samedi 22 mars 2008

De Mendoza à San Agustín del valle Fértil

Mendoza, donc....
Mendoza est une ville où il fait bon vivre... vraiment bon vivre !
Nous voilà de l'autre côté de la cordillère et le climat a déjà changé. Un soleil de plomb, une température de 30 degrés et un vague courant d'air... Mais non ça n'est pas l'enfer ! Tout simplement parce que dans cette ville pas une rue ne possède sa double rangée d'arbres ( immenses ... ) qui nous protège de la chaleur... et quand le soir tombe il est impensable de ne pas s'installer en terrasse pour boire une petite bière fraiche...
Ah...
Mais c'est aussi très joli Mendoza, des places un peu partout et un parc immense, des rues pietonnes... enfin bon voilà quoi, un endroit fort agréable pour se détendre un peu...
Voilà, voilà, voilà...
Ah... j'ai failli oublier...
Oui parce que nous n'avons pas fait que nous reposer ( même si moi, je n'aurais pas été contre... non mais c'est les filles ça... faut pas faire attention... )...
La région de Mendoza produit 70% du vin argentin...
...
et il est très bon le vin argentin, même s' ils envoient les meilleures bouteilles à l'étranger...
...
Ca aurait été dommage de ne pas exploiter les ressources de cette région, non ?!
...
Donc un beau matin ( enfin pas si beau que ça je vais vous raconter, mais ça fait mieux pour le récit ), un beau matin donc, accompagnés de Martin et Flo ( nos amis rencontrés à Valparaiso ) nous montons dans un bus en direction de Maipu, qui est en fait une ville tout moche avec une rue dans laquelle nous louons chacun un vélo ( heu... pour moi c'est tout à fait exceptionnel, je tiens à le souligner, parce que le vélo et moi ça fait beaucoup trop... désolée de te décevoir Papa... s'il y avait eu des mobylettes à louer, j'en aurais louer une ! ). Et nous nous engageons sur LA rue, qui devient une petite route à la sortie du village... petite route tout à fait désagréable, car pas large et visiblement un axe important pour les camions... Tout ça réuni ça donne beaucoup de klaxons et de fumée de pots d'échappement... Sympa la ballade champêtre !
Mais, nous avions un but !
Cette petite route toute pourrie dessert régulièrement les bodegas !
Un coup à gauche, un coup à droite et c'est parti pour la dégustation !
Ah ça c'était une chouette après-midi ! Surtout lorsque nous nous retrouvions à côté des vignes, assis en rond parterre, avec notre bouteille fraichement achetée...
En résumé, après 4 bodegas, le vin argentin est définitivement bon et c'est pas si difficile le vélo ! Oui parce que le retour m'a paru beaucoup plus facile que l'aller !

Après Mendoza ça a été aussi un peu galère... Le fameux beau matin (...), nous avons appris qu'il n'y avait plus de place pour nous dans l'auberge Hostelling international...
C'est à dire que déjà il faut fuir ce genre d'endroit ( là on n'avait pas vraiment eu le choix )... Il y a des gens qui ne dorment que dans ces auberges de jeunesse car c'est une chaine intrenationnale et que si tu veux, tu peux avoir ta carte de membre ! Non ! Ca va aller...
En général c'est assez sale, super bruyant, et si tu es un peu fatigué on te regarde bizarre... Ah... et il faut faire la fête... c'est une sorte de commandement... c'est comme ça... " Quoi tu veux pas participer au super asado à 25 pesos avec viande à volonté qui à lieu ce soir ??? Mais ça va être trop cool, on sera sur la terrasse, et y'aura de la musique super sympa et... " Chut...
Bref nous nous sommes retrouvés là... mais c'est pas grave ça fait partie du voyage, Nous devions y rester 3 nuits et très vite je leur ai dit qu'en fait ça serait 5. Pas de problème il y avait juste un changement de chambre à faire. 2 fois je leur ai dit ( en 3 jours...)... Et le matin du changement, la jeune de l'accueil me dit en machouillant son chewing-gum : " Ah non en fait c'est complet, tout est réservé.. faut partir "
???
J'ai bien essayé de lui expliquer QUE J'AVAIS FAIT UNE RESERVATION, MOI AUSSI !!!! "Y'a plus de place, y'a plus de place faut que vous partiez... "
Et évidemment de responsable pas l'ombre..
Du coup nous sommes allés au même endroit que Flo et Martin, oú c'était drole aussi mais plus différemment : nous étions dans un dortoir de 8 avec ... 1 fille ! Moi.. Et 6 jeunes montagnards, qui avaient quitté leurs sommets chéris pour passer le concours de guide ! Et pour étudier ils commençaient à se lever vers les 5 heures du mat !
Heureusement ils étaient gentils...

