lundi 10 novembre 2008

Chantal, Domi et Bernard en Equateur... Toute une histoire !

Ingrédients de cette aventure :


Incidents :
- Episodes divers et variés du mal des montagnes
-Turista
-Mal au coeur récurrent dans les bus.. surtout la nuit...
-Vomissements
-Trop froid... trop chaud... trop de pluie...
-Manque de sommeil


Accidents :
- Superbe entorse de la cheville après une chute spectaculaire dans le terminal de bus de Quito
-Magnifique écorchage de la jambe après une pauvre chute minable mais, à la Lagune de Quilotoa !


Rencontres :
-Un couple de hollandais tout à fait coincé, pincé et limite con
-Un guide voleur de couteau
-Une tarentule
-Chino et sa bande
-Galvan
-Un couple de hollandais (y'a eu un truc avec les hollandais !) super gentil, trop cool.. p'têt parce que c'était des jeunes... Rho, ça va je rigoooooooooooooole !


Tribulations :
-Ascension d'un volcan ( oui... heu... juste la fin ! )
-Ballade à cheval ( courte mais éprouvante pour certain...e ! )
-4 jours dans la jungle
-Passages réguliers de 0 à 4700m d'altitude ( le plus haut ) avec une moyenne de stagnation à 2500m
-Descente en vélo de Baños à Puyo ( presque.. la faute à la pluie.. ah... trop de pluie ! )
-Petit bain mouvementé dans l'océan pacifique qui ne porte pas bien son nom comme chacun sait



Hors donc, commençons par le commencement ça sera beaucoup plus simple pour tout le monde...

Lundi 20 octobre, 19h30 arrivée des parents à l'aéroport de Quito... Faut être honnête, nous étions un peu énervés-exités de les voir...
19h30, nous sommes en place derrière une poubelle surmontée d'un pot de fleurs... tactique tout voir sans être vu ! Bon, on a tout vu, tous les passagers de au moins 2 avions... mais de parents.. point...
Oh déception !
Rattage d'avion à Miami...
22h... même poubelle, même pot de fleurs... Mais cette fois les voilà ! 1ère impression : ce qu'ils sont blancs, les parents !!
Bisous bisous, embrassages, osculation de la tête aux pieds des mères, un taxi et nous voilà à l'hôtel... Fin de la 1ère journée, tout le monde au lit, mort de fatigue.
Mais dés le lendemain, efficacité oblige, 3 semaines pour faire tout ce qu'ils ont prévu, c'est chaud... En fait c'est impossible... Mais on va faire au mieux !


En 4 jours à Quito nous avons...
-choppé des torticolis à admirer églises, cathédrales et chapelles magnifiques avec de l'or, de l'or et encore un peu d'or parce que c'est joli l'or... et puis l'argent et l'or ça se mélange pas... parait-il... Dans ces mêmes lieux de cultes nous avons eu un aperçu de l'évangélisation violente et intransigeante des espagnols sur les indigènes ( nottamment à l'aide de peintures représentant les affres de l'enfer, ou encore l'ami Saint-Pierre choisissant les gentils blancs riches pour les envoyer direct au paradis alors que les méchants noirs pauvres et païens se retrouvaient direct dans le tableau précédent... ). Il y a eu aussi l'ascension du clocher à 70m de haut avec vue sur Quito ( Encore heureux ! A cette hauteur manquerait plus qu'il y ait un vis-à-vis !)... par... bibi... Abandon des autres en cours d'escaliers ou autres échelles branlantes... Nous ne sommes pas égaux devant le vertige !

-visité la maison de M. Rafael Correa, président de l'Equateur dont nous vous avons déjà parlé... en fait de maison le palais présidentiel, avec un petit aperçu sur l'entrée... pas plus... J'aurais quand même bien aimé voir l'Homme... et lui dire que bon.. maintenant fallait pas déconner ! Mais il était pas là... peut-être il avait piscine.. je sais pas...


-déambulé de nombreuses fois et à diverses heures sur la Plaza Grande, qui est très très yolie, arpenté les rues coloniales du vieux Quito très très yolies elles aussi. A Quito que du colonial rien de plus ancien, car à l'arrivée des conquistadors espagnols, l'Inca ( veuillez pardonner ma mémoire... son nom m'échappe...) décida de raser sa ville afin de ne rien laisser aux nouveaux envahisseurs ( ben oui les Incas en étaient déjà... pas tendres non plus... ).


