, pas de correspondance a Osorno, la puta que lo pariò!
Nous voilà donc contraints de dormir dans quelque chose qui se nomme prétencieusement une pension et qui n est en fait qu un refuge pour cafards, habites par des êtres difformes odorants anthipathiques et venals. Dans ces tenebres meme l obscurite (et l obscurantisme) qui y regnent t´empêchent de dormir: entre l inconfort du canape-refuge-a-monstres-insectoïdes, le vacarme craquant du plancher defonce sous les pas de nos amis en sur-surcharge ponderale et de la lourdeur-laisser-aller sans commune mesure de leur personne, le sur-volume du televiseur abrutisseur de suporters de football déjà mal en point au depart, les cris, vociferations, sonnettes de portes insomniaques et continuelles, autant dire que nous avons passe la nuit les yeux ouverts a nous gratter et à souffrir de nos lombaires.
C est pas la peine non plus d essayer de prendre une douche pour te debarasser de ton odeur qui t es dejà insuportable, car vu l etat des lieux, tu as la garantie visuelle de redoubler le probleme...
Le jour se leve, nous avec, des valises sous les yeux et le sac dans les reins, vamos!
Bon, Osorno... C est moche. Voilà. La ville hein (fondee par des Allemands ,allez comprendre, ce sont les aleas de l Histoire...) pas les gens, ni le volcan. Soyons clair!
Et nous voilà disposes à rejoindre Lago Rupanco apres une journee d impatience à Osorno. Ce sera pour un peu plus tard. Les images aussi, faut attendre un peu les amis. On vous racontera le voyage, Freddy, Kelly,Thierry et Sophie (ne faites pas gaffe au noms ils sont bien Chiliens...Toujours l Histoire), le lieu etc. etc. etc. la semaine dans cet endroit completement coupe du monde, quoi.
Demain, pour etre francs, nous quittons Santiago ! c est pour dire le decalage avec le blog... Nos recits sont un peu comme le bruit qui court derriere un mirage en pleine vitesse... Mais bon pour vous ça ne change pas grand chose...Pour nous non plus d ailleurs...Bref.
Salut la virtuelle-compagnie,
au plaisir d entendre le son de votre clavier.