Enfin bref, je me laisse aller... je vide un peu mon sac... c'est rien !

Le mieux c'est maintenant...
Nous avions repéré un parc national à visiter : El Parque Provincial Ischigualasto ou Valle de la Luna...
Forcément ça intrigue... en tout cas moi, ça m'intrigue !
Pour le visiter il nous fallait passer 2 nuits à San Agustín del Valle Fértil ( à 6h de route au Nord-est de Mendoza ).
Et 1er choc dés le trajet en bus... Dés la sortie de San Juan ( ville entre Mendoza et San Agustín ),
nous pénétrons dans un désert... du sable, du soleil et un vent chaud qui balaye ces immenses étendues. Au loin on apercevait une chaine de montagnes fantastique, vallonée à l'infini, et dont les couleurs passaient du vert au rose...
Le plus étrange c'était que dans ce désert nous ne cessions de croiser, des vignes, des arbres et arbustes... et au milieu de tout ça une maison en pierres, seule, écrasée par le soleil, avec quelques anes en liberté...
Puis nous attaquons la montée dans les montagnes... et là plus de désert ! La même chaleur, le même vent, mais du vert et encore du vert, et bien sûr de l'eau... C'était incroyable. D'un côté nous voyions la vallée désertique sans fin et de l'autre les montagnes qui semblaient sans limite...
Nous finissons par arriver à San Agustín... descente du bus éprouvante, d'abord ce vent chaud qui nous étouffait et ensuite tous les organisteurs d'excursions qui nous agressaient...
Passons... l'auberge vite pour prendre une douche, fait trop chaud !
Et là 2ème choc, mais d'une autre catégorie celui-là...
La maison en elle-même possédait les traces d'un cadre génial : une cours intérieure et toutes les pièces donnant sur la cours, avec quelques endroits abrités ( type préau ) pour la chaleur. Nous étions vraiment dans une région au climat trés trés chaud, et sec...
Après c'était bonjour les fous ! La propiétaire, une femme énorme, de 75 ans, nous installe dans une chambre de 5 lits, alors que nous devions avoir une chambre double... ben ça fait quand même trop 5 lits pour 2... On ne comprend pas et elle nous embrouille vite fait, en nous invitant dans son lieu de résidence 18h sur 24 : la cuisine, oú nous recontrons un type de 50 ans complètement barge et une nana de 40 ans complètement folle, ( vous avez eu comment je gère les répétitions !! ) qui était un peu l'esclave de la maison... On s'assoit et la proprio commence à parler à parler, avec les 2 autres qui nous regardent, et tout d'un coup ils se mettaient tous à rire... Ca fait peur un peu...
Bref on lui dit que nous voulons faire quelques courses et acheter des billets pour la vallée de la Lune ( il est impossible d'y aller autrement qu'en excursion ou en voiture perso. ). Et rebolote tout le monde se marre... " Ah mais rien n'est ouvert, il faut attendre encore ! "
..." Oui mais heu... Madame, il est 19h là...Ça ouvre quand les magasins ici ? "
Et là elle m'explique, que dans cette petite ville c'est un peu différent du reste de l'Argentine ( du monde oui ! ) et que les gens vivent autrement ( ah ben tiens, on s'en était pas aperçu, dis donc ! ), l'après-midi ils dorment et les supermarchés et autres n'ouvrent pas avant 20h ou 20h30 et ce jusqu'à plus ou moins minuit... ( Ca y est on est tombée dans Vampire city ! On va se faire croquer ! ).