-pris le téléphérique, nouvelle activité de Quito, qui nous a emporté à 4100 m d'altitude, à quelques 3h du sommet du volcan... Avant de commencer la grimpette, les appareils photos ont été largement dégainés dans le but de conserver la vue incroyable de cette ville qui s'étend tout en longueur coincée entre d'immenses sommets...
Précisions : A cet instant précis cela fait plusieurs jours que Chantal tente de se débarasser de ses maux de têtes et nausées, propres au mal des montagnes... mais sans grand succés... Quito est à environ 2500m et je vous rappelle que nous venons d'atteindre les 4100...
Le temps tourne mal, de gros nuages menaçants nous envahissent et nous cachent la vue... mais la tentation du volcan est trop grande... nous entamons la marche et là... un taxi à pattes et à poils, avec une grande queue et une belle crinière... se propose de nous avancer de 1h...
C'est parti, chacun sur sa monture... Oui mais.... pauvre Chantal, qui se laisse très vite envahir par une terreur certaine ! 1 h plus tard nous laissons repartir les chevaux avec les 2 guides adorables mais très angoissées de nous voir nous enfoncer dans cette mélasse et en nous faisant promettre qu'aux 1ères goutes de pluie nous ferions demi-tour pronto !
Coup de chance pas une goutte... mais le chemin est parfois difficile. Avant la dernière partie ( la plus hardue ), Domi et Chantal s'installent dans un renfoncement, à moitié frigorifiées et les 3 autres repartent...
Jérémi grimpe comme un chamoix, Bernard comme cabri et bibi comme une palourde... Finalement nous y arrivons ! Pas de vue trop de nuages, mais fiers comme si nous venions d'acquérir un bar-tabac tout neuf !


-nous avons... visité la Mitad del Mundo...

Quoi ? C'est long ??? Ah ben oui on a fait plein de trucs à Quito !

DONC...on ne niera pas que l'Equateur passe par l'Equateur ( héhéhé... ) et qu'en plus elle passe ( la ligne ) dans le coin. Nous arrivons donc dans un endroit dédié au milieu du monde et pardonnez moi, mais en dehors d'un batiment moche ( localisation que des zéros mais j'y comprends pas grand chose ) d'où part un beau tracé rouge ( LE MILIEU DU MONDE !!!!! Ouhouhou... ), quelques pavillons explicatifs et plein de restos et boutiques de souvenirs... pas grand chose à voir... Qui plus est... la ligne d'Equateur semble ne pas être bien localisée...elle serait 200m plus loin... Résultat la photo un pied de chaque côté de la ligne n'a aucun sens... mais qui y résiste ? Pas nous !
Au sortir de ce "parc d'attraction" un jeune homme nous accroche et nous propose de venir faire un tour dans son micro musée où il nous dévoilera la véritable histoire de l'Equateur ( la ligne... Faut suivre ! ). Nous nous laissons tenter et écoutons comme des enfants une conte, les recherches archéologiques, astrologiques et historiques réalisées autour de cet endroit un tant soit peu mythique et mystérieux. Je ne vais pas vous la refaire ( beaucoup trop compliqué de se rappeler de tout ! ) mais nous avons trouvé là, enfin, des informations sensées et interressantes, comme par exemple le fait que l'Equateur est le seul des pays traversés par la ligne possédant des montagnes ( et pas des montagnes de nains ! ) ce qui a permi de réaliser les mesures grâce à des repères fixes... bien entendu il nous a montré sur une carte la localisation de sites incas et pré-incas alignés sur diverses lignes géométriques d'équinoxes, solstices et autres trucs de soleil, saisons etc... Etrange tout de même, admettons le...
La Mitad del Mundo... oui, mais bon...


-un dernier petit truc !
Bernard a achevé Chantal ( toujour sous le joug du mal des montagnes ) en nous emmenant assisté à une corrida... enfin une corrida de bébé torreros... Malgré tout il faut reconnaitre que lorsque l'on n'est pas habitué, une mise à mort c'est toujours un peu hard core ! Mais Chantal va au bout de tout !

