samedi 12 juillet 2008

Info blog.

Bon, nous avons fait des petites mises à jour. Faites glisser la page jusqu'au paragraphe intitulé : Toutes les lignes mènent à Nasca". désolé pour le retard.

Huanchaco!

Après une halte à Lima, nous avons tracé près de la ville de Trujillo : à Huanchaco donc.
Autant dire qu'on a pris une bonne semaine de repos au bord de l'océan Pacifique. Même pas honte, et ça fait du bien. Logés dans un havre de paix, deux tortues sociables fourbes et acrobatespour collocataires de chambre, nous ne faisions que suivre nos caprices quotidiens. Pour pas changer! me direz-vous.
Nous marchions de long en large sur des plages interminables de cette ville de pêcheur. Etant donné que c'est l'hiver il n'y a pas un rat, hormis d'irrésistibles surfeurs en mal de Holas!

Les pêcheurs utilisent une sorte de radeau incurvé, en roseau, sur lequel ils se mettent à cheval et rament (c'est pour ça qu'on les appelle los caballitos de Totora (les cheveaux en roseaux)). Ces embarcations figurent sur les poteries mochicas âgées de 2 000 ans! On les voit sécher le soir, posées à la verticale en rang d'oignons. Car leur durée est éphémère (quelques mois) , l'humidité les détruit lentement, il faut toujours confectionner le suivant d'avance.

Nous n'avons pas non plus fait que flâner,

il y avait non loin de là, coupé par la route qui y conduit, le site de Chan Chan! Construit en 1300 et couvrant 28 kms! Dont la moitié est visitable et faussement entretenue, fouillée ; l'autre moitíé est une véritable poubelle, décharge à l'abandon. Chan Chan est la plus vaste cité en Adobe de la planète. Les Chimûs y vivaient, environ soixante mille personnes estimées. Mais cette cité dévastée par El niño et des pluies torrentielles n'offre qu'un aperçu de sa splendeur, car les murs sont comme fondus par l'usure. Encore une fois, reportez-vous aux photos...

Non loin de là, perdu dans les rues pauvres de Trujillo, on peut trouver les restes imposants mais biens détruits de La Huaca Esmeralda. Temple de culte sans grand intérêt. Nous y avons rencontré le viringo, petit chien immonde et végétarien, tout noir et sans poils! Bête 100% péruvienne très étrange, dont le corps à quarante degré et la peau pelante, possède des vertues thérapeutiques. Son contact soigne entre autres arthrites, rhumatismes, problèmes pulmonaires et j'en passe...

Autre grand grand interêt, toujours en fouilles et à moitié découverte : la Huaca de la Luna, qui fait face à la Huaca del Sol (140 millions de briques d'adobe! Entièrement fonduest en bloc et couvertes de sable). Plus vieux de sept siècles que Chan Chan. Soit plus de deux milles ans! La Huaca dela Luna est un gigantesque édifice dont seulement la moitié est découverte (l'autre est encore sous le sol), en plein désert, cette fois habité par les Moches, qui offre moults vases, céramiques, métaux précieux et des frises polychromes incroyablement conservées. Cette Huaca en pure adobe, s'est construite de manière pyramidale par superposition d'étages. Et là encore, les photos parlent d'elles même.

Bon, je ne crois pas utile de vous raconter le fond de nos flâneries et oisivetés durant notre séjour tranquilisant de Huanchaco, ça pourrait réveiller des ressentiments. Et Sarkosy (fidèle lecteur du blog) excédé serait capable de venir nous chercher pour nous dire de nous remettre au turbin! Mais y a pas de balances qui lisent ce blog. Hein? Je crois pas que la délation fasse déjà partie des obligations civiques...

Bises.

Prochaine étape : Lima.

PISCO SUR!

C'est cette ville qui donne son nom à l'alcool. Eau-de-vie de raisin, surtout produite dans la région.
L'arrivée en bus à Pisco suivi de la traversée en mobylette à trois roues, ployant sous nos effets, a été pour le moins surprenante. Dévastée il y a un an par un terrible tremblement de terre la ville est un immense champs de ruines habité. Tout est détruit, tout, sauf les habitants (qui ont tous perdus des proches dans cette histoire). La chapelle de l'église est soutenue par la pelle d'un bulldoser, les rues sont des tranchées, la place centrale un amas de débris. Comme si tout s'était passé hier.
Les gens sont survoltés à l'interieur, comme en panique.
Le taxi refuse de te déposer où tu lui demande, il te dépose devant un stand qui te réoriente vers Paracas, petit port épargné, à trente kilomèrtes de là. Sur tout le chemin, les murs étaient à l'horizontale.

Depuis Paracas nous avons visité las islas Ballestas, surnomées les "Galápagos du pauvre", en bateau. Les îles sont impraticables à pied car elles sont investies par de milliers de milliers d'oiseaux (comme le cormoran de bougainville, le fou varié et le pélican Thage...) vivants en colonies.

Leur guano (plusieurs mètres d'epaisseur) recouvre complètement les îlots, leur donnant des couleurs surnaturelles. Certains rochers paraissent en or massif. Des tonnes de fiantes de ces piafs rarissimes sont récoltées chaques années.

Une des îles et recouverte d'un immense candelabre à trois branches (150m par 50), dessiné à même la sécheresse dans une technique qui n'est pas sans rappeller les Nascas. Là encore, plusieurs pistes improbables, car l'origine et la signification sont inconnues : les Nascas, les pirates anglais, un repère genre croix du sud pour navigateurs, un symbole inspiré de cactus hallucinogènes du coin, ou les extras-terrestres, toujours.