...
Nous sommes allés nous poser 1h, histoire de se calmer... je vous passe la salle de bain et la propreté, ça va être long sinon....et puis à 20h30 nous sommes ressortis faire les courses et tout ça.
Bon c'était vrai... il faut dire qu'à 22h il faisait nuit noire ( je vous passe le ciel magnifique aussi ) la température devait avoisiner les 25... Donc en pleine après-midi c'est la fournaise.
Au retour, la proprio nous attendait pour nous faire payer la chambre assise à son bureau, avec la folle à côté qui nous regardait par en dessous, quasi muette (en fait elle est gentille mais un peu lente dirons-nous )... Et là paf l'arnaque, on paye pour les 5 lits... Jérémi a tout essayé y'a pas eu moyen...
...
Bon allons dormir que demain c'est El Parque Provincial Ischigualasto !
A 7h30 nous étions prets ( presque ) et nous attendions le mini bus.. et la voiture est arrivée.. pas de mini bus pour nous parce qu'il était complet donc nous serons 4 dans la voiture. Pas de problème !
( On s'assoit, le chauffeur met un CD, et devinez ce que nous attendons... Non mais vous trouverez jamais ! Desirless qui chante " Voyage, voyage " ! C'était juste énorme ! )
Il faut 1h pour atteindre l'entrée du parc et derrière la vitre encore ces montagnes étranges et surtout des cactus, des cactus, des cactus.. le monde entier est un cactus !
Les mêmes que dans Lucky Lucke ! C'était la 1ère fois que nous en voyons ! Avec les petites maisons et les ânes, moi j'attendais le pauvre cow-boy solitaire...
Et tout d'un coup ça y est : El valle de la Luna...
Le mieux c'est de patienter et de voir les photos...
Je ne sais même pas comment le raconter...
C'est une immense vallée au milieu des montagnes, un désert. Température max de cette année :63 degrés !! Et min -20...
Il fait donc très chaud, il y a du vent et parfois il pleut. Ce qui crée des paysages féeriques version lunaires, des roches découpées, une palette de couleurs qui va du vert au rouge en passant par le gris, le jaune, le marron, le rose ( ça c'est une histoire de sédimentation, mais c'était un peu chaud à comprendre en espagnol.. ) et en plus, c'est un site de fouilles où ils ont découvert des fossiles qui ont entre 200 à 250 millions d'années ! Ca rend fou ça !
Bon enfin vraiment vous aurez un aperçu sur les photos...
Nous étions tout bizarre après, un peu comme si nous avions passé 4h il y a 200 millions d'années.
Incroyablement émouvant....
Bon ben aprés, forcément nous sommes retournés chez les fadas...
Moi j'ai fait la sieste direct, dans ces cas là, faut se mettre aux coutumes locales sans réfléchir.. je veux pas avoir d'ennui !
Et le soir on s'est installé sur la terrasse et je demande à la la nana de 40 ans un cendrier, "cenicero", là elle me regarde limite méchant puis elle me fait un grand sourire et part en chantonnant " cenicero, cenicero "...
Voilà, voilà, voilà... Nous demain on y vas !
Bon le lendemain nous avons repris un bus pour la prochaine étape : Córdoba, où nous sommes arrivés ce matin, après 1 nuit dans le bus sous un orage de malade !
Maintenant il est pleut... et notre auberge de jeunesse à tout à fait des airs d'Hostelling international ! La poisse !

Pour la suite faut juste attendre qu'on la vive !