-PS : un concert de Malher gratuit dans le théatre Bolivar (ancien 1er théâtre d'Amérique du Sud, il est maintenant derrière celui de Buenos Aires)... Jusque là rien de bien extraodinaire... oui mais ce théâtre a été détruit à 70% par un incendie du Pizza Hut voisin ( je me passerai de faire des commentaires désobligeants sur ce type d'endroits... ), dont les propriétaires sont les plus célèbres avocats de Quito... Vous imaginez, que le pauvre théâtre Bolivar n'est pas prét d'être remis à neuf... Total, nous avons assisté à ce concert dans un décor de cinéma, les murs brulés, les blacons détruits, des structures métalliques surgissant de nulle-part et encore une légère odeur de brulé... Incroyable moment...



Voilà pour Quito, j'en ai probablement oublié, mais c'est comme ça, fallait venir si vous vouliez tout savoir !!
Rhooo mais oui je rigoooooooooooooooole encore...


Avant de vraiment quitter Quito, un petit aller-retour à Otavalo la ville de l'artisanat !
Otavalo possède un très grand marché allant de l'alimentation ( attention les yeux et les papilles dés que l'on s'approche des fruits !! ), à l'artisanat donc, en passant par tout ce que vous pouvez imaginer, si si, tout ! Le samedi c'est LE jour, donc nous y allons un samedi, pas con...
Chantal a du mal à profiter... toujours le soroche qui lui prend la tête, c'est le cas de le dire...
Les autres en revanche errent entre les stands de bijoux, habits, tissus, sacs, écharpes, tapis, attrape-rêves etc etc etc... Des couleurs plein les yeux, et le dollar en bandoulière...
Ici il est difficile de sortir de notre rôle de gringos plein de fric...
C'est aussi la loi...


Dernière nuit à Quito, avant de partir pour Lago Agrio.
Après quelques 4 jours à fouiner dans la capitale, nous prennons la route, direction la jungle.
Lever matinal, car 7h de bus nous attendent et nous devons arriver à tant pour trouver un guide ( pas le droit à l'erreur, aucune perte de temps sera tolérée... ).
Sacs à dos arnachés nous voilà tous les 5 à l'entrée du terminal de bus, moi en tête...
Et là, j'entends un " Domi ! " qui me glace le sang, je réalise le 1/2 tour le plus rapide du monde, juste à temps pour voir ma mère s'étaler de tout son long face contre terre, la tête heurtant le sol avec un sale bruit... genre poc...
Alors ça j'ai pas aimé, j'ai vraiment pas aimé ! Je veux dire, là j'ai au moins perdu 2 ans d'espérance de vie !
En un bond nous étions tous là, moi lui soulevant la tête... Et oui je sais FAUT SURTOUT PAS FAIRE ÇA... ben ouais mais j'ai même pas eu le temps d'y penser... Sont marrants eux... j'aurais bien aimé vous voir à ma place !
Bref... Soulevage de tête donc.. et ho surprise générale, rien... pas une goute de sang, pas une bosse, même pas un micro bleu ! Tour de controle intacte... ce qui n'est pas le cas des fondations. Dans la seconde maman nous dit que tout va bien sauf la magnifique entorse qu'elle vient de se faire à la cheville....

Oh B..... de P.... à M.... Comment on va faire !?!?!?!?

Nous n'en avons aucune idée mais c'est pas grave, nous ne louperons pas notre bus !
Et c'est claudiquante que Domi s'installe dans son fauteuil...
Ce sera un voyage long, quelque peu pénible, ( c'est toujours plus difficile quand il ya 2 fois plus de monde que de sièges... ), chaud, mais qu'importe les paysages sont grandioses et nous sentons déjà ce climat lourd, chaud et humide, que Jiji et moi affectionnons tant...
A peine arrivée, 2-3 questions et un coup de téléphone plus tard, et nous voilà installés face au président de la chambre de tourisme de Lago Agrio... A ce qu'il dit... aucune importance, ce que nous voulons c'est partir dés demain...
Ce qui bien entendu ne pose aucun problème... et le programme est alléchant...