Le bateau nous a bien sûr permis de vous rapporter des images (en telechargement en ce moment) de manchots, dauphins, arches rocheuses etc. A votre tour de voir.

Ensuite, nous avons traversé la péninsule de Paracas, dont une grande partie est occupée par le Parc national, vaste réserve désertique. Je ne vais pas vous décrire ses formes et ses couleurs, ce serait dénaturer le site. Reportez-vous aux photos...

Et puis, direction Trujillo ou plus exactement Huanchaco.

Toutes les lignes mènent à Nasca!

Holà amis!

Desolé, je vois que nous vous avons oubliés à Arequipa où pour répondre, nous n avons pas eu la chance de croiser arequipa2003 http://www.arequipa2003.org/, asso montée il y a 5 ans qui prend en charge les enfants handicapés mentaux grace à l'équithérapie.

À présent le recit vous emmène à Nasca, bien que nous ayons dessiné dautres arabesques plus au nord déjà, ou nous n avons pas croisé un seul arabe d ailleurs, pas un cheveux Chebli. Nous sommes partis de Lima cette nuit pour Cajamarca. Ou nous retrouverons Charline et Manon qui fusent vers le sud.

Nasca donc. Vous avez certainement ouie-dire que dans la croute terrestre aride et desertique, à quelques minutes de la ville, sont tracés sur le sol d'antiques et d'immenses géoglyphes, souvent figuratifs, parfois longs de plusieurs kilometres. Le sol sur lequel ils se dessinent est couvert de cailloux que l' oxyde de fer a colorés de gris. En les enlevant, les Nascas devoilèrent une croûte dure plus claire qui delimitent ces dessins.(Les Nascas, se situent entre 300 av. J.C. et 800. Culture pré-inca).

La ville n'a absolument aucun interet, Tout est laid, touristique, poussiereux. Les touristes n'y passent qu'une nuit, apres avoir survolé les lignes. Notre auberge délabrée était un repaire glauque pour vendeur de marijuana (tous les membres du personnel te proposaient d'en vendre, jusqu'à celui qui te fais payer la note en partant...). Les chasseurs de clients, qui jettent des prospectus aux touristes comme des cacahuètes et les harcèlent derrière les grilles des bus où on les tient à l écart, se défoncent la caisse entre les arrivées et départs des bus.

Bon en ce qui concerne les lignes de Nasca, nous ne pouvions pas nous permettre de claquer 70 dollars americains pour les survoler 20 minutes. Ils abusent là. Pas moyen de négocier, allez vous faire voir ches les Huaris. Dommage, heureusement, y a les images.

Nous avons pu en voir quelques unes, depuis le mirador, petite structure metallique en plein desert. Tu montes pour un Sol et tu redescends aussi vite si tu n'achetes pas la petite carte postale à la dame antipathique du sommet.
Le moment caucasse, fut que tout un bus de sales petits gamins en uniforme, bruyants et indiciplinés, attendait avec nous au pied de la structure. Etonnées de nos tetes, les filles, accompagnées de leur mères, nous priaient de nous prendre en foto à leur cotés! Louche non?
Et jaloux, les garçons nous réclamaient des dollars américains.
Pour rentrer, nous avons sifflé un bus sans voir que c'était le bus scolaire en question. Et le conducteur à fait un écart en nous embarcant et avec nous deux soles pour sa poche. Dès notre entrée, les garçons, toujours agacés de notre présence ont commencé à clamer dollares!Dollares! Dollares! Que tout le bus a bien repris en coeur. Gênant plus que vexant, il a fallu les calmer par l'humour.
Tout le trajet nous fument l'objet de curiosités et expertises, de comparaisons à des gringos célèbres ou pas etc. Très drôle! Chacun tenait aussi à offrir fruits et biscuits aux gringos qui viennent voir, comme eux, les lignes depuis le mirador, plutôt que du ciel que tout le monde ne peut pas atteindre.

En dehors de ses lignes, Nasca détenait un secret. Bien gardé. Comment une ville peut elle survivre et être fournie en verdure chatoyante en plein désert?! Tout est sec, sec, sec, comme un biscuit!
Les Nascas, civilisation hautement avancée, avaient crée tout un systeme d'irrigation souterrain. Tellement ingénieux qu'aujourd'hui encore on en ignore le chemin, les nappes, les sources, les moyens de confection... Pour l'avoir bu, l'eau est entièrement pure. Sacrée disent d'autres.

Nous avons visité, accompagné par un culivateur-narcotique-suisse-et-mystique en exile qui s'est improvisé guide pour quelques Soles, une succession de puits, de fabrication Nasca, larges de 13 à 25 mètres en forme de caracoles, de coeur, de creu d'oreille etc. ; véritables chemins conduisants à l'eau d'une part, mais faisant aussi office de lieu de culte d'autre part. Incroyable. Notre ami mystique, les synapses un peu lâches, inaugurait au milieu de ses explications des especes de figures pour capter l energie du soleil couchant, de la Pachamama (mère-terre), se baptisant jusqu'au nombril des eaux pures, certain ensuite d'en sortir changé, assaini.
C'est le genre de gonze qui te dit un truc des trucs du genre : "si je devais te conseiller un livre (normal, c 'est le seul qu il a lu...), ce serait celui-ci (j'ai pas imprimé le titre allemand)"; et qui te sort une encyclopédie sur les symboles, formes et explications extraterrestres. (beaucoup pensent d'ailleurs de maniere sûrement scientifique et exhaustive, pas du tout hâtivementent ou obscurément, que les lignes de Nascas, sont des symboles extraterrestres, ou pour communiquer avec eux, et que le désert est un repère pour leur future venue. Comme on dit ici : A ver!)

Prochaine étape, Pisco.