9h du mat au garde à vous, on y va oui ou non ?!?
Oui mais avant il faut récupérer un couple de... je te le mets dans le mille mimile, un couple de Hollandais. Nous sautons dans le minibus... oui ma mère ne saute pas, elle grimpe comme elle peut... et nous fonçons à l'aéroport...
Débarassons nous d'rux dés maintenant : Arrivent alors Mr et Mme les hollandais ( aucun souvenir de leurs prénoms... ). 1er problème nous ne parlons pas hollandais, et eux pas espagnol... faudra se débrouiller avec un peu d'anglais et de français que Mr parle un peu.
Nous essayons de lier connaissance avec eux, après tout nous allons passer 4 jours ensemble autant que ce soit dans une bonne ambiance... Le truc c'est que pour ça il faut que tout le monde y mette du sien, ce qui n'arrivera pas.
En 4 jours nous sommes parvenus 1 seule fois à faire sourire Mme mais Mr... mission impossible, ils ont du perdre plein de kilos à force de ne pas manger les plats succulents concoctés pas Marco et Jennifer ( sauf les pates...ça les pates c'est bien, c'est sûr, on risque pas d'attraper des maladies rares et mortelles... ), leurs t-shirts blanc immaculé le sont restés ( alors ça je donnerais beaucoup pour savoir comment ils ont réussi ce coup là ), etc etc... Nous avons fini par savoir que leurs vacances de 3 semaines avaient débuté au Machu Picchu, vol direct ensuite pour les Galapagos et enfin la jungle... c'est sûr que ça a du leur faire drôle... tellement drôle qu'ils seront repartis avant la fin du 4ème jour !
Ça c'est fait n'en parlons plus...
Après 2h30 de mini-bus et 2h de pirogue nous arrivons à notre campement... pas d'électricité, pas de murs ( heureusement moustiquaire ), et l'eau de la lagune pour se doucher... Le rêve... Si si je suis très sérieuse, nous avons trouvé un coin de paradis dans lequel nous nous serions oubliés avec plaisir...
Notre guide "officiel" c'est Pato... Officiel ça veut dire que c'est lui notre meilleur ami, que nous allons tout faire avec lui, que c'est lui qui doit répondre à toutes nos questions etc... Et Pato est très gentil ( des cheveux à faire pâlir d'envie n'importe qui, vote unanime de la gente féminine ), très attentioné... mais se révèle un peu interressé par les gringos et tente d'oublier de me rendre MON couteau suisse offert par mon frangin avant le départ... Ça c'est pas beau et un peu décevant...
Mais ça n'est qu'une anecdote.
Le 1er soir nous partons de bottes chaussées faire une expédition nocturne ( à part Domi... )... Pendant 1h30 nous avançons dans la forêt, éclairée par nos frontales à la recherche d'insectes et autres bestioles... Nous croiserons araignées, vers luisants, oiseaux, cafards, papillons, feuilles phosphorescentes, chenilles...
Mais surtout chaque nuit passée se révèlera un concert extraordinaire et merveilleux que nous ne lasseront pas d'écouter...
Les jours suivants seront remplis de ballades en forêt mais de jour ( là encore faunes et flores incroyables pour nous pauvres européens, avec une belle tarentule en pochette surprise ! ), de navigations sur les lagunes et rivières labyrinthiques à la recherche d'oiseaux, anacondas dauphins, singes, caïmans et pirañas ( repérés : bébé ananconda de 1m de long... dauphins roses mais vite fait, les yeux des caïmans la nuit à fleur d'eau, une bande de singes qui nous ont observés avec la même tête d'ahuris que nous... Péchés : 2 pirañas par Domi ! ) et visite dans une communauté qui n'était autre chose qu'un apport financier pour la-dite communauté. Nous y avons fabriqué un pain de Yucca ( MIAM ! De toute façon la yucca ça rend fou... ), que nous avons payé un prix incohérent, puis nous avons du acheter des bijoux hors de prix aux enfants ( sous le regard attentif de la grand-mère ), et éviter de parler trop aux villageois qui de toute façon ne pouvaient pas articuler un mot pour cause d'états éthiliques avancés... franchement je ne vois pas trop l'intéret...
Et puis aussi... les courageux ( Domi, Jérémi et votre servitrice ou-teuse comme vous voulez ! ) ont plongés dans les eaux chaudes et marrons du rio, le soleil s'est montré le temps de darder ses rayons couchants sur la lagune... sons et lumières inoubliables et uniques, et... le meilleur pour la fin... Lors d'une sortie en pirogue, une PETITE tarentule s'est malicieusement glissée sous la main de Domi ( il faut savoir que ma mère est arachnophobe ! Sinon c'est franchement moins drôle !! ) , laquelle a oublié son entorse et s'est retouvé 3 fauteuils devant dans les bras de Chantal me laissant nez à nez avec la bête ! Wilson ( je vous en parle desuite... ) notre sauveur, s'est tranquillement levé, a fait office de support pour le monstre ( qui se promenait tranquillement sur son dos.... ) jusqu'à que nous la déposions proche de la rive... ni une ni deux elle a marché sur l'eau... SI ELLE A MARCHE SUR L'EAU et hop disparue dans un arbre !
Et maintenant un petit hommage à Wilson, qui lui n'était que l'homme des plantes et des animaux... voyez, c'était pas LE guide... Oui et ben, c'est avec lui que nous avons vu et appris le plus de choses, découvert les plantes et leurs vertus médicinales, manger des fourmis au gout de citrons, et observé beaucoup d'espèces soient repérés par ses yeux d'homme de la forêt soient attirés par ses imitations parfaites... Un soir il s'est éloigné de quelques mètres de notre campement, il a trifouillé 5 min et est revenu avec un bébé caïman que nous avons caliné même si lui il était pas trop calin !
Wilson...

La jungle nous y sommes vraiment bien, nous aimerions que le temps s'arrète un peu, mais heu... ça c'est pas possible !

Retour à Lago Agrio ( ce qui signifie lac amer... en référence à la ville du même nom aux USA et pour les mêmes raisons, à savoir un important gisement de pétrole qui fait se lécher les babines des puissances de ce beau monde, et qui bien sûr n'ont absolument rien à foutre ( pardonnez mais enfin là... ) de détruire encore et toujours le bassin amazonien qui ne l'oublions pas nous tient pas mal en vie... )... et départ le soir même pour Quito qui ne sera qu'une escale obligée dans le trajet.
Et là... bon je reconnais que les chauffeurs de bus sont fort peu délicats, j'irais même jusqu'à dire que la route c'est un jeu de voitures géants... A fond la caisse, les virages on les prend comme ils arrivent, ça passe... ça passe toujours ! Oui mais bon, il ne faut pas être trop sensible aux transports...
Ce qui n'est pas le cas de Chantal... qui passe une nuit horrible, mal au coeur et ce qui va avec ce genre de maux...

A peine arrivés à Quito, les yeux au milieu de la figure... surtout Chantal... nous repartons direction Latacunga et de Latacunga à Quilotoa...
Nous ferons ce dernier trajet à l'arrière d'une camionnette, avec quelques centaines de kilos, d'oignons, tomates, patates etc... en l'espace de 2 heures nous nous retrouvons à 4000m d'altitude en passant par des paysages une fois de plus abasourdissant de beauté...
Quilotoa, ce sont quelques maisons... enfin surtout des gites pour nous les blancos, qui flanquent la lagune de Quilotoa... qui n'est autre qu'un lac immense se reposant dans le cratère d'un volcan... Les photos parlent d'elles-mêmes...
A l'arrivée les troupes commencent à partir en débacle...Chantal épuisée par ce long trajet commence sa nuit vers 16h ( avec une vague pause 3 cuillères de soupe...) et maman résiste jusqu'après le repas, moment où elle subit une attaque en force de turista doublée... du mal des montagnes... elle sera morte jusqu'à ce que nous redescendions le lendemain après -midi...
Les autres se portent bien !
Ah j'oubliais.. en dehors de la salle à manger chauffée par un bon gros poële, les chambres sont glaciales et la douche un enfer... mais l'endroit est une merveille, qu'importe alors le froid...
Le lendemain matin nous décidons de vite aller faire un tour vers la Lagune, en espérant que maman ne trépasse pas dans son lit qu'elle n'envisage plus de quitter...
Jiji et moi abandonnons mon père et Chantal pour faire le plus possible du tour du volcan.. le tour entier est trop long... Et c'est en prenant une photo que je me vautre comme une pauvre crotte, et que je reviens la jambe en sang pour moi aussi faire mon interressante ! ;o)
Nous revenons bien vite afin de redescendre à Latacunga et filer vers Baños ce qui devrait sauver Domi... et c'est là que le côté obscur du village se révèle... Déjà, depuis le matin nous nous faisions harceler pour acheter,n'importe quoi mais acheter... ce que nous avions fait ( comment résiter aux écharpes et bonnets si yolis ! ), mais qu'importe ça n'était pas suffisant. Il était convenu que notre chauffeurde l'aller vienne nous reprendre et nous ramène... mais comme par hasard Balthazar, impossible de joindre le garçon au moment de partir... mais coup de chance, justement une autre chauffeur se présente ! Ça alors quand même, c'est vraiment du bol ! Sauf que lui nous demande 50 $ ! La montée nous en avait couté 10.... Connaissant un peu les prix pratiqués en Equateur, 50 $ c'est une somme énorme surtout pour ce trajet...
2 français se joignent à nous et nous partons pour 25 $... Hélas à l'arrivée notre chauffeur refuse l'argent et demande toujours plus... il faudra que je pique une bonne vieille colère et que Jérémi lui donne l'argent de force...
Ce sont des moments écoeurants et inévitables mais qui tachent un peu un voyage...

Passons...
Avant l'arrivée à Baños, c'était oublié et maman avait retrouvé une couleur humaine et l'espoir que oui son mal était curable !
Baños vit accrochée à un volcan ( y'a plein de volcans ici... l'Auvergne est insignifiante à côté ! ). Et ce volcan, il y a quelques années s'est un peu énervé ( coulées laves, cendres et tous les trucs de volcan )... la ville a été évacuée dans l'attente que le calme revienne... mais le temps passant , les risques de nouvelles éruptions étaient toujours présents et les habitants n'étaient pas autorisés à regagner leurs foyers... Lassés de patienter, les bañiens ( c'est un essai.. ) n'ont plus tenu compte de l'interdiction et sont rentrés chez eux... depuis le volcan crachotte et peut à tout moment se réveiller, mais les touristes équatoriens et étrangers sont revenus profiter de toutes les possibilités qu'offrent Baños.
Le doux climat de la ville a redonné des forces à tout le monde, et après s'être gavés de la spécialité, du caramel de sucre de canne que les fabriquants travaillent sous nos yeux toute la journée à la force des bras ( énormissimément délicieux... ), certains ont enfourché des VTT pourris pour faire la descente jusqu'à Puyo ( 61 km ), et certaines sont parties explorer les cascades du coin.
Tout le monde est revenu mouillé mais les cyclistes plus... la pluie les aura arrétés à quelques km de Puyo. Quelques dollars dépensés dans de jolis souvenirs et il faut déjà repartir le temps passe...

Prochaine étape... cette chère bonne vieille ville de Cuenca... soyons honnêtes, dans le bus y'en a deux qui sont surexcités... les km défilent et nous arrivons enfin... C'est un peu comme de rentrer chez nous... En peu de temps nous y avions ttrouvé nos repères, nos amis, nos habitudes...
passage express à l'hôtel, judicieusement choisi pour sa localisation... 2 cuadras de la Siembra !
Et nous filons faire la surpise à Chino...
... qui évidemment n'est pas là !
C'est Giovanni qui nous accueille, placide à son habitude, mais avec dans le fond de l'oeil une lumière qui nous émeut...
Nous nous installons et quelques minutes après Chino entre ( l'oeil vitreux pour le coup, et la barbe fatiguée, mais viennent de se dérouler les fêtes de Cuenca célèbres dans tout l'Equateur... ceci explique cela... ), et met quelques secondes à comprendre... Je crois qu'il a failli nous claquer sous le nez ! Après s'être retenu à une table, nous nous retrouvons, calins, bisous et larmes à l'oeil...
Les parents sont accueillis comme des rois et admettons-le, tout la bande craque pour Chantal !
Les jours que nous passons là-bas, sont consacrés à Cuenca tant que le soleil... heu la pluie pardon, est là et à la Siembra dés que la nuit arrive...
Comme prévu Bernard, Domi et Chantal tombent sous le charme de Cuenca ( et de Chino, et de Pablo, et de Martin et d'Esteban et... oh ça suffit là ! ).
En vrac, dans le désordre et de façon aléatoire : visite du musée du chapeau ( l'histoire du panama qui n'est pas un panama mais un Montechristi, si on ne vous l'a pas racontée, on vous la racontera à notre retour, promis juré ! ), dégustation du chancho al horno ( cochon entier au four ) et du chanco à la barbosa ( le même mais version méchoui ), visite à notre ancienne propriétaire, déambulations dans les rues de Cuenca, achats ,des tas d'achats ( ça c'est bien ! ), visite du museo del banco ( super déçus nous étions, mème si nous avons vu de vraies têtes réduites... ) et d'un vivarium, excursion à Ingapirca plus grand site inca et pré-inca d'Equateur, et apprentissage du cuarenta pour les parents en buvant plein de coups.
Et oh, j'oubliais... rencontre avec le Che, propriétaire du resto où l'on mange le délicieux chancho a la barbosa... C'est le même qui a fait travailler Jérémi toute une journée... Petit moment d'émotion quand nous l'avons quitté, surtout pour Jé.
Les soirs nous ( c'est à dire le grand roux...merde je me plante tout le temps...pardon... le grand blond vénitien et moi-même... ) les avons consacrés au maximum à notre potissime Chino...
Le dernier soir, l'ambiance était un peu lourde, et c'est la voix tremblotante que je suis retournée à l'hôtel, la mort dans l'âme... merde c'est dur de quitter les gens...
Mais c'était sans compter sur Chinito...
A 7h10 le lendemain matin nous étions sur le point de monter une fois de plus dans un bus, quand il est arrivé pour nous dire aurevoir une dernière fois...

Avant-dernier trajet : Cuenca-Guayaquil-Santa Elena-Ayampe...
Oui vous connaissez déjà... Nous y avions séjournés 2 jours, chez Galvan, lorsque nous étions aller voir les baleines...
Nous ne pouvions pas laisser partir les parents sans voir le paradis !
De nouveau l'ambiance chaude et moite ( et pluvieuse... ) de la forêt toute proche, les bruits et les odeurs, les fleurs multicolores et les colibris...
Galvan est absent.. mais heureusement un couple de... Hollandais est là pour nous accueillir, informé de notre arrivée.
Eux non plus, je ne me souviens pas de leurs prénoms, mais nous avons passé avec eux quelques moments vraiment sympathiques, et les mères sont tombées sous le charme du jeune hollandais !
Dés le retour de Galvan, c'est la fête, là encore une accueil d'une grande chaleur. Nous y passerons 1 nuit mais à chaque instant (et à chaque repas ! Indescriptible ce que nous avons mangé... ) Galvan fera en sorte que l'on soit bien..
Peu d'activités culturelles à Ayampe mais heureusement ! L'océan nous attend, tiède mais violent ! Nous prendrons presque tous un bain, malmenés par les vagues et les galets qui viennent frapper nos mollets, Jérémi fera sa 1ere tentative de surf... ( oui ben c'était la 1ère fois en même temps... A quoi vous vous attendiez !?!?! ), et tout le monde repartira avec sa petite collection de cailloux multicolores et coquillages.
Et puis l'heure fatidique arrive... Encore une fois quitter un ami. Ciao Galvan !
Il nous faut rejoindre Puerto Lopez pour le bus de nuit à Quito. Ce court trajet se fera dans une autre camionette, sous le ciel étoilée de la côte... dernier instant arrété et gravé dans nos mémoires.

Dernier trajet donc, de nuit au grand désespoir de Chantal, qui plie mais ne rompt pas (...) et pas de bol, un chauffeur super fou ! C'est bien simple, je crois qu'il a passé la nuit a essayé de renverser le bus... vous savez comme les 2-chevaux...
Dimanche , dernière journée passée ensemble... la fatigue l'emporte un peu... mais le soir venu, les sacs faits, nous nous retrouvons autour d'un bon vin et d'un bon repas.
La soirée se termine tôt, les paupières se font très lourdes et le réveil va sonner à 4h45...
Ce matin nous avons donc accompagné Chantal, Domi et Bernard à l'aéroport...
Avec la très nette impression que nous venions à peine de les accueillir...
En l'espace de quelques minutes ils ont disparus... Nous avions bien les yeux brillants de les quitter, mais bientôt il y aura de nouvelles retrouvailles.

Papa, Maman et Chantal, merci de ces 3 semaines passées avec nous, c'étaient de grands moments de joies et de bonheur. Et pour nous une nouvelle façon de voyager. Nous espérons que pour vous il n'y aura que de bons souvenirs.

Quant à nous, nous prennons quelques jours de repos à Quito, avant de partir vers la Colombie..
J'espère que ce récit n'aura pas été trop fastidieux...
A bientôt familles et ami